Les mariages ont attiré 3 000 personnes, et une partie des rituels a été effectuée par un haut représentant des autorités de l’État du Gujarat. Sam Panthaky/AFP
Huit Indiennes, dont les mères sont des prostituées, se sont mariées hier au sein d’un village appelé le « village des prostituées », dans le cadre d’un programme visant à éviter que ces jeunes femmes soient poussées à exercer le même métier que leurs aïeules.
Les femmes de la communauté de Vadia, dans l’État du Gujarat (Ouest), travaillent comme prostituées depuis des générations et ces mariages ont pour objectif de briser ce cycle d’exploitation, a expliqué Mittal Patel, membre de l’association caritative Vicharta Samuday Samarthan Manch (VSSM), qui travaille avec les communautés marginalisées. Les jeunes épouses avaient toutes 18 ans ou un peu plus.
« Le mariage signifie qu’elles pourront éviter la prostitution. Une fois les jeunes filles mariées ou fiancées, elles ne peuvent pas être obligées de se vendre », a ajouté Mittal Patel. Une douzaine de jeunes filles, de moins de 18 ans, se sont fiancées lors de cette cérémonie, qui s’est tenue à 210 km d’Ahmenabad, la principale ville du Gujarat. Mais trois autres fiançailles ont dû être annulées lorsque les promis ne se sont pas présentés.
L’association VSSM, qui travaille avec ces communautés locales depuis cinq ans, parvient désormais à convaincre des hommes du coin d’épouser les femmes de ce village. Jusqu’à peu, « personne ne voulait se marier avec une fille de Vadia », selon Mittal Patel. Les mariages, célébrés le même jour et en commun, ont attiré 3 000 personnes, et une partie des rituels a été effectuée par un haut représentant des autorités de l’État. « C’est un événement historique qui va apporter de grands changements sociaux dans les vies des femmes du village de Vadia », a déclaré ce responsable, J. B. Vora, avant un copieux banquet.
Les femmes de la communauté de Vadia, dans l’État du Gujarat (Ouest), travaillent comme prostituées depuis des générations et ces mariages ont pour objectif de briser ce cycle d’exploitation, a expliqué Mittal Patel, membre de l’association caritative Vicharta Samuday Samarthan Manch (VSSM), qui travaille avec les communautés marginalisées. Les jeunes épouses avaient toutes 18 ans ou un peu plus.
« Le mariage signifie qu’elles pourront éviter la prostitution. Une fois les jeunes filles mariées ou fiancées, elles ne peuvent pas être...


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