Q. Hussein Badreddine, la sélection du Liban a perdu de très peu face au Pakistan. Qu’est-ce qui nous a manqué ?
R. Pas grand-chose ! On est passés très près à côté de la victoire. En dépit de la défaite, je suis satisfait du résultat.
On s’est inclinés en double face Aisam al-Haq Qureshi, neuvième joueur mondial en double, ce qui n’a rien de déshonorant.
Bassam (Beidas, NDLR) a écrasé ses deux adversaires dans le simple. De son côté, Karim (Alayli) a fait de son mieux, mais il a malheureusement perdu ses deux confrontations.
Contre qui le Liban va-t-il disputer des barrages, quelles sont nos chances ?
Maintenant on va jouer contre les îles du Pacifique du 6 au 8 avril prochain avec l’ambition de les battre. À noter qu’on s’était inclinés devant les même adversaires en 2005 (2-3, en zone II) et en 2009 (1-2, en zone III).
Notre objectif est de nous maintenir en zone II qui est l’équivalente de la zone I il y a 10 ans, avec une pléthore de joueurs dans le top 100.
Comment se déroulent les préparatifs ? Avez-vous un bon soutien de la fédération ?
Les préparatifs vont bon train, Beidas suit des séances de physiothérapie (douleurs persistantes à l’épaule). Ensuite il s’entraînera avec Karim au Liban. Pour sa part, Patrick Chucri travaille sa condition physique à Dubaï, et s’entraîne au double. Je choisirai le 4e joueur 10 jours avant la rencontre. Encore une fois, je suis satisfait de la performance de mes joueurs, par contre je suis profondément déçu de l’attitude de la plupart des entraîneurs, des médias, des comités de tennis, des joueurs qui ne se sont même pas dérangés pour nous soutenir. C’est à se demander si on ne joue pas pour le Congo. Quelle honte ! À croire que les gens ne s’intéressent qu’au football et au basket-ball.
La fédération nous soutient à fond, mais on n’a pas beaucoup de sponsors. À titre d’exemple, ce que d’autres équipes gagnent en une année en zone II, il nous faut 30 ans pour l’obtenir.
Il s’agit de ma 20e apparition en Coupe Davis, joueur d’abord, capitaine ensuite (record arabe et asiatique). À cette occasion, la fédération et les joueurs m’ont offert un cadeau lors du dîner officiel. Ce geste m’est allé droit au cœur.


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