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Liban - Le Commentaire

Les élections de 2013 seront-elles décisives ?

À un peu moins d’un an et demi de la date prévue des élections législatives, la question qui se pose actuellement est de savoir si ce scrutin sera décisif pour le processus d’édification d’un État fort et capable, quelle que soit la loi électorale qui sera mise en œuvre, ou bien si l’absence d’un bon système électoral et le maintien des armes hors du giron de l’État entraveront encore une fois ce processus.
À la veille des élections de juin 2009, le président de la Chambre, Nabih Berry, avait appelé à saisir l’occasion pour « faire de la démocratie un style de vie et non seulement une opération électorale tous les quatre ans pour régler des comptes politiques, confessionnels, sectaires et factieux ».
De son côté, l’actuel Premier ministre, Nagib Mikati, soulignait à l’époque l’importance de l’émergence après le scrutin d’un bloc indépendant qui aiderait le Liban à sortir du « coffre qui n’ouvre que par deux numéros secrets, l’un saoudien et l’autre syrien ».
Mais les résultats des législatives de 2009 n’ont pas débouché sur ce que M. Berry souhaitait sur le plan du renforcement de l’État et de l’incrustation de la démocratie dans la culture politique. Ils n’ont pas non plus permis l’émergence du bloc indépendant que désirait M. Mikati.
Et pour ce qui est de l’image du coffre, c’est toute la réalité arabe qui a aujourd’hui besoin de clés pour ouvrir les nombreux coffres enfermant les haines et les conflits.
Il est donc clair que, contrairement à ce que l’on pouvait penser, le scrutin de 2009 n’a pas été décisif parce que les forces du 8 Mars n’ont pas reconnu ses résultats. Ils ont considéré que la victoire du 14 Mars était uniquement numérique et non populaire. La conséquence en fut que le processus de formation des gouvernements est resté à l’écart des normes démocratiques et a été soumis à la théorie de la « démocratie consensuelle » qui impose de former des cabinets réunissant les contraires.
Les gouvernements mis en place depuis ont logiquement échoué et sont restés improductifs, le dernier mot en leur sein ayant appartenu à ceux qui ont des armes hors du giron de l’État. De fait, le rapport de force induit par la présence de ces armes s’est imposé à tous les niveaux, tant dans le processus de prise de décision en Conseil des ministres que dans le positionnement à la Chambre, la formation du cabinet ou la désignation des dirigeants.
Qu’en sera-t-il des élections de 2013 ? Leurs résultats connaîtraient-ils le même sort que les précédentes ? Outre l’absence jusqu’ici d’une loi électorale moderne et équilibrée et la question des armes, il y a dès à présent un troisième facteur, le plus important, qui est appelé à peser de tout son poids sur le scrutin et ses résultats. C’est naturellement la situation en Syrie.
Si, d’ici là, le régime syrien est toujours en place ; si, au contraire, il a sauté ou si la situation reste la même qu’aujourd’hui, dans les trois cas il y aura des effets majeurs sur le Liban et donc sur le processus électoral. Tout le reste en dépendra.
À un peu moins d’un an et demi de la date prévue des élections législatives, la question qui se pose actuellement est de savoir si ce scrutin sera décisif pour le processus d’édification d’un État fort et capable, quelle que soit la loi électorale qui sera mise en œuvre, ou bien si l’absence d’un bon système électoral et le maintien des armes hors du giron de l’État entraveront encore une fois ce processus.À la veille des élections de juin 2009, le président de la Chambre, Nabih Berry, avait appelé à saisir l’occasion pour « faire de la démocratie un style de vie et non seulement une opération électorale tous les quatre ans pour régler des comptes politiques, confessionnels, sectaires et factieux ».De son côté, l’actuel Premier ministre, Nagib Mikati, soulignait à l’époque l’importance de...
commentaires (5)

Eh oui ! Les Libanais ne pardonneront pas à ceux qui se cassent la jambe et poussent quelques Syriens égarés à réclamer la liberté, concept perfide et sioniste au même titre que la circoncision. En 2013, quelque soit le découpage électoral que GMA (Émir des nuées que ses ailes de géant empêchent de marcher) et son allié Marwan Charbel décideront, le tsunami orange saturera de Vitamine C l’assemblée législative. Les Chrétiens comme tous les Libanais approuvent ses prises positions si bien changées et réformées, et surtout ses alliances avec les démocraties avoisinantes et les résistances à durée illimitée. Ils le plébisciteront une nouvelle fois, du téléférique au tunnel, et il réexpliquera avec brio aux simples d’esprit comment, à la différence des appels à la démocratie à Bahrein, ceux venant de Syrie ne sont que pur complot.

Jack Hakim

06 h 08, le 04 mars 2012

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Commentaires (5)

  • Eh oui ! Les Libanais ne pardonneront pas à ceux qui se cassent la jambe et poussent quelques Syriens égarés à réclamer la liberté, concept perfide et sioniste au même titre que la circoncision. En 2013, quelque soit le découpage électoral que GMA (Émir des nuées que ses ailes de géant empêchent de marcher) et son allié Marwan Charbel décideront, le tsunami orange saturera de Vitamine C l’assemblée législative. Les Chrétiens comme tous les Libanais approuvent ses prises positions si bien changées et réformées, et surtout ses alliances avec les démocraties avoisinantes et les résistances à durée illimitée. Ils le plébisciteront une nouvelle fois, du téléférique au tunnel, et il réexpliquera avec brio aux simples d’esprit comment, à la différence des appels à la démocratie à Bahrein, ceux venant de Syrie ne sont que pur complot.

    Jack Hakim

    06 h 08, le 04 mars 2012

  • Peut-il y avoir des élections démocratiques et libres dans un pays quand des partis politiques sont armés et que les voix de leurs communautés, seront FORCÉES de se prononcer en leur faveur ? Inacceptable dans tous les pays du monde. Démocratiques et libres, CHEZ NOUS !!!

    SAKR LEBNAN

    03 h 59, le 04 mars 2012

  • Mais décisives de quoi!Nous vivons quand même dans un système où les elections n'ont manifestement qu'une valeur marginale...on l' a bien vu aux dernières elections je crois...élections ont a été issue une majorité aussitôt bloquée dans le rue...c'est la loi du plus fort qui règne,pas du "plus élu"....on peut le déplorer,le contester,le regretter...mais c'est ainsi!Il ne faut donc rien attendre des ces élections du point de vue décisif...il faut en attendre juste une possibilité de modifier la donne des "négociations" qui sont menées à l'insu des Libanais...jusqu'au jour où ces mêmes Libanais en auront marre d'être les dindons de la farce et renverront à leurs chères études les féodaux qui maintiennent sous le bât...on peut toujours rêver,n'est ce pas?

    GEDEON Christian

    06 h 38, le 03 mars 2012

  • On a vu quel style de démocratie ils en ont fait. Quand ils perdent, ils commencent à chanter " La Démocratie Consensuelle" et à refuser le vote au gouvernement. Quand ils sortent gagnants ( par des subterfuges, et en usant de pression psychologiques sous la menace des armes ), même ayant perdus aux élections et étant minoritaires, alors IL N'Y A PLUS de "Démocratie CONSENSUELLE", c'est la Démocratie tout court, et les décisions seront prises au nombre, au gouvernement. C'est se RIRE audacieusement de ses concitoyens avant tout, mais de soi-même aussi, et bafouer la Démocratie en lui collant un qualificatif qui la vide complètement de son sens.

    SAKR LEBNAN

    01 h 14, le 03 mars 2012

  • - - C'est fou comme certains comptent sur l'étranger pour se faire élire ou refaire leur empire qu'ils ont perdu pour de bon à mon humble avis . Les élections de 2013 verront un Tsunami Orange sans précédent , qui vous fera regretter celui de 2005 et celui de 2009 ... D'ailleurs je vous invite à consulter les sondages qui circulent , et vous confirme que Syrie ou pas Syrie , cela ne changera en rien la détermination des Libanais qui ont enfin compris les enjeux majeurs de cette élection et la vérité de ce qui se trame en Syrie et au Liban , à l'instar des autres pays libérés devenus depuis des émirats .

    JABBOUR André

    00 h 16, le 03 mars 2012

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