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Lifestyle - Société

« Vends laisse, chiot gratuit »... les éleveurs clandestins polonais dans le viseur

Une nouvelle loi interdit d’élever des chiens et des chats en dehors d’élevages cautionnés par des organisations professionnelles officielles.

Les gardiens de l’ONG SdZ saisissent les animaux et s’en occupent avant de leur trouver un foyer d’adoption. Janek Skarzynski/AFP

« Vends laisse à 400 zlotys (95 euros), chiot berger allemand gratuit » : depuis le début de l’année, Internet en Pologne est envahi de petites annonces insolites.
Non, il ne s’agit pas d’une braderie massive de chiens, mais d’une « tentative de contourner une nouvelle loi qui bannit tout élevage et commerce d’animaux sans pedigree », explique Tomasz Justyniarski, porte-parole de la Garde des animaux (SdZ), une organisation non gouvernementale.
Entrée en vigueur le 1er janvier, la nouvelle loi interdit d’élever des chiens et des chats à des fins commerciales en dehors d’élevages parrainés par des organisations professionnelles nationales. Elle interdit aussi l’achat et la vente d’animaux domestiques en dehors de leur lieu d’élevage. Le téléphone sonne souvent au siège de SdZ qui réagit à toute nouvelle petite annonce suspecte sur Internet. « Depuis janvier, nous recevons en moyenne une alerte par jour sur un élevage clandestin pour la seule région de Varsovie », indique M. Justyniarski. Les gardiens de SdZ vont jusqu’à saisir les animaux, pour ensuite leur trouver un foyer d’adoption. « L’élevage et le commerce non déclarés d’animaux, c’est un phénomène très répandu en Pologne. Il n’est soumis à aucune réglementation fiscale », souligne Cezary Wyszynski, porte-parole de la fondation Viva qui lutte pour le respect des droits des animaux. « Avant l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, des milliers d’animaux étaient proposés à la vente chaque jour sur Internet, sans compter les petites annonces dans les journaux et les marchés en plein air. Bon nombre d’éleveurs non déclarés travaillaient pour des marchés allemand et autrichien », ajoute-t-il.
La situation est en pleine évolution depuis, mais les éleveurs illégaux ne désarment pas. « Je vends des chiens depuis cinq ans. Cela me fait un plus à ma retraite », explique l’un d’eux en cachant son visage et refusant de dévoiler son nom. Grâce à deux chiennes, un berger allemand et un Saint-bernard qu’il garde dans sa maison en banlieue de Varsovie, il a ajouté environ 3 300 euros à son budget familial chaque année. « La nouvelle loi va certainement me compliquer la vie, mais je n’arrêterai pas pour autant car j’ai besoin de cet argent. Beaucoup de gens font comme moi », affirme-t-il. S’il avait un élevage légal, il estime qu’il pourrait vendre ses chiens 60 % plus cher mais il aurait à accomplir de nombreuses formalités et à se soumettre à des conditions plus strictes d’élevage.
La disparition à terme des élevages non déclarés fait rêver les gérants de refuges pour animaux, qui ont du mal à caser tous les chiens errants qu’ils sont obligés d’accepter. « Dans ces élevages illégaux, les animaux ont une vie horrible, pire que les chiens errants. Ils sont souvent serrés dans leurs cages, dans leurs propres excréments, affamés.... », déplore Izabela Dzialak, directrice d’un refuge à Celestynow, près de Varsovie. « Même si pendant un temps nous risquons d’avoir la vie dure en recueillant les chiens de ces élevages liquidés, dans deux ans le problème sera réglé », se réjouit-elle.
Car en moins de deux mois, les nouvelles dispositions ont d’ores et déjà commencé à porter leurs fruits. Dans les marchés en plein air, les marchands d’animaux se font rares et de nombreux sites Internet refusent les annonces qui pourraient concerner ce type de commerce. Optimiste sur la bonne orientation donnée par les législateurs, Grzegorz Kurkowski, chef de l’inspection vétérinaire à Otwock près de Varsovie, souhaite toutefois deux mesures supplémentaires. « Il faudrait encore mettre en place un système cohérent d’identification électronique d’animaux et un programme de stérilisation. Ceci réglerait le problème de façon définitive », assure-t-il.
          (Source : AFP)
« Vends laisse à 400 zlotys (95 euros), chiot berger allemand gratuit » : depuis le début de l’année, Internet en Pologne est envahi de petites annonces insolites.Non, il ne s’agit pas d’une braderie massive de chiens, mais d’une « tentative de contourner une nouvelle loi qui bannit tout élevage et commerce d’animaux sans pedigree », explique Tomasz Justyniarski, porte-parole de la Garde des animaux (SdZ), une organisation non gouvernementale.Entrée en vigueur le 1er janvier, la nouvelle loi interdit d’élever des chiens et des chats à des fins commerciales en dehors d’élevages parrainés par des organisations professionnelles nationales. Elle interdit aussi l’achat et la vente d’animaux domestiques en dehors de leur lieu d’élevage. Le téléphone sonne souvent au siège de SdZ qui réagit à toute...
commentaires (1)

il y a pas que la Pologne qui fait l'élevage "clandestin" de chiots, il y a d'autres pays de l'est. Ils font de faux certificats de vaccinations, et aussi les chiots sont parfois trop jeunes

Talaat Dominique

04 h 23, le 24 février 2012

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Commentaires (1)

  • il y a pas que la Pologne qui fait l'élevage "clandestin" de chiots, il y a d'autres pays de l'est. Ils font de faux certificats de vaccinations, et aussi les chiots sont parfois trop jeunes

    Talaat Dominique

    04 h 23, le 24 février 2012

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