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À La Une - Liban

Aoun : Je renverserai le gouvernement au moment opportun

Le Hezbollah renouvelle son soutien "à chaque initiative" de Aoun.

Nous ne serons pas intimidés ou soumis à un quelconque chantage, a affirmé Aoun .

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun s'en est pris une nouvelle fois au gouvernement libanais, accusant le Premier ministre Nagib Mikati d'abuser de ses prérogatives après sa décision de suspendre les réunions du Conseil des ministres. Un bras de fer avait opposé mercredi dernier à Baabda, le chef du gouvernement aux ministres aounistes sur le dossier des nominations. Suite à ce bras de fer, Nagib Mikati a décidé de geler sine die les séances du cabinet.

"Mikati abuse de son pouvoir parce qu'il viole l'article 65 de la Constitution qui stipule que les séances du cabinet doivent se tenir régulièrement, affirme M. Aoun dans les colonnes d'as-Safir aujourd'hui. Le Premier ministre n'a donc pas le droit de suspendre ces séances". Et le chef du CPL de poursuivre : "Il est normal que des différends existent avec Mikati, alors pourquoi veut-il les éliminer? (...) Pourquoi n'a-t-il pas soumis au vote les nominations qu'il a proposées pour que nous puissions résoudre ce problème une fois pour toutes ? Il savait très bien qu'il ne réussirait pas et a donc décidé de suspendre les réunions du gouvernement".


"Le président (Sleiman) et le Premier ministre s'opposent à moi à tour de rôle. Mais nous ne serons pas intimidés ou soumis à un quelconque chantage, a poursuivi le député. Le Premier ministre "s'est lui-même impliqué dans ce conflit alors qu'il devrait le résoudre". 

"Le Premier ministre est en train de créer un ennemi fictif, afin d'éviter de régler d'autres problèmes", a encore accusé M. Aoun. Selon lui, Nagib Mikati veut suspendre les réunions du cabinet afin, notamment, d'éviter d'aborder d'autres dossiers épineux tel que le renouvellement du protocole de coopération avec le Tribunal spécial pour le Liban (TSL). 


L'action de Nagib Mikati démontre qu'il adopte la même approche que ses prédécesseurs en cherchant à "usurper le pouvoir des chrétiens" au sein du gouvernement, a encore accusé Michel Aoun.

Le chef du CPL a par ailleurs démenti les accusations dirigées contre lui, selon lesquelles il cherche à paralyser l'action du gouvernement. "Je ne vais pas démissionner du gouvernement, mais je renverserai le cabinet au  moment approprié," a-t-il ajouté. En ce qui concerne ses appels lancés aux Libanais à manifester contre le gouvernement, le député a affirmé que les plans sont déjà préparés et que les dates seront précisées "quand les conditions sont nécessaires".

 

Dans l'après-midi, une délégation du Hezbollah présidée par le haut responsable Ghaleb Abou Zainab s’est entretenue à Rabieh avec le chef du CPL.

 "Le gouvernement appartient à tous les Libanais. Il n’est donc dans l’intérêt de personne que son activité soit paralysée", a affirmé M. Abou Zainab, soulignant la nécessité de reprendre les séances du Conseil des ministres sur des bases claires et solides.

 M. Abou Zainab a renouvelé le soutien de son parti au chef du CPL. "Le Hezbollah soutient Aoun dans chaque initiative qu'il entreprend, cette position est claire", a-t-il dit aux journalistes.

 Au sujet des manifestations qui seraient organisées par le CPL, le responsable hezbollahi a assuré que le parti sera aux côtés du parti aouniste.

 

Le Premier ministre Najib Miqati s’est, de son côté, dit prêt à reprendre les séances du Conseil des ministres, a rapporté lundi l'Agence nationale d’Information (ANI).

"Si nous sommes convaincus que le gouvernement sera productif, alors nous reprendrons les séances du cabinet", a-t-il assuré, dans le cadre d’un entretien avec le président du Parlement Nabih Berry visant à résoudre la crise gouvernementale.

"J’ai informé M. Berry de la situation mais il prend son temps avant d’agir, a précisé M. Mikati. Jusqu’à présent, le président du Parlement n’est pas convaincu de la nécessité d’intervenir pour résoudre la crise", précise un communiqué publié par le bureau de presse de M. Berry

Le chef du Législatif avait expliqué au journal as-Safir qu'il n'était pas intervenu parce que personne n’a fait appel à lui en vue de son intervention et qu’il "estime que le problème a été exagéré."

Des sources proches du Sérail ont déclaré qu’aucun contact n’a été mené dans le but de résoudre la crise. La solution réside en une réactivation du travail du gouvernement pour que celui-ci soit productif, rapportent les sources du Sérail au journal as-Safir.

Le Premier ministre devrait s'entretenir plus tard dans la journée avec le ministre de l'Énergie Gebran Bassil afin d’assurer le suivi des questions liées au dossier de l’électricité. M.Miqati avait rencontré M. Bassil au cours d’un dîner organisé la veille par l'ancien ministre Adnan Kassar. Mais des sources informées ont précisé que la crise gouvernementale n’a pas été abordée au cours de cette rencontre.

Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Michel Aoun s'en est pris une nouvelle fois au gouvernement libanais, accusant le Premier ministre Nagib Mikati d'abuser de ses prérogatives après sa décision de suspendre les réunions du Conseil des ministres. Un bras de fer avait opposé mercredi dernier à Baabda, le chef du gouvernement aux ministres aounistes sur le dossier des nominations. Suite à ce bras de fer, Nagib Mikati a décidé de geler sine die les séances du cabinet."Mikati abuse de son pouvoir parce qu'il viole l'article 65 de la Constitution qui stipule que les séances du cabinet doivent se tenir régulièrement, affirme M. Aoun dans les colonnes d'as-Safir aujourd'hui. Le Premier ministre n'a donc pas le droit de suspendre ces séances". Et le chef du CPL de poursuivre : "Il est normal que des différends existent avec...
commentaires (5)

Le Caporal des caporaux s'est prononcé.

SAKR LEBNAN

04 h 52, le 07 février 2012

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Commentaires (5)

  • Le Caporal des caporaux s'est prononcé.

    SAKR LEBNAN

    04 h 52, le 07 février 2012

  • Vivement la fin des clowns et des cirques.

    Zahi Farah

    16 h 39, le 06 février 2012

  • Dans ce cirque permanent à Beyrouth, aux gradins pratiquement vides, des clowns désoeuvrés font leurs numéros pour tuer le temps et pour se rappeler eux-mêmes qu'ils ont une fonction sans savoir pour autant comment l'honorer. Mais là où il faut relever un exploit intellectuel, c'est qu'on a ICI leur porte-parole qui tente d'orchestrer un vide politique éblouissant d'efficacité pour le redressement du Liban.

    Robert Malek

    09 h 38, le 06 février 2012

  • Superbe cette déclaration, il n y a que les plus forts qui peuvent la faire. Si vous le ferez, vous aurez raison mon GENERAL!

    Ali Farhat

    09 h 32, le 06 février 2012

  • - - Lisez bien ce que dit GMA sur son désaccord avec le PM , point par point avant de lui répondre dans le vide , parce que c'est lui et qu'il est votre adversaire politique . Une chose est " désormais " certaine , nette , claire et précise ; les Chrétiens ne seront plus jamais traités comme des citoyens de seconde zone comme ils l'ont été depuis tAEF ! et personne ne décidera de leur sort et n'a le droit de le faire à leur place , que leurs représentants qui sont élus pour cela , et qui les représentent au sein du conseil des ministres . GMA a averti qu'il fera chuter le gouvernement , comme il l'avait fait avec le prédécesseur de l'actuel locataire du grand sérail , et il le fera croyez moi si cela est nécessaire . Tout est en place pour cela et pour d'autres actions radicales mais " démocratiques " s'il le faut , pour redresser cette République et pour mettre fin à son côté bananier et chaotique .

    JABBOUR André

    04 h 03, le 06 février 2012

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