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Économie - Liban - Énergie

La grève du secteur pétrolier maintenue

Des camions-citernes distributeurs de carburants aux stations d’essence, le secteur pétrolier tout entier est en grève aujourd’hui, pour protester contre l’échec du gouvernement à plafonner les prix de l’essence, menant à une baisse significative de leurs bénéfices.

La grève du secteur pétrolier prendra fin ce soir à minuit, selon les organisateurs.

Le président du syndicat des propriétaires de stations d’essence, Sami Brax, le président du syndicat des camions-citernes, Ibrahim Sarini, et le président de l’association des importateurs de pétrole, Maroun Chammas, ont annoncé que la grève d’aujourd’hui était maintenue.


Cette déclaration a eu lieu hier au cours d’une conférence de presse au cours de laquelle les trois hommes ont appelé tout le secteur pétrolier à suivre la grève, et les propriétaires et conducteurs de camions-citernes à manifester pacifiquement en face du ministère de l’Énergie et des Ressources hydrauliques entre 8h30 et 11h30.


« Nous demandons à toutes les stations d’essence de se conformer à l’appel lancé par les syndicats et à suspendre toutes leurs activités entre mercredi minuit et jeudi minuit », a ajouté le communiqué de presse. Les participants ont toutefois fait savoir que « les réunions restent ouvertes pour la poursuite des discussions et pour décider des suites à donner à la grève si rien n’est fait pour accepter nos revendications ».


Par ailleurs, le syndicat des distributeurs de gaz au Liban a publié un communiqué pour annoncer son soutien à la grève et l’arrêt de travail du personnel concerné durant la journée de jeudi.


Le président du syndicat, Youssef Hatem, a appelé à une solution rapide des demandes du secteur pétrolier en général et des distributeurs de gaz plus particulièrement.


Rappelons que le secteur pétrolier dénonce depuis des semaines « l’échec du gouvernement à plafonner les prix de l’essence depuis 2002, tenant compte de l’augmentation du prix du pétrole de fabrication et du réajustement des salaires en 2008 et en 2012 ».


Les propriétaires des stations-service affirment qu’ils collectaient 10 % du prix de chaque 20 litres d’essence vendus.
« Mais quand les prix ont augmenté d’une façon vertigineuse ces derniers mois, notre part a baissé à 4 %. Nous voulons que le gouvernement la ramène à 7,5 % », a martelé le président du syndicat des propriétaires de stations d’essence, Sami Brax.

Beaucoup d’interrogations
Le président de l’Union des travailleurs libanais, Maroun Khawli, a estimé que « cette grève organisée par les cartels du pétrole constitue une tyrannie et un crime que les autorités publiques devraient punir et qui va priver tout un pays d’une matière stratégique ». M. Khawli s’est dit surpris de constater que « ce sont les milliardaires, les propriétaires du plus riche secteur du pays, qui appellent à la grève pour augmenter encore plus leurs gains, alors qu’ils vendent un produit de première nécessité et qui n’est sujet à aucune concurrence ». Il a affirmé que ce secteur-là perçoit annuellement un bénéfice de plus de 300 millions de dollars nets. M. Khawli a par ailleurs accusé les grandes compagnies de pétrole « qui détiennent plus de 80 % des stations d’essence » d’être derrière la grève d’aujourd’hui et de « profiter d’un État faible qui laisse agir à leur guise les mafias des secteurs les plus puissants du pays ». Le président de l’Union des travailleurs libanais a ainsi critiqué l’absence d’une position officielle du gouvernement face à cette grève, « dont les principaux acteurs sont impliqués dans le scandale du mazout subventionné ».


Même son de cloche chez l’Union des fidèles des syndicats des travailleurs, qui a publié hier un communiqué pour protester contre « l’irrationalité du secteur pétrolier à maintenir cette grève » et s’est dit inquiet « des conséquences de priver le marché libanais pendant toute une journée d’un produit si nécessaire ». Le communiqué appelle tous les acteurs du secteur pétrolier à « suspendre leur grève et à retourner à la table des négociations ».

Le président du syndicat des propriétaires de stations d’essence, Sami Brax, le président du syndicat des camions-citernes, Ibrahim Sarini, et le président de l’association des importateurs de pétrole, Maroun Chammas, ont annoncé que la grève d’aujourd’hui était maintenue.
Cette déclaration a eu lieu hier au cours d’une conférence de presse au cours de laquelle les trois hommes ont appelé tout le secteur pétrolier à suivre la grève, et les propriétaires et conducteurs de camions-citernes à manifester pacifiquement en face du ministère de l’Énergie et des Ressources hydrauliques entre 8h30 et 11h30.
« Nous demandons à toutes les stations d’essence de se conformer à l’appel lancé par les syndicats et à suspendre toutes leurs activités entre mercredi minuit et jeudi minuit », a ajouté le...
commentaires (2)

Le pétrole paraît très nettement être l'odeur la plus parfaite du désespoir humain, si le désespoir humain a une odeur. Et dans notre pays ou tout va mal on sent et on respire le Mal partout avec amertume et des responsables toujours irresponsables . Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

05 h 51, le 15 mars 2012

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Commentaires (2)

  • Le pétrole paraît très nettement être l'odeur la plus parfaite du désespoir humain, si le désespoir humain a une odeur. Et dans notre pays ou tout va mal on sent et on respire le Mal partout avec amertume et des responsables toujours irresponsables . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 51, le 15 mars 2012

  • encore et encore!

    Marie Claude

    01 h 15, le 15 mars 2012

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