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Économie - Automobile

PSA Peugeot Citroën, à la peine, discute avec General Motors

PSA a écoulé 1,5 % de véhicules en moins dans le monde l’an dernier.
Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, à la peine, cherche à se rapprocher d’un autre constructeur et a entamé des discussions avec le géant américain General Motors, ce qui a provoqué hier un envol spectaculaire du cours de Bourse à Paris du constructeur.
Le ministre français du Travail, Xavier Bertrand, a fait savoir que le président du directoire de PSA Peugeot Citroën l’avait informé la veille « de ces discussions pour un partenariat stratégique ». Interrogé sur Europe 1, il a refusé de dire quelle forme pourrait prendre ce rapprochement, mais a assuré que cela était une bonne nouvelle pour l’emploi. L’État français n’est pas actionnaire du groupe. PSA a refusé de commenter ces propos. Selon le site Internet Latribune.fr, « les discussions entre les deux groupes entamées il y a plusieurs mois sont entrées dans leur phase finale » et ils pourraient profiter du Salon automobile de Genève, début mars, pour officialiser leur mariage. Pour le Financial Times en revanche, les négociations portent plus sur une coopération entre le français et la branche européenne de GM, Opel/Vauxhall, pour développer conjointement des moteurs, des systèmes de transmission et des véhicules qui seraient vendus sous leurs marques respectives. Elles n’impliqueraient pas en revanche d’échanges de participations, selon les sources citées par le FT.
PSA a confirmé dans la nuit de mardi à mercredi mener des discussions pour un éventuel rapprochement avec un autre constructeur, mais sans donner de nom. « Dans le cadre de sa stratégie de globalisation et d’amélioration de sa performance, PSA Peugeot Citroën examine des projets de coopération et d’alliance », a-t-il dit dans un communiqué laconique. « Des discussions sont en cours et il n’y a aucune certitude qu’elles aboutissent », est-il encore précisé. À la Bourse de Paris, les investisseurs se sont rués sur les actions PSA, qui ont clôturé en hausse de 12,06 % à 16,13 euros dans un marché en repli de 0,52 %. La CGT de PSA Sochaux et la fédération métallurgie de la CFDT se sont inquiétées elles du « risque social important » en cas d’alliance capitalistique.
General Motors, de son côté, a refusé de confirmer l’existence de pourparlers avec le français : « GM discute régulièrement avec d’autres (constructeurs) dans le secteur mais n’a pas de commentaire (à faire) sur cette information précise », a indiqué un porte-parole. L’américain cherche une solution pour ses activités européennes, déficitaires. Sa direction a entamé des discussions avec les syndicats en Europe pour réduire les coûts. PSA, de son côté, s’était déjà dit en janvier ouvert à un mariage, mais le prétendant évoqué alors par la presse italienne était le constructeur italo-américain Fiat-Chrysler. Mais son directeur des marques Frédéric Saint-Geours estimait que les conditions d’une alliance n’étaient pas remplies et que la priorité du numéro un français et numéro deux européen (loin derrière Volkswagen) était plus à tenter de redresser ses ventes et ses résultats.
PSA a écoulé en effet 1,5 % de véhicules en moins dans le monde l’an dernier, à 3,5 millions d’unités. Son bénéfice net a été divisé par deux à 588 millions d’euros, une mauvaise performance due à la faiblesse de sa branche automobile qui, elle, a plongé dans le rouge. Du coup, le groupe doit se serrer la ceinture et repousser certains projets jugés non stratégiques, comme celui d’une implantation en Inde, alors même qu’il veut se renforcer à l’international.
Le constructeur français coopère déjà avec nombre de ses concurrents : avec l’allemand BMW pour les moteurs essence, l’italien Fiat et le turc Tofas pour les utilitaires légers, l’américain Ford pour les moteurs diesel, le japonais Mitsubishi pour les SUV et les véhicules électriques, le japonais Toyota pour les petites voitures et le français Renault pour les moteurs et les organes mécaniques. Mais le groupe semble de plus en plus isolé face aux mastodontes du secteur, qu’ils se développent seuls comme GM, Toyota ou VW, ou par des mariages comme Fiat-Chrysler ou Renault-Nissan. Il y a deux ans, PSA avait tenté de s’allier au japonais Mitsubishi, mais l’opération avait échoué. Le projet avait été enterré en mars 2010. La presse avait alors fait état d’une certaine réticence de la famille Peugeot, détentrice de 30,3 % du capital et 45,74 % des droits de vote.
             (Source : AFP)
Le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën, à la peine, cherche à se rapprocher d’un autre constructeur et a entamé des discussions avec le géant américain General Motors, ce qui a provoqué hier un envol spectaculaire du cours de Bourse à Paris du constructeur.Le ministre français du Travail, Xavier Bertrand, a fait savoir que le président du directoire de PSA...
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