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À La Une - Assassinat Hariri

L'ONU prolonge de trois ans le mandat du TSL

Ban réaffirme "l'engagement de l'Organisation à soutenir les efforts du tribunal pour découvrir la vérité" sur l'attentat de 2005.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon lors d'une conférence de presse à Vienne le 16 février. HEINZ-PETER BADER VIENNA/

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a prolongé pour trois ans, à compter du 1er mars, le mandat du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005.

 

Par cette décision, souligne un communiqué de l'ONU, M. Ban "réaffirme l'engagement des Nations unies à soutenir les efforts du TSL pour découvrir la vérité" sur l'attentat du 14 avril 2005 à Beyrouth, "de façon à poursuivre en justice les responsables et à bien montrer que l'impunité ne sera pas tolérée".

 

Mercredi dernier, le président de la République libanaise, Michel Sleiman a affirmé avoir "pris note" de la décision de Ban Ki-moon de proroger le mandat du TSL. Le Liban avait reçu en début de semaine une lettre du secrétaire général de l’ONU, dans laquelle ce dernier informait le gouvernement de son intention de proroger le mandat du TSL de trois années supplémentaires. Dans sa lettre, M. Ban avait accordé aux autorités libanaises jusqu’au 15 février pour qu’elles fassent parvenir leurs remarques éventuelles, ce qui ne voulait pas nécessairement dire que le secrétaire général est tenu de les prendre en considération.

 

L’ancien directeur de la Sûreté, le général Jamil Sayyed, avait affirmé le 14 février que la lettre envoyée par le secrétaire général des Nations unies aux responsables libanais "n’a aucune valeur constitutionnelle de même qu’elle ne donne aucune légitimité à l’opération de reconduction du mandat du tribunal si elle n’a pas été auparavant obligatoirement discutée au sein du Conseil des ministres", comme convenu dans l’accord signé par le Liban et l’ONU, et annexé à la résolution.

 

Créé à la demande du Liban par les Nations unies, le TSL a ouvert ses portes dans la banlieue de La Haye le 1er mars 2009. C'est le premier tribunal pénal international qui permet la tenue d'un procès par défaut au cours duquel l'accusé est représenté par un avocat.

 

Les juges du TSL avaient ordonné début février que les quatre auteurs présumés de l'attentat, membres du Hezbollah, soient jugés en leur absence.

 

Les quatre hommes font l'objet de mandats d'arrêt du TSL transmis en juin 2011 aux autorités libanaises et de notices rouges d'Interpol. Mais le Hezbollah, majoritaire avec ses alliés au sein du gouvernement libanais, a exclu leur arrestation.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a prolongé pour trois ans, à compter du 1er mars, le mandat du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de juger les responsables de l'assassinat de l'ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri en 2005.
 
Par cette décision, souligne un communiqué de l'ONU, M. Ban "réaffirme l'engagement des Nations unies à soutenir les efforts du TSL pour découvrir la vérité" sur l'attentat du 14 avril 2005 à Beyrouth, "de façon à poursuivre en justice les responsables et à bien montrer que l'impunité ne sera pas tolérée".
 
Mercredi dernier, le président de la République libanaise, Michel Sleiman a affirmé avoir "pris note" de la décision de Ban Ki-moon de proroger le mandat du TSL. Le Liban avait reçu en début de semaine une lettre du secrétaire général de l’ONU, dans...
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