Sur cette photo tirée d'une vidéo YouTube, des manifestants mettent le feu à une photo de l'ancien président syrien Hafez el-Assad lors d'un rassemblement dans le quartier de Asali à Damas.
Au lendemain de la démission du vice-ministre syrien du Pétrole, une dizaine d'officiers de haut rang de l'armée régulière, dont quatre généraux et deux colonels, ont fait défection et sont arrivés vendredi en Turquie, selon l'agence officielle turque Anatolie et l'opposition syrienne.
Ces militaires se trouvaient à Damas, Homs (centre) et Lattaquié (nord-ouest), a précisé l'agence, citant des sources locales en Turquie où 12.100 Syriens, selon un dernier bilan obtenu vendredi de source officielle par l'AFP, ont trouvé refuge depuis le début en mars 2011 de la révolte anti-régime en Syrie.
Pendant ce temps, la répression ne montrait aucun signe de répit, à la veille de l'arrivée à Damas de l'émissaire international Kofi Annan. Trente-deux civils ont encore été tués vendredi à travers le pays, dont au moins 13 dans l'assaut contre la localité de Aïn Larose dans la province rebelle d'Idleb, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'armée a également attaqué quatre autres villages, Chaghourit, al-Laj, Hamimat et as-Sahn dans cette province, a précisé l'OSDH.
Alors qu'un nombre important de chars et de soldats se sont rassemblés dans le district de Jabal al-Zaouia, les militants pro-démocratie craignaient une opération d'envergure semblable à celle menée à Baba Amr, quartier de Homs repris par l'armée le 1er mars.
"Le plus grand nombre de déserteurs (en Syrie) sont à Jabal al-Zaouia", a expliqué à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Parallèlement, comme tous les vendredis depuis mars 2011, des dizaines de milliers de Syriens sont descendus dans les rues pour dénoncer le régime de Bachar el-Assad, notamment à Alep (nord) qui a connu sa plus grande mobilisation depuis un an, ont rapporté des militants et l'OSDH.
Les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser la foule à Alep, tandis que deux manifestants ont été tués à Homs (centre) et un à Jarablos dans la province d'Alep par des tirs des forces de sécurité, selon l'OSDH.
Des rassemblements ont également eu lieu à Damas et sa province, à Deraa, berceau de la contestation dans le sud du pays, à Hama (centre), à Idleb, dans la ville côtière de Lattaquié, à Deir ez-Zor (est) et à Hassaka (nord-est), d'après l'ONG.
Les manifestants ont notamment appelé à la "mise à mort" du président Assad et à l'armement des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL). Depuis le début de la révolte il y a un an, les violences ont fait quelque 8.500 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH.
Sur le plan diplomatique, la Russie, alliée de longue date du régime de Bachar el-Assad, a annoncé qu'elle était opposée au nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie, le jugeant "déséquilibré".
Le texte "exige" que le gouvernement syrien arrête "immédiatement" toutes les violences et "appelle" aussi l'opposition à "s'abstenir de toute violence" dans le cas où le gouvernement se plierait aux premières exigences de cette résolution, selon une copie que l'AFP a pu consulter.
Cette mise au point intervient alors qu'une réunion sur la Syrie est prévue samedi au Caire entre le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et ses homologues des pays de la Ligue arabe dont certains se sont montrés très critiques à l'égard de la position de Moscou.
La Chine, autre alliée du régime, a annoncé l'envoi en Arabie saoudite, en Égypte et en France d'un émissaire, Zhang Ming, chargé d'expliquer la position de Pékin.
De son côté, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a estimé avant son arrivée en Syrie samedi, que "la solution ultime réside dans un règlement politique". Il a mis en garde contre davantage de militarisation qui, selon lui, va aggraver la situation, un message relayé depuis des semaines par les États-Unis.
Paris et Rabat ont également réitéré vendredi leur opposition à toute intervention militaire.
Par ailleurs, la Suisse a ajouté sept ministres sur la liste des personnes en Syrie faisant l'objet de restrictions de déplacements, qui compte désormais 115 noms, selon un communiqué publié vendredi à Berne.
Sur le plan humanitaire, la responsable des opérations de l'ONU, Valerie Amos, a déclaré être parvenue à un accord avec le régime syrien pour une "mission d'évaluation humanitaire préliminaire" dans les zones de conflits. L'ONU a précisé que quelque 1,5 million de personnes avaient besoin d'une aide alimentaire. Selon l'organisation, plus de 25.000 réfugiés sont recensés dans les pays voisins de la Syrie, et les violences ont déplacé entre 100.000 et 200.000 personnes à l'intérieur du pays.
Ces militaires se trouvaient à Damas, Homs (centre) et Lattaquié (nord-ouest), a précisé l'agence, citant des sources locales en Turquie où 12.100 Syriens, selon un dernier bilan obtenu vendredi de source officielle par l'AFP, ont trouvé refuge depuis le début en mars 2011 de la révolte anti-régime en Syrie.
Pendant ce temps, la répression ne montrait aucun signe de répit, à la veille de l'arrivée à Damas de l'émissaire international Kofi Annan. Trente-deux civils ont encore été tués vendredi à travers le pays, dont au...




Je partage l'opinion (intuition, simple bon sens) de Paul-René Safa et Sakr Lebnan. Ce pourrait être le début de la fin, espérons-le. Mais rien n'est jamais sûr. Pensez à la Révolution verte, en Iran, qui échoua. Pensez aux Khmers rouges... Bon dimanche à vous!
09 h 20, le 10 mars 2012