Rechercher
Rechercher

À La Une - Crise

Série de défections au sein de la hiérarchie militaire syrienne

Quatre généraux et deux colonels de l’armée syrienne se réfugient en Turquie ; les violences font 32 morts à la veille d'une visite de Kofi Annan à Damas.

Sur cette photo tirée d'une vidéo YouTube, des manifestants mettent le feu à une photo de l'ancien président syrien Hafez el-Assad lors d'un rassemblement dans le quartier de Asali à Damas.

Au lendemain de la démission du vice-ministre syrien du Pétrole, une dizaine d'officiers de haut rang de l'armée régulière, dont quatre généraux et deux colonels, ont fait défection et sont arrivés vendredi en Turquie, selon l'agence officielle turque Anatolie et l'opposition syrienne.

 

Ces militaires se trouvaient à Damas, Homs (centre) et Lattaquié (nord-ouest), a précisé l'agence, citant des sources locales en Turquie où 12.100 Syriens, selon un dernier bilan obtenu vendredi de source officielle par l'AFP, ont trouvé refuge depuis le début en mars 2011 de la révolte anti-régime en Syrie.

 

Pendant ce temps, la répression ne montrait aucun signe de répit, à la veille de l'arrivée à Damas de l'émissaire international Kofi Annan. Trente-deux civils ont encore été tués vendredi à travers le pays, dont au moins 13 dans l'assaut contre la localité de Aïn Larose dans la province rebelle d'Idleb, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'armée a également attaqué quatre autres villages, Chaghourit, al-Laj, Hamimat et as-Sahn dans cette province, a précisé l'OSDH.

Alors qu'un nombre important de chars et de soldats se sont rassemblés dans le district de Jabal al-Zaouia, les militants pro-démocratie craignaient une opération d'envergure semblable à celle menée à Baba Amr, quartier de Homs repris par l'armée le 1er mars.

"Le plus grand nombre de déserteurs (en Syrie) sont à Jabal al-Zaouia", a expliqué à l'AFP le président de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

 

Parallèlement, comme tous les vendredis depuis mars 2011, des dizaines de milliers de Syriens sont descendus dans les rues pour dénoncer le régime de Bachar el-Assad, notamment à Alep (nord) qui a connu sa plus grande mobilisation depuis un an, ont rapporté des militants et l'OSDH.

 

Les forces de sécurité ont ouvert le feu pour disperser la foule à Alep, tandis que deux manifestants ont été tués à Homs (centre) et un à Jarablos dans la province d'Alep par des tirs des forces de sécurité, selon l'OSDH.

Des rassemblements ont également eu lieu à Damas et sa province, à Deraa, berceau de la contestation dans le sud du pays, à Hama (centre), à Idleb, dans la ville côtière de Lattaquié, à Deir ez-Zor (est) et à Hassaka (nord-est), d'après l'ONG.

Les manifestants ont notamment appelé à la "mise à mort" du président Assad et à l'armement des rebelles de l'Armée syrienne libre (ASL). Depuis le début de la révolte il y a un an, les violences ont fait quelque 8.500 morts, en majorité des civils, selon l'OSDH.

 

Sur le plan diplomatique, la Russie, alliée de longue date du régime de Bachar el-Assad, a annoncé qu'elle était opposée au nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie, le jugeant "déséquilibré".

Le texte "exige" que le gouvernement syrien arrête "immédiatement" toutes les violences et "appelle" aussi l'opposition à "s'abstenir de toute violence" dans le cas où le gouvernement se plierait aux premières exigences de cette résolution, selon une copie que l'AFP a pu consulter.

 

Cette mise au point intervient alors qu'une réunion sur la Syrie est prévue samedi au Caire entre le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et ses homologues des pays de la Ligue arabe dont certains se sont montrés très critiques à l'égard de la position de Moscou.

 

La Chine, autre alliée du régime, a annoncé l'envoi en Arabie saoudite, en Égypte et en France d'un émissaire, Zhang Ming, chargé d'expliquer la position de Pékin.

 

De son côté, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, Kofi Annan, a estimé avant son arrivée en Syrie samedi, que "la solution ultime réside dans un règlement politique". Il a mis en garde contre davantage de militarisation qui, selon lui, va aggraver la situation, un message relayé depuis des semaines par les États-Unis.

 

Paris et Rabat ont également réitéré vendredi leur opposition à toute intervention militaire.

 

Par ailleurs, la Suisse a ajouté sept ministres sur la liste des personnes en Syrie faisant l'objet de restrictions de déplacements, qui compte désormais 115 noms, selon un communiqué publié vendredi à Berne.

 

Sur le plan humanitaire, la responsable des opérations de l'ONU, Valerie Amos, a déclaré être parvenue à un accord avec le régime syrien pour une "mission d'évaluation humanitaire préliminaire" dans les zones de conflits. L'ONU a précisé que quelque 1,5 million de personnes avaient besoin d'une aide alimentaire. Selon l'organisation, plus de 25.000 réfugiés sont recensés dans les pays voisins de la Syrie, et les violences ont déplacé entre 100.000 et 200.000 personnes à l'intérieur du pays.

Au lendemain de la démission du vice-ministre syrien du Pétrole, une dizaine d'officiers de haut rang de l'armée régulière, dont quatre généraux et deux colonels, ont fait défection et sont arrivés vendredi en Turquie, selon l'agence officielle turque Anatolie et l'opposition syrienne.
 
Ces militaires se trouvaient à Damas, Homs (centre) et Lattaquié (nord-ouest), a précisé l'agence, citant des sources locales en Turquie où 12.100 Syriens, selon un dernier bilan obtenu vendredi de source officielle par l'AFP, ont trouvé refuge depuis le début en mars 2011 de la révolte anti-régime en Syrie.
 
Pendant ce temps, la répression ne montrait aucun signe de répit, à la veille de l'arrivée à Damas de l'émissaire international Kofi Annan. Trente-deux civils ont encore été tués vendredi à travers le pays, dont au...
commentaires (11)

Je partage l'opinion (intuition, simple bon sens) de Paul-René Safa et Sakr Lebnan. Ce pourrait être le début de la fin, espérons-le. Mais rien n'est jamais sûr. Pensez à la Révolution verte, en Iran, qui échoua. Pensez aux Khmers rouges... Bon dimanche à vous!

Favre Gilberte

09 h 20, le 10 mars 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (11)

  • Je partage l'opinion (intuition, simple bon sens) de Paul-René Safa et Sakr Lebnan. Ce pourrait être le début de la fin, espérons-le. Mais rien n'est jamais sûr. Pensez à la Révolution verte, en Iran, qui échoua. Pensez aux Khmers rouges... Bon dimanche à vous!

    Favre Gilberte

    09 h 20, le 10 mars 2012

  • Allons Monsieur Safa, revenez sur la planète terre! La guerre contre le terrorisme en Syrie est une partie de la Libération contre l'occupant dans le Golan mais aussi de toute la Palestine... "Ils" ont réussi, surfant sur les vague des révoltes arabes à s'infiltrer en Syrie en y mettant tous les moyens à disposition et pas les moindres (presses arabes et occidentales, des moyens économiques arabes sans limites, tous les moyens diplomatiques à disposition dans toutes les instances régionales et internationales. Aux militaires Syriens, il arrive d'exagérer sur le terrain car le terrain n'est jamais facile mais les dirigeants Syriens ne perdent pas la boussole. Vous devriez avant de parler du Golan, remercier La Grande Armée Arabe Syrienne pour nous avoir longtemps et sans faille aider à libérer le sud de notre pays et à protéger et à aider et à préparer la résistance Palestinienne. Aujourd'hui la Syrie paie chèrement le prix de ces position vis-à-vis de NOUS et de la Palestine et vous venez simplement me parler du Golan qu'elle ne manquera pas de libérer à son tour? Reprenez-vous mon ami!

    Ali Farhat

    08 h 49, le 10 mars 2012

  • - - @ Pau-René SAFA , Vous avez raison , le pourquoi pas a bien coulé en 1936 , C'était un lapsus de ma part , je voulais parler du Calypso du commandant Cousteau et non du pourquoi pas , mais comme le pourquoi pas était de mise dans ma réaction , je me suis laissé entraîné dans ma pensée qui visait à vous faire taire , si vous voyez ce que je veux dire Carissimo Maestro ..

    JABBOUR André

    07 h 55, le 10 mars 2012

  • L'armée nationale, M Farhat, est grande lorsqu'elle défend son territoire et tente de récupérer son Golan occupé par les sionistes depuis 1967 et non lorsqu'elle est utilisé par un pouvoir sanguinaire qui lui ordonne de tirer sur des citoyens avides de liberté.

    Paul-René Safa

    07 h 52, le 10 mars 2012

  • Les navires, quand ils s'échouent, ils sont malmenés par les vagues sur les récifs jusqu'à la désintégration totale.

    SAKR LEBNAN

    05 h 06, le 10 mars 2012

  • Série de "défécations" de l'armée Syrienne vers la Turquie! Ces militaires en crise d'inconscience que l'on peut acheter comme des légumes sur un étal ou peut-etre meme des collaborateurs démasqués par les services de renseignements et rapidement exfiltrés, dans tous les cas, il vaut mieux les avoir dehors et j'y vois un signe de débandade et de fiasco du plan arabo-sionisto-occidental. Il peuvent dire adieu à leur terre natale car ils savent ce que cela veut dire déserter la GRANDE armée arabe Syrienne.

    Ali Farhat

    04 h 15, le 10 mars 2012

  • De grâce, M Jabbour, ne comparez pas le grand Charcot, médecin et explorateur au petit ophtalmo raté et sanguinaire. Cependant, juste par souci de vérité historique et contrairement à ce que vous écrivez pompeusement (par ignorance ou par désinformation comme vous le faites tous les jours), son navire a coulé corps et biens dans les parages de Reykjavik en septembre 1936, lui avec. Il n'y eut qu'un seul survivant. Voila ce qui attend les bourreaux de Damas que vous continuez inexplicablement de défendre.

    Paul-René Safa

    04 h 13, le 10 mars 2012

  • - - On a jamais vu dans toute l'histoire de la mer et de la navigation maritime , un navire qui est secoué par les vagues depuis ( un an ) qui résiste et n'a pas encore chavirer ou coulé !! Mais bon , si cela peut les consoler et consolider leurs rêves pourquoi pas ! D'ailleurs le pourquoi pas était un célèbre bateau de Jean-Baptiste Charcot qui n'a jamais chaviré ni coulé ..

    JABBOUR André

    02 h 22, le 10 mars 2012

  • Le navire Assad secoué depuis bientôt un an commence à prendre l'eau de partout. Il reste à son sanguinaire capitaine quelques options très peu réjouissantes, la fuite déshonorante, la balle dans la nuque ou la potence.

    Paul-René Safa

    18 h 01, le 09 mars 2012

  • Voila le début de la débandade ou la fin du début comme disait Churchill .Voir dans la révolte du peuple syrien une machination ourdie par l' étranger avec on ne sait quel dessin machiavélique relève de la bêtise . bientôt un nouvel ordre naîtra en Syrie avec une certaine incidence sur la politique libanaise ; avec de la chance on y retrouvera de la lumière

    Hallak Andre

    14 h 36, le 09 mars 2012

  • - - Ils craignent , ils craignent .. Ils veulent faire la guerre , une révolution , un coup d'état .. et ils craignent une réponse ou une offensive de l'armée pour les empêcher de démolir le pays et tuer des civils innocents !! Ils n'ont qu'à rendre les armes et discuter démocratiquement avec le régime pour trouver une solution à cette crise " importée " comme toutes ces révolutions de printemps arabes qui ont toutes montrées leurs vrais visages cachés au nom d'allah une fois terminées ..

    JABBOUR André

    10 h 11, le 09 mars 2012

Retour en haut