Blessée à la jambe, Edith Bouvier a été placée sur une civière, au moment de sa sortie de l'avion. Jacques Demarthon/
Ils ont été accueillis par leurs familles et par le président français Nicolas Sarkozy qui, dans une brève allocution, a déclaré que le pouvoir syrien aurait "à rendre des comptes devant les juridictions pénales internationales" pour la mort de deux journalistes et pour l'ensemble des "crimes" commis.
Jeudi, le président Sarkozy avait annoncé que les journalistes avaient pu quitter la Syrie et se rendre en lieu sûr au Liban. Il avait indiqué s'être entretenu avec Edith Bouvier, blessée, "qui est naturellement très fatiguée, qui a beaucoup souffert mais qui sait qu'elle est libre et qu'elle sera bientôt soignée".
Le chef de la diplomatie française Alain Juppé a confirmé vendredi matin que la journaliste était "en bonne santé malgré sa fracture".
Selon Etienne Mougeotte, directeur de la rédaction du Figaro, le journal pour lequel elle travaille, l'évacuation s'est faite avec l'aide de l'Armée syrienne libre (ASL, rebelle).
Edith Bouvier a été grièvement blessée le 22 février à la cuisse (fracture du fémur) lors d'un bombardement qui a coûté la vie à la journaliste du Sunday Times Marie Colvin et au photographe français Rémi Ochlik.
Dans sa première déclaration depuis son retour, William Daniels a rendu hommage aux habitants de Homs qui les ont protégés. "Il y avait tout Bab Amr (le quartier de Homs repris jeudi aux rebelles par l'armée syrienne, ndlr) avec nous", a dit à la presse le photographe. "Ils nous ont traités comme des rois. On était dans une des maisons les plus protégées. Ces gens sont des héros qui se font massacrer", a-t-il dit à l'aéroport de Villacoublay, visiblement ému.

William Daniels discutant avec Nicolas Sarkozy sur le
tarmac de l'aéroport militaire de Villacoublay.
Jacques Demarthon/AFP
Vendredi, la justice française a annoncé avoir ouvert une enquête pour le meurtre de Rémi Ochlik et pour la tentative de meurtre de la journaliste Edith Bouvier. La justice française peut se saisir de faits commis à l'étranger dès lors que les victimes sont françaises.
Les autorités syriennes ont annoncé jeudi avoir retrouvé les corps de Rémi Ochlik et de Marie Colvin, dans le quartier de Baba Amr repris par l'armée régulière. Les rebelles avaient dû enterrer les corps dans un jardin public de Homs faute de chambre froide pour les conserver.
Le régime a annoncé qu'il demanderait des échantillons d'ADN à leur pays respectif pour les identifier, puis les corps seront remis à l'ambassade de Pologne, qui représente les intérêts des Etats-Unis, de la France et de l'Espagne, en présence du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et du Croissant rouge arabe syrien (CRAS). Le CICR a indiqué vendredi soir que les corps de Marie Colvin et Rémi Ochlik étaient en route vers Damas.
Ils ont été accueillis par leurs familles et par le président français Nicolas Sarkozy qui, dans une brève allocution, a déclaré que le pouvoir syrien aurait "à rendre des comptes devant les juridictions pénales internationales" pour la mort de deux journalistes et pour l'ensemble des "crimes" commis.
Jeudi, le président Sarkozy avait annoncé que les journalistes avaient pu quitter la Syrie et se rendre en lieu sûr au Liban. Il avait indiqué s'être entretenu avec Edith Bouvier, blessée, "qui est naturellement très fatiguée, qui a beaucoup souffert mais...



Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve