Illustrant l’enjeu politique et diplomatique de ce contrat dont le montant pourrait atteindre 11 milliards d’euros, la présidence française s’est félicitée de cette avancée du dossier quelques minutes à peine après sa confirmation par Dassault.
Des sources gouvernementales indiennes avaient auparavant expliqué que le Rafale était le candidat le moins cher de l’appel d’offres et que l’avionneur français avait donc gagné le droit d’entrer en négociations exclusives.
« La France se félicite de la décision du gouvernement indien de sélectionner l’avion français pour entrer en négociations exclusives avec Dassault », a dit l’Élysée dans un communiqué. Le Premier ministre, François Fillon, ne s’est pas embarrassé de précautions et a parlé de la « vente » du Rafale. « C’est la première fois que la société Dassault et la France parviennent à vendre cet avion à l’étranger », a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale. « Cela vient récompenser à la fois la qualité de l’industrie aéronautique française et la ténacité qui a été celle de l’industriel comme du gouvernement français. » Il a demandé aux députés de droite et de gauche de « partager l’honneur qui est fait à notre pays » par l’Inde, un client traditionnel de Dassault qui achèterait un avion dont le lancement a été décidé par le socialiste François Mitterrand.
De son côté, Dassault Aviation s’est réjoui de la « sélection finale » du Rafale en remerciant les autorités indiennes.
Le Rafale et le Typhoon du consortium Eurofighter, composé d’EADS, BAE Systems et Finmeccanica, étaient les deux finalistes pour ce contrat, qui, selon une source du ministère indien de la Défense, atteindrait 15 milliards de dollars (11 milliards d’euros) en incluant la formation et la maintenance. « Le français Dassault s’est distingué par l’offre la plus basse », a déclaré une source gouvernementale.
Le ministre indien de la Défense avait auparavant déclaré que New Delhi ne se prononcerait pas avant fin mars sur l’attribution définitive du contrat.
Le contrat n’est pas signé
Olivier Dassault, président du conseil de surveillance du groupe Dassault, a dit sa « très grande joie », à la sortie d’une réunion de parlementaires UMP à l’Élysée.
« C’est une très, très, très bonne nouvelle, pas simplement pour la société Dassault, mais pour l’ensemble de l’industrie aéronautique française », a précisé le député.
À la Bourse de Paris, l’action Dassault Aviation gagnait 19,2 % l’après-midi. Les groupes d’aéronautique et d’électronique Thales et Safran, qui bénéficieraient eux aussi d’un tel contrat, s’adjugeaient respectivement 5,9 % et 3,7 %.
« C’est une grande victoire pour Dassault et le Rafale : sa première commande à l’étranger après une série de grosses déceptions », a commenté James Hardy, spécialiste de la région Asie-Pacifique pour la revue spécialisée Jane’s Defence Weekly.
Il souligne cependant que le contrat est encore loin d’être acquis. « N’importe quel étudiant indien en achats publics sait que cela ne veut rien dire tant que le contrat n’est pas réellement signé. »
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a précisé que les discussions porteraient sur des transferts de technologie, évoquant l’hypothèse de chaînes de construction de Rafale en Inde pour ce contrat qui portera « vraisemblablement » sur une dizaine d’années. « À cet instant cela ne fait pas partie du cas de figure, mais dans une négociation exclusive il y aura peut-être une demande. »
D’autres contrats en vue ?
La signature définitive du contrat indien serait une bouffée d’air pour Dassault, qui jusqu’ici n’était pas parvenu à convaincre les acquéreurs étrangers potentiels de commander son Rafale, connu pour être l’un des avions de combat les plus performants au monde mais également l’un des plus chers.
« Les bonnes nouvelles sont comme les ennuis, elles volent en escadrille », a déclaré Gérard Longuet.
Fin novembre, le Conseil fédéral suisse a ainsi choisi le Gripen du groupe suédois Saab pour équiper sa propre flotte d’avions de combat. Dassault espère revenir dans la course avant le vote définitif du Parlement helvétique.
Quelques semaines auparavant, les Émirats arabes unis avaient jugé l’offre du français « non compétitive et irrecevable » après plus d’un an de discussions, un avis défavorable de mauvais augure même s’il ne préjuge pas de l’issue finale des négociations.
La même incertitude persiste pour le contrat de 60 avions visé par Dassault au Brésil : si Paris assurait à l’automne que le Rafale était le favori de l’armée et du gouvernement, Brasilia n’a pas encore pris sa décision, retardée entre autres pour des raisons économiques.
Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avait estimé le mois dernier que la production du Rafale pourrait être arrêtée en France si l’avion n’était pas vendu à l’exportation. Des propos recadrés peu après par le Premier ministre : François Fillon avait assuré que la France ne comptait « en aucun cas » renoncer à ses compétences en matière aéronautique.
(Source : Reuters)


J'ai aucune commission sur cette vente, Xtian non plus d'ailleurs, donc lui faire de la promo ou du détracage ne nous servira à rien. Seulement avoir avec 80% de chance d'aboutir avec des indiens, dixit Longuet, tes alliés ????? ce n'est pas gagné, ils sont capables de te faire cracher ta dernière dent, et te proposer un dentier au rabais à la vente, avant même que tu ais conclu avec eux. Demande moi , j'y suis en plein dedans..Avec encore ma dernière dent, à la grace de Dieu.
04 h 22, le 02 février 2012