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Campus - Comprendre

Deux chercheurs de l’UL expliquent les cellules souches

La recherche sur les cellules souches avance. Les perspectives sont prometteuses. Qu’appelle-t-on cellules souches ?
Quelles en sont les possibilités thérapeutiques ? Les questions d’éthique que leur utilisation soulève ? Éléments de réponses.

« Les cellules souches sont des cellules indifférenciées, capables de se transformer en différents types cellulaires », explique le Dr Georges Azzi, enseignant-chercheur spécialisé en biologie cellulaire et histologie à la faculté des sciences de l’Université libanaise. L’être humain possède environ 200 types de cellules ayant des caractéristiques et des fonctions différentes. Des cellules sanguines (sang), des neurones (système nerveux), des hépatocytes (foie), des cellules épithéliales (peau), etc.
On distingue deux types de cellules souches : les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes. « Les cellules souches embryonnaires sont présentes dans les blastocystes. Un blastocyste est un stade précoce d’embryons de quatre à cinq jours chez l’humain. Ce sont des cellules pluripotentes, c’est-à-dire elles peuvent donner lieu à tous les types de cellules », affirme le Dr Aline Hamadé, enseignante-chercheuse en biologie de développement et cellules souches à la faculté des sciences de l’UL. Les cellules souches adultes, elles, sont des cellules multipotentes, capables de se différencier en un certain nombre de types de cellules. « On les trouve dans la moelle osseuse, mais aussi dans le tissu nerveux et d’autres organes, dont le sang du cordon ombilical. On parle de nids de cellules souches adultes dans le cerveau par exemple », poursuit le Dr Hamadé. Leur rôle dans les différents organes de l’organisme : assurer le renouvellement des tissus en remplaçant les cellules détruites par le vieillissement ou par des lésions.

Grandes perspectives thérapeutiques
 « Avant la découverte des cellules souches, on soignait de nombreuses pathologies avec la thérapie génique – stratégie thérapeutique qui consiste à faire pénétrer des gènes dans les cellules ou les tissus d’un individu pour traiter une maladie. Aujourd’hui, c’est plus facile avec la thérapie cellulaire », affirme le Dr Azzi. Nouvelle thérapie donc qui utilise des cellules modifiées obtenues à partir de cellules souches pour remplacer ou suppléer des cellules défaillantes et soigner des organes. « Il s’agit tout simplement de remplacer une cellule défectueuse par une autre saine. À la manière de pièces de rechange », explique le Dr Azzi. Toutefois, comme dans les greffes, demeure le risque de rejet. « Une fois injectées, les cellules modifiées peuvent provoquer des inflammations », avertit le Dr Hamadé. Le nombre de maladies qui pourraient être traitées par la thérapie cellulaire est important : alzheimer, parkinson, diabète, leucémie, mais aussi les brûlures et les lésions dues aux crises cardiaques. « Ou même l’infertilité masculine », selon la jeune chercheuse qui poursuit : « Il est évident que l’on ne peut pas se lancer dans l’usage thérapeutique des cellules souches avant d’avoir perfectionné les techniques d’application. » Le Dr Azzi acquiesce : « La recherche sur les cellules souches est fondamentale. » À l’UL, les deux chercheurs travaillent, depuis environ un an, en collaboration avec des spécialistes occidentaux, à améliorer les techniques d’application des cellules souches afin d’augmenter les chances de réussite des interventions médicales. Le Dr Hamadé révèle : « Notre recherche est conduite in vitro et in vivo sur des poissons zèbres. »

Éthique et cellules souches embryonnaires humaines
 Comment obtient-on des cellules souches embryonnaires humaines ? « Le prélèvement de cellules du bouton embryonnaire au stade blastocyste provoque la destruction de l’embryon. En France, depuis quelques années, des cellules embryonnaires prélevées sur des embryons surnuméraires issus de la fécondation in vitro peuvent faire l’objet de recherches sur les cellules souches sous certaines conditions », rappelle le Dr Hamadé. Recherches qui soulèvent un grand nombre de questions complexes et difficiles, notamment sur la nature de l’embryon. « Deux points à souligner, dénonce le Dr Azzi. D’abord, le manque de législation sur ce sujet au Liban. Ensuite, l’importance de sensibiliser la population sur l’existence de charlatans qui prétendent guérir ou soigner avec les cellules souches. Les gens doivent savoir que l’efficacité d’un grand nombre de ces traitements n’a pas été vérifiée et que la manipulation des cellules souches est très délicate et requiert des laboratoires adaptés. »
« Les cellules souches sont des cellules indifférenciées, capables de se transformer en différents types cellulaires », explique le Dr Georges Azzi, enseignant-chercheur spécialisé en biologie cellulaire et histologie à la faculté des sciences de l’Université libanaise. L’être humain possède environ 200 types de cellules ayant des caractéristiques et des fonctions différentes. Des cellules sanguines (sang), des neurones (système nerveux), des hépatocytes (foie), des cellules épithéliales (peau), etc. On distingue deux types de cellules souches : les cellules souches embryonnaires et les cellules souches adultes. « Les cellules souches embryonnaires sont présentes dans les blastocystes. Un blastocyste est un stade précoce d’embryons de quatre à cinq jours chez l’humain. Ce sont des cellules pluripotentes,...
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