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Culture - Mois De La Francophonie

Laurent Lolmède, dessinateur d’humour et de proximité

Invité à Beyrouth à l’occasion de l’exposition de son travail à la médiathèque de l’Institut français*, Laurent Lolmède, bédéiste, compte consacrer un carnet de voyage à la capitale libanaise.

Le dessinateur français devant une de ses planches accrochées à la médiathèque de l’Institut français.

Il a les mêmes initiales que Lucky Luke: Laurent Lolmède. Et comme son héros de BD, il dégaine... son feutre plus vite que son ombre. Pour dédicacer – en dessins évidemment! – son dernier recueil Brut de Carnet (publié chez United Dead Artists).
Pas d’angoisse de la page blanche chez ce dessinateur de presse (il collabore à Libération, notamment), bédéiste, caricaturiste, illustrateur et auteur de fanzines, qui a toujours quelque chose à dire et à croquer sur ce qui passe autour de lui. À commencer par sa propre vie, celle de sa famille, de ses amis, de son environnement proche, dont il traduit les petites aventures et mésaventures du quotidien (cauchemar provoqué par une piqûre de moustique, discussion au bistrot, scène de resto, ou encore les trucs énervants au supermarché ou au distributeur...) en bédés amusantes.
S’il se situe dans la mouvance des auteurs-dessinateurs autobiographiques, Laurent Lolmède s’intéresse aussi beaucoup «à ce qui se passe dans la rue», dit-il. «Aux clochards, aux gens livrés à eux-mêmes, aux personnes démunies qui me touchent beaucoup. Bref, à la pauvreté, surtout en ces temps angoissants de crise. Mais aussi à la richesse. Car les extrêmes m’intéressent. Il y a beaucoup à tirer de là», souligne ce bédéiste qui privilégie dans ses planches un art de la dérision sans aigreur.
«Dessinateur de proximité », comme il aime se définir, Laurent Lolmède signe des sketches denses, foisonnants de personnages qui évoluent dans un environnement généralement urbain, très parisien et un peu disloqué.
«Normal, cela fait plus de 25 ans que je vis à Paris », affirme, avec toujours dans la voix l’accent chantant du Sud, ce quarantenaire originaire de Figeac, dans le Lot. En précisant: «Je ne dessine que les endroits que je fréquente. Et comme je suis très casanier et loin d’être un grand voyageur, mes sketches se déroulent essentiellement à Paris, Figeac ou Cannes (d’où sa femme est originaire), qui forment mon “triangle des Bermudes” à moi.»
Qu’est-ce qui l’a alors convaincu de venir au Liban? «J’ai été invité à y présenter mon œuvre et à animer des ateliers de bédés, je n’allais pas refuser! Puis, j’avais envie de découvrir et de raconter Beyrouth qui, outre son “exotisme”, possède des facettes que j’aime développer dans mon travail, à savoir des images de rues grouillantes, bigarrées et chaotiques. Je compte bien tirer de là matière à un foisonnant carnet de voyage.»
Un ouvrage dont vous pouvez avoir un savoureux avant-goût en visitant le «Blog-Notes de Laurent Lolmède» où il a déjà posté ses premières impressions illustrées de la ville. Désopilantes!

* L’exposition se tient jusqu’au 30 mars à l’Institut français de Beyrouth, rue de Damas. Tél. : 01/420200.
Il a les mêmes initiales que Lucky Luke: Laurent Lolmède. Et comme son héros de BD, il dégaine... son feutre plus vite que son ombre. Pour dédicacer – en dessins évidemment! – son dernier recueil Brut de Carnet (publié chez United Dead Artists). Pas d’angoisse de la page blanche chez ce dessinateur de presse (il collabore à Libération, notamment), bédéiste, caricaturiste, illustrateur et auteur de fanzines, qui a toujours quelque chose à dire et à croquer sur ce qui passe autour de lui. À commencer par sa propre vie, celle de sa famille, de ses amis, de son environnement proche, dont il traduit les petites aventures et mésaventures du quotidien (cauchemar provoqué par une piqûre de moustique, discussion au bistrot, scène de resto, ou encore les trucs énervants au supermarché ou au distributeur...) en bédés...
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