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À La Une - Santé

Après les implants mammaires, les prothèses de hanche toxiques

Nouveau scandale après une enquête commune du British Medical Journal et de la BBC.

Les prothèses de hanche, comme les implants mammaires, font partie des dispositifs médicaux et ne sont donc pas soumises aux mêmes contraintes que les médicaments pour leur mise sur le marché.

Des centaines de milliers de patients dans le monde pourraient avoir été exposés à des taux importants de métaux toxiques dus à des prothèses de hanche défectueuses, alors que le risque était connu, s'alarment mardi dans une enquête commune le British Medical Journal (BMJ) et la BBC.


Le quotidien français Le Figaro révèle de son côté que les prothèses de hanche ASR fabriquées par DePuy Orthopaedics, filiale de la société américaine Johnson & Johnson, retirées des marchés australien et américain en 2009, ont continué à être vendues en France jusqu'en juillet 2010.
"Le scandale des prothèses de hanche ASR serait presque passé inaperçu si le géant américain Johnson & Johnson ne venait de provisionner trois milliards de dollars en prévision des procès à venir", écrit Le Figaro.


Les prothèses de hanche, comme les implants mammaires, font partie des dispositifs médicaux et ne sont donc pas soumises aux mêmes contraintes que les médicaments pour leur mise sur le marché.


Les prothèses ASR en cause ont la particularité d'associer un couple métal sur métal, un modèle réputé plus résistant que les autres associations à base de céramique, mais qui a l'inconvénient, du fait des frottements, de libérer des ions métalliques. Elles ont aussi montré un taux de reprise (réintervention) plus important que d'autres prothèses.

Le BMJ relève que "l'incertitude entoure la toxicologie des ions métalliques dans le corps", mais suggère qu'un tel niveau d'incertitude n'aurait pas été acceptable pour un médicament.

 

"La pose de prothèses de hanche est une des grandes réussites de la médecine moderne", a déclaré le Dr Fiona Godlee, rédactrice en chef du BMJ. "Mais la combinaison d'une régulation inappropriée et d'un mercantilisme sans limite a causé un mal réel et potentiel pour un grand nombre de patients à travers le monde", a-t-elle souligné. "Ils auraient du être informés des risques, comme les fabricants et les autorités de régulation l'étaient, mais on ne leur a rien dit", a-t-elle regretté.


"Les méthodes de régulation des dispositifs médicaux semblent plutôt dater des années cinquante que du 21e siècle", a pour sa part indiqué le Pr Nick Freemantle (University College de Londres), cité par le BMJ.

 

Cette affaire vient s’ajouter au scandale, d’ampleur mondiale, des implants mammaires de la société Poly Implant Prothèse (PIP). Les implants de PIP étaient remplis d'un gel de silicone irritant pour les tissus et présentaient un "taux de rupture" élevé, de l'ordre de 5% selon des chiffres fournis par les autorités françaises.

 

Les prothèses étaient fabriquées en France, mais 84% d'entre elles partaient à l'exportation, notamment en Amérique latine, en Espagne et en Grande-Bretagne. De 400.000 à 500.000 femmes seraient porteuses d'implants PIP dans le monde.

En décembre dernier, le gouvernement français a recommandé aux 30.000 femmes porteuses de prothèses PIP en France de se les faire retirer à titre préventif mais sans caractère d'urgence.

 


Lire aussi : La porteuse d’implants mammaires PIP, entre peur et colère.

 

Lire aussi : Après les implants mammaires PIP, les injections anti-rides sur la sellette

Des centaines de milliers de patients dans le monde pourraient avoir été exposés à des taux importants de métaux toxiques dus à des prothèses de hanche défectueuses, alors que le risque était connu, s'alarment mardi dans une enquête commune le British Medical Journal (BMJ) et la BBC.
Le quotidien français Le Figaro révèle de son côté que les prothèses de hanche ASR fabriquées par DePuy Orthopaedics, filiale de la société américaine Johnson & Johnson, retirées des marchés australien et américain en 2009, ont continué à être vendues en France jusqu'en juillet 2010."Le scandale des prothèses de hanche ASR serait presque passé inaperçu si le géant américain Johnson & Johnson ne venait de provisionner trois milliards de dollars en prévision des procès à venir", écrit Le Figaro.
Les prothèses de...
commentaires (1)

Implants mammaires , prothèses de hanche toxiques ou injections anti-rides dangereuses , vraiment comme la vie de l’ homme est devenue un vaste laboratoire gratuit ou les scandales ne sont que de passage pour améliorer sa Vie. Antoine Sabbagha

Sabbagha Antoine

09 h 30, le 28 février 2012

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Commentaires (1)

  • Implants mammaires , prothèses de hanche toxiques ou injections anti-rides dangereuses , vraiment comme la vie de l’ homme est devenue un vaste laboratoire gratuit ou les scandales ne sont que de passage pour améliorer sa Vie. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    09 h 30, le 28 février 2012

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