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Israël s’inquiète d’un possible effondrement de la Finul

La France a annoncé mardi qu’elle comptait réduire ses effectifs au Liban-Sud d'ici l'été 2012.

Paris a annoncé, mardi, son intention de réduire, à partir d'avril, de 400 hommes son contingent dans la Force des Nations unies au Liban (Finul) pour arriver à un millier d'hommes à l'été. Photo AFP

La décision de la France de retirer quelque 400 soldats de son contingent au sein de la Force des Nations unies au Liban (Finul) susciterait des inquiétudes en Israël, selon le Jerusalem Post.

 

"Cette décision est inquiétante, mais on s’y attendait", a indiqué un responsable militaire israélien au quotidien israélien. "Nous espérons que les Européens resteront engagés dans cette opération car sans eux, cette force ne sera plus particulièrement efficace", a-t-il ajouté, faisant également référence à la réduction, l’année dernière, du contingent italien qui est passé de 1.800 à 1.100 hommes.

 

"A partir d'avril, la France procèdera à un ajustement de son contingent d'environ 400 hommes qui ramèneront les effectifs français à environ un millier d'hommes d'ici l'été 2012", conformément aux orientations de la revue stratégique, transmises par le secrétaire général de l'ONU au Conseil de sécurité, a déclaré, mardi, Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

 

Le Conseil de sécurité avait, dans une résolution d'août 2011, demandé à Ban Ki-moon de conduire une revue stratégique de la Finul dont les conclusions ont été présentées récemment au Conseil. Il s'agissait de dresser un bilan de la Finul, cinq ans après la fin des hostilités au Liban-Sud et d'en améliorer l'efficacité.

 

"La France soutient pleinement les orientations du secrétaire général de l’ONU qui préconise en particulier l'accélération de la prise de responsabilité des forces armées libanaises au Liban-Sud dans le cadre d'un dialogue stratégique renforcé avec la Finul", a-t-il ajouté, réitérant néanmoins le « plein soutien de la France au rôle essentiel de la Finul en faveur de la stabilité, l'indépendance et l'intégrité territoriale du Liban". La France "reste pleinement et durablement engagée au sein de la Finul", a-t-il insisté.

 

Des déclarations qui ne suffisent pas, selon le Jerusalem Post, à rassurer Israël qui craint la possibilité, à terme, d’un effondrement de la Finul.

 

Le gouvernement israélien, rappelle le Jerusalem Post, comptait sur les Casques Bleus pour empêcher le Hezbollah de reconstruire, après la guerre de 2006, son infrastructure ainsi que ses bases de lancement de roquettes au Liban-Sud. Mais Israël a toujours critiqué le fait que le mandat de la Finul soit limité.

 

Créée en 1978 pour surveiller la frontière entre le Liban et Israël, la Finul a été renforcée en 2006 après le conflit entre Israël et le Hezbollah dans le sud du Liban. Elle compte actuellement environ 13.500 soldats et civils.

La décision de la France de retirer quelque 400 soldats de son contingent au sein de la Force des Nations unies au Liban (Finul) susciterait des inquiétudes en Israël, selon le Jerusalem Post.
 
"Cette décision est inquiétante, mais on s’y attendait", a indiqué un responsable militaire israélien au quotidien israélien. "Nous espérons que les Européens resteront engagés dans cette opération car sans eux, cette force ne sera plus particulièrement efficace", a-t-il ajouté, faisant également référence à la réduction, l’année dernière, du contingent italien qui est passé de 1.800 à 1.100 hommes.
 
"A partir d'avril, la France procèdera à un ajustement de son contingent d'environ 400 hommes qui ramèneront les effectifs français à environ un millier d'hommes d'ici l'été 2012", conformément aux orientations...
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