L'Iran a probablement renforcé ses capacités d'enrichissement d'uranium dans son site souterrain de Fordow, a-t-on appris lundi de sources diplomatiques.
Ce renforcement ne constituerait pas une surprise pour les chancelleries occidentales puisque la République islamique a annoncé en janvier qu'elle déplaçait ses activités visant à produire de l'uranium enrichi à 20% de son usine de Natanz, à l'air libre, au site souterrain de Fordow, près de la ville sainte de Qom.
Les Etats-Unis avaient alors dénoncé un pas supplémentaire franchi par l'Iran dans ses "violations continues" des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
En janvier, des diplomates affirmaient que l'Iran disposait à Fordow de deux "cascades" de 174 centrifugeuses chacune.
Un diplomate en poste auprès de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) a déclaré lundi que deux cascades supplémentaires, connectées entre elles comme la première paire, avaient désormais été installées. "Le deuxième ensemble de cascades est opérationnel (...) et (ils ne rencontrent) aucun problème", a dit ce diplomate, dont les propos ont été corroborés par une autre source diplomatique à l'AIEA.
Les Etats-Unis n'excluent pas une action militaire contre l'Iran si la diplomatie ne permet pas de régler la crise liée au programme nucléaire iranien. Israël laisse plus clairement planer la menace d'un bombardement mais un site souterrain tel que celui de Fordow semble moins vulnérable à une telle frappe.
Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent l'Iran de chercher à se doter d'une arme nucléaire. La République islamique assure que son programme est purement civil. Selon son degré d'enrichissement, l'uranium peut entrer dans des processus civils ou militaires.
L'Iran a commencé en 2010 à enrichir de l'uranium à 20% à Natanz, soit bien plus que les 3,5% généralement considérés comme nécessaires pour la production d'électricité. La République islamique affirme qu'elle convertira son uranium enrichi à 20% en combustible pour un réacteur de recherches fabriquant des isotopes destiné au traitement des cancers.
Les diplomates occidentaux doutent que l'Iran dispose de la maîtrise technique nécessaire à une telle utilisation. Ils soulignent en outre que la capacité du site de Fordow, 3.000 centrifugeuses maximum, n'est pas suffisante pour fabriquer du combustible nucléaire mais qu'elle convient parfaitement pour fournir de plus petites quantités d'uranium hautement enrichi, typiquement utilisables dans le cadre d'un programme militaire.
Ce renforcement ne constituerait pas une surprise pour les chancelleries occidentales puisque la République islamique a annoncé en janvier qu'elle déplaçait ses activités visant à produire de l'uranium enrichi à 20% de son usine de Natanz, à l'air libre, au site souterrain de Fordow, près de la ville sainte de Qom.
Les Etats-Unis avaient alors dénoncé un pas supplémentaire franchi par l'Iran dans ses "violations continues" des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
En janvier, des diplomates affirmaient que l'Iran disposait à Fordow de deux "cascades" de 174 centrifugeuses chacune.
Un diplomate en poste auprès de l'Agence internationale de l'Energie...


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