Mercredi 14 mars 2012. 10 heures du matin. La place des Martyrs était vide... Trop vide pour un printemps arabe qui se passe ailleurs, semé d’embûches et de grandes déceptions. Trop grise après la disparition des drapeaux rouge-blanc-vert, rangés dans le coin d’une mémoire désolée. Trop silencieuse après l’extinction d’une foule qui ne trouve plus ses mots dans le vocabulaire ordurier des politiciens. Abandonnée à nos souvenirs.
J’y suis passée pour voir s’il restait quelque chose des 14 mars passés. Des premiers 14 mars, quand le slogan était vrai. Unificateur. Libanais. Quand tout semblait possible.
Je n’ai vu que des photos de martyrs, des absences définitives et un deuil inachevé.
Et je suis repartie, orpheline d’un rêve. Emportant avec moi la colère des rendez-vous manqués et une profonde amertume, indélébile, qui ressemble à de la nostalgie.
J’y suis passée pour voir s’il restait quelque chose des 14 mars passés. Des premiers 14 mars, quand le slogan était vrai. Unificateur. Libanais. Quand tout semblait possible.
Je n’ai vu que des photos de martyrs, des absences définitives et un deuil inachevé.
Et je suis repartie, orpheline d’un rêve. Emportant avec moi la colère des rendez-vous manqués et une profonde...

