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Couverture spéciale de la révolte en Syrie - Révolte

Les violences se rapprochent de Damas

La Ligue arabe et l’opposition à l’ONU.
Des violences d’une intensité sans précédent ont gagné hier plusieurs villes proches de Damas, le bilan a ainsi été particulièrement lourd avec 80 personnes tuées, dont la moitié sont des civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), portant le nombre de tués depuis vendredi à 175.
Des affrontements entre des soldats rebelles et l’armée régulière ont eu lieu dans des villes proches de Damas, à Ain Tarma et Kafar Batna, selon le chef de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Il s’agit des combats « les plus violents et les plus proches de Damas » depuis le début de la révolte à la mi-mars, a-t-il souligné. Les chars entrés à Kafar Batna sont ultramodernes, a-t-il ajouté précisant que « le régime se prépare désormais à d’importants combats dans la province de Damas ».
L’intensification des combats près de Damas a également été notée par le porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL), le commandant Maher Noueimi. Selon lui, le régime a lancé « au cours des dernières 24 heures une offensive sans précédent, utilisant l’artillerie lourde » contre des localités de la province de Damas, en particulier Qalamoun, Rankous et Ghouta. À Rankous, « la ville a été attaquée les cinq derniers jours et pilonnée à l’artillerie lourde. L’armée est déployée autour de la ville. Dans la zone où je me trouve, plus de 25 bâtiments se sont effondrés », a indiqué par téléphone un militant, Abou Ali Rankoussi. Le commandant Noueimi, qui se trouve en Turquie mais reçoit des informations du terrain, a également accusé le régime de s’être livré à « une campagne punitive » contre la ville rebelle de Hama, où les forces de sécurité s’en prennent « violemment aux civils et aux enfants ». « Les forces de sécurité jettent dans les rues des corps avec les mains liées derrière le dos. Six corps ont ainsi été retrouvés dans le quartier de Bab Qibli et dix autres dans celui d’Arbaiin », a indiqué Mohammad Aboulkheir un militant. En tout, 40 civils ont été tués par balles hier, 5 dans la province d’Idleb, 2 à Jassem, 14 – dont un enfant de 9 ans – à Homs, 12 à Hama et dans sa région – dont huit par des tirs à la mitrailleuse lourde dans le village de Traismeh –, 6 près de Damas, et un à Damas dans le quartier de Jouber par des tirs sur des funérailles, selon l’OSDH.
Par ailleurs, 26 soldats ont été tués dans trois attaques différentes, 9 rebelles ont trouvé la mort ainsi que 5 membres des forces de sécurité, selon la même source.
Signalons que jusqu’ici la capitale avait été relativement épargnée par la révolte contre le régime du président Bachar el-Assad.

 La Ligue veut convaincre Moscou d’endosser son plan
Sur le plan diplomatique, le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil el-Arabi et Burhan Ghalioun, le chef du Conseil national syrien (CNS), qui réunit la quasi-totalité des courants de l’opposition, se sont rendus à New York espérant l’un et l’autre peser sur le Conseil de sécurité en faveur d’une intervention de l’ONU en Syrie. Avant son départ pour l’ONU, M. Arabi a dit espérer « un changement de position » de la Chine et de la Russie, « à l’égard du projet de résolution du Conseil de sécurité, qui devrait adopter le plan arabe ».
Signalons que les pays européens et arabes travaillent sur un texte appelant à un soutien international au plan défendu par la Ligue arabe, qui prévoit l’arrêt des violences et le transfert des pouvoirs du président Assad à son vice-président avant l’ouverture de négociations. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a une nouvelle fois appelé la Syrie à « stopper immédiatement le bain de sang ».
Le recours de la Ligue arabe au Conseil de sécurité a pour but, selon des experts, de faire davantage de pression sur le régime syrien mais n’est pas de nature à mettre fin à la violence. « Une résolution ne ferait qu’augmenter la pression sur le régime syrien, mais elle ne constitue pas une solution », affirme Névine Mossaad, professeur de sciences politiques à l’université du Caire. Un diplomate arabe impliqué dans les tractations en vue d’une sortie de crise se déclare quant à lui convaincu que « beaucoup de sang va encore couler en Syrie avant la chute du régime ».
(Sources : agences
et rédaction)
Des violences d’une intensité sans précédent ont gagné hier plusieurs villes proches de Damas, le bilan a ainsi été particulièrement lourd avec 80 personnes tuées, dont la moitié sont des civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), portant le nombre de tués depuis vendredi à 175.Des affrontements entre des soldats rebelles et l’armée régulière ont eu lieu dans des villes proches de Damas, à Ain Tarma et Kafar Batna, selon le chef de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane. Il s’agit des combats « les plus violents et les plus proches de Damas » depuis le début de la révolte à la mi-mars, a-t-il souligné. Les chars entrés à Kafar Batna sont ultramodernes, a-t-il ajouté précisant que « le régime se prépare désormais à d’importants combats dans la province de...