2.500 livres, le tarif "officiel" affiché par presque tous les parkings de la capitale. Photo Elie Wehbé
Garer sa voiture à Beyrouth, en évitant le carton jaune sur le pare-brise, le sabot coinçant la roue, ou l’enlèvement, a aujourd’hui tourné au défi. Dans toutes les autres villes du monde, les parkings sont censés vous faciliter la vie. A Beyrouth, ils la rendent plus compliquée.
Avant de vous octroyer le permis de garer, le gérant ou l’employé du parking vous fait subir le classique interrogatoire : "Vous allez où ? Vous revenez à quelle heure ?" Réussir ce test n’est pas garanti. La preuve, cette petite enquête menée incognito dans quelques parkings de la capitale.
Qu’en pensent les responsables ?
Pour le député de Beyrouth, Atef Majdalani, le problème des parkings n’est pas nouveau dans la capitale. "A Beyrouth, il y a un en effet un problème à ce niveau. Car pendant plus de 20 ans de guerre, personne n’a appliqué la loi (qui impose de construire un parking au-dessous de chaque immeuble, ndlr)".
D’après le parlementaire, la cause de cette crise est également le manque de parkings publics. Le nombre d’habitants étant en nette augmentation, et par conséquent le nombre de voitures, il n’y a plus suffisamment de places. "Les prix reflètent le rapport entre l’offre et la demande : dans les quartiers où le nombre de parkings est réduit, il n’est pas étonnant que les tarifs exigés soient élevés, voire exorbitants", précise M. Majdalani.
Sa conclusion : face à une telle situation, la puissance publique doit intervenir. Le député de Beyrouth souhaite "un règlement pour unifier les prix". "Il ne faut pas qu’il y ait de débordements ni d’infractions. Le cas échéant, les propriétaires des parkings ou des sociétés de valets parking devraient être sanctionnés".
A la municipalité de Beyrouth, c’est flou
Selon Ghena el-Samadi, responsable de l’octroi de permis pour l’ouverture d’un parking auprès de la municipalité de Beyrouth, c’est le Mohafez de Beyrouth qui décide de la tarification des parkings. "Les prix peuvent varier chaque mois", précise-t-elle.
Selon elle, les conditions imposées par la municipalité pour délivrer des permis sont les suivantes :
1- Le parking ne doit pas entraver la circulation des voitures dans les rues adjacentes ;
2- Le parking doit être assez grand pour y garer au moins 15 véhicules ;
3- Il doit être bordé de verdure.
Le cri d’alarme de YASA
Pour Kamel Ibrahim, secrétaire général de YASA, une association qui milite en faveur de l’application du code de la route au Liban, le chaos des parkings ne se traduit pas seulement par une gène pour les automobilistes : il est source de danger. "Une grande partie des accidents de la route qui ont lieu près du quartier de Gemmayzé à Beyrouth est due aux employés des sociétés de valet parking. Très jeunes, la plupart d’entre eux n’ont pas assez d’expérience au volant et conduisent souvent en état d’ébriété", affirme-t-il.
M. Ibrahim se désole de l’inaction actuelle : "Le gouvernement prépare des études qui ne débouchent jamais. Pour le moment, il n’existe aucune politique à long terme pour résoudre le problème des parkings".
Pour le responsable de YASA, la solution passe par une approche plus globale, s’appuyant sur le développement des transports publics. "Si les citoyens les utilisaient, les parkings ne seraient plus ainsi saturés et les prix aussi élevés", conclu-t-il.
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Qu’en pensent les responsables ?
Pour le député de Beyrouth, Atef Majdalani, le problème des parkings n’est pas nouveau dans la capitale. "A Beyrouth, il y a un en effet un problème à ce niveau. Car pendant plus de 20 ans de guerre,...


A tous ceux qui sont si forts a superbement critiquer et a suggerer des solutions, je dis, pourquoi ne pas nous reunir tous virtuellement et concocter ensemble ce Plan Global qui serait cense resoudre tous nos problemes? Je ne parle pas seulement des transports en communs, mais de la Sante, de l'Education, de l'Assurance de fin de service, de l'Electricite, du traitement des dechets, de l'Eau, des routes, de l'Industrie, de l'Agriculture, du Tourisme, des trois milliards de dollars qui s'evaporent chaque annee entre les mains (mal)habiles de nos dirigeants ou les deux milliards de dette en 1993 qui sont devenus soixante milliards vingt ans plus tard et qui risquent de devenir cent milliards en 2017 si nous continuons de ce train la. Tous ces ecrivains intelligents dont je lis les remarques dans ces colonnes, s'ils s'unissaient pourraient a eux seuls batir ce PLAN IDEAL et en confronter nos "fichus dirigeants" avec la semonce: "Voici ce que nous voulons. Executez ou degagez". Je serai le premier a m'inscrire pour un projet pareil. Qu'en pensez-vous?
17 h 07, le 07 mars 2012