A Genève, le CICR a dit poursuivre les négociations avec les autorités syriennes pour pouvoir pénétrer à Baba Amr, dont il a été à nouveau interdit d'accès samedi.
La Chine a voté jeudi contre une résolution du Conseil des droits de l'homme de l'ONU condamnant la répression en Syrie. Pékin a en revanche voté le même jour une résolution non contraignante du Conseil de sécurité exprimant la "vive déception" des Nations unies face au refus de Damas de recevoir la chef des opérations humanitaires onusiennes.
La diplomatie chinoise apporte son soutien aux efforts des Nations unies pour coordonner l'aide humanitaire, tout en mettant en garde contre toute utilisation politique de cette aide.
"Nous sommes opposés à toute ingérence dans les affaires intérieures de la Syrie sous le prétexte de questions 'humanitaires'", précise le communiqué.
Sur le plan humanitaire, la Croix-Rouge tentait toujours samedi d'entrer à Baba Amr, bastion rebelle de Homs repris jeudi après des semaines de pilonnage par les autorités syriennes.
"Aucune de nos équipes n'était entrée samedi après-midi dans ce quartier et (les autorités) n'ont pas autorisé l'entrée des aides. Nous sommes toujours en négociation", a affirmé le porte-parole du CICR à Damas, Saleh Dabbakeh.
Le chef des opérations du CRAS, Khaled Erksoussi, a confirmé pour sa part qu'aucune équipe n'était entrée à Baba Amr. "Les autorités nous ont fait savoir que l'accès nous était interdit pour des raisons de sécurité", a-t-il ajouté.
Vendredi, le CICR et le Croissant rouge arabe syrien (CRAS) ont envoyé sept camions transportant une aide urgente aux habitants du quartier, mais le convoi n'a pas encore été autorisé à pénétrer dans le quartier, ce qui a provoqué la colère de la communauté internationale.
Les autorités ont avancé des raisons de sécurité, en particulier la présence de bombes et mines sur la chaussée, alors que la télévision officielle montrait des rues vides et des destructions considérables causées selon elle "par les terroristes armés".
Vendredi, le président du CICR, Jakob Kellenberger avait jugé "inacceptable que des gens qui attendent de l'aide d'urgence depuis des semaines n'aient toujours reçu aucun soutien" et précisé que le convoi allait rester à Homs "dans l'espoir de pouvoir entrer très prochainement à Baba Amr".
Dans une première réaction officielle à la prise de Baba Amr, le quotidien gouvernemental As Saoura affirmait samedi à la une: "Les services compétents ont rétabli la sécurité et la sûreté dans le quartier de Baba Amr après l'avoir désinfecté des groupes terroristes armés qui ont tout détruit et qui ont transformé la ville en enfer".
Le quartier a été soumis à un pilonnage systématique de l'artillerie, faisant des centaines de morts selon plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme et des dégâts considérables, avant que les forces régulières prennent d'assaut Baba Amr.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a estimé que les autorités syriennes commettaient "un crime" en interdisant l'entrée de l'aide humanitaire dans le pays, et a exhorté la communauté internationale à réagir aux "atrocités" du régime.
"Le refus de l'aide humanitaire, en plus des meurtres, de la torture et de la répression en Syriesouligne que le régime est devenu criminel", a déclaré pour sa part le chef de la diplomatie britannique William Hague.
La Maison Blanche a condamné hier les dernières violences en date commises par le régime surtout dans la ville de Homs, affirmant qu’elles étaient "scandaleuses" et "horribles", et appelant "tous les pays du monde" à empêcher qu’elles se poursuivent. Le président américain Barak Obama a également affirmé que les jours de Bachar el-Assad étaient comptés.
La situation en Syrie est "inacceptable, intolérable", a affirmé vendredi le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelant les autorités syriennes à "laisser entrer sans conditions préalables" l'aide humanitaire dans le pays et l'ensemble des parties à cesser "toute violence".
L'ONU s'efforce toujours d'organiser "dès que possible" une visite en Syrie de sa responsable des opérations humanitaires, Valérie Amos, selon M. Ban. Cette visite a été refusée cette semaine par Damas, qui a ensuite assuré que ce n'était qu'une question de date.
Sur le plan politique, M. Ban affirmé que la mission de Kofi Annan, nouvel émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe en Syrie, serait "d'obtenir un cessez-le-feu, de mettre fin à la violence et d'aider à une solution politique" par le biais d'un "dialogue politique".
Dans l'immédiat, les violences ne connaissaient pas de répit. Au moins 37 personnes à travers le pays.
A Homs, les forces de sécurité ont ouvert le feu samedi matin sur Djobar, quartier limitrophe de Baba Amr. "Par pure vengeance, l'armée d'Assad tire au mortier et à la mitrailleuse lourde sur Djobar", a rapporté le Réseau syrien pour les droits de l'homme.
Quatorze membres des forces gouvernementales, ont été tuées dans des affrontements avec des déserteurs près de Deraa (sud), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Deux autres victimes sont mortes dans une explosion à Deraa, qualifiée par les autorités d'attentat suicide. "Un terroriste a fait exploser une voiture qu'il conduisait dans la ville de Deraa, provoquant la mort de deux civils" et faisant 20 blessés, civils et agents de sécurité, a annoncé l'agence officielle Sana. L’OSDH a évoqué deux morts dans une explosion à Deraa, sans en préciser l'origine.
Toujours dans le sud, des déserteurs ont lancé une attaque à Hrak contre des véhicules militaires qui avaient pris d'assaut la localité. Au moins six soldats ont été tués et neuf autres blessés dans les combats, en marge desquels un civil est mort, selon l'OSDH.
Sur le plan arabe, un haut responsable du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, a affirmé samedi que le mouvement islamiste palestinien ne prenait pas parti dans le conflit en Syrie.
De son côté, l'Irak a pris une nouvelle série de mesures pour renforcer la sécurité à sa frontière avec Damas. "Un certain nombre de mesures ont été mises en oeuvre pour améliorer la surveillance de la frontière et pour empêcher toute violation ou trafic et pour fermer l'accès aux passages que les terroristes utilisent pour tenter d'entrer pour commettre leurs crimes", ont indiqué samedi les services du Premier ministre Nouri al-Maliki
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Il m 'a semblé que Baba Amer etait le quartier reservé aux pépinières de fleurs des protestaires non armés avides de liberte et de democratie ..... Pour les demandeurs de PRINTEMPS je propose de visionner ce petit film :http://www.wikistrike.com/article-les-humanistes-democrates-libyens-s-amusent-video-100671478.html Minorités pensez ....
09 h 34, le 04 mars 2012