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À La Une - Revue De Presse

Sarkozy, "président courage ou président kamikaze"?

La presse française assez dubitative sur la stratégie et les annonces choc du président, à trois mois de la présidentielle.

Nicolas Sarkozy a choisi de s’adresser hier aux français sur plus de six chaînes de télévision en tant que chef d’Etat et non en tant que candidat. Thomas Samson/

A moins de trois mois de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy a choisi de s’adresser hier aux Français sur plus de six chaînes de télévision en tant que chef d’Etat et non en tant que candidat et a annoncé une série de mesures "choc" pour sortir la France d'une crise financière sans précédent.

Pressé dans son propre camp de se déclarer candidat pour contrer la forte avance de son adversaire socialiste, François Hollande, Nicolas Sarkozy a annoncé six mesures plutôt impopulaires auprès des citoyens français, dont notamment une hausse de la TVA ainsi que la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. La presse française est revenue aujourd’hui sur l’intervention télévisée du président français, une intervention qui selon l'institut Médiamétrie a été suivie par plus de 16 millions de téléspectateurs.

 

L’ensemble des quotidiens français se sont accordés à dire que les mesures décidées par M. Sarkozy sont risquées sur le plan électoral.

Dans le Figaro, journal de droite, Gaëtan de Capèle juge que le positionnement du président "est évidemment plus téméraire et plus risqué ... que de déclarer la guerre à la finance ou de promettre que les riches paieront". Selon lui, "c’est probablement aussi beaucoup plus utile pour l’intérêt général, à défaut d’être populaire". Pour Gaëtan de Capèle, "on peut difficilement reprocher au chef de l’État de commettre une erreur de diagnostic économique" parce que selon lui, "année après année, la France perd du terrain dans la compétition internationale" et ceci en raison  du coût de travail (Français) qui est "trop important" et en raison du fait que "la législation sociale (Française) est trop pesante".

 

Pour Guillaume Goubert du quotidien La Croix, "théoriquement, c'est en début de mandat que les responsables politiques peuvent prendre les décisions les plus audacieuses, celles qui bousculent l'ordre des choses. (...) De manière tout à fait inhabituelle, Nicolas Sarkozy fait l'inverse". D'où la question : pourquoi Nicolas Sarkozy prend-il le risque d’adopter des mesures impopulaires ? Selon Guillaume Coubert, la réponse est la suivante : le "président sortant cherche à endosser une stature particulière, celle de l'homme d'État churchillien n'hésitant pas à assumer des décisions non consensuelles".

 

Anne Sinclair, directrice éditoriale du Huffington Post, estime, pour sa part, que "Nicolas Sarkozy aura plus d'efforts à faire qu'une émission sérieuse(…) pour retrouver, ne serait-ce qu'en partie, la faveur envolée de l'opinion" des Français. Selon elle, "tout en jouant le registre du Président aux affaires trop occupé par les mesures d'urgence pour aller ferrailler dans les prétoires", Nicolas Sarkozy aura "manqué deux occasions : celle de dire tout simplement qu'il était candidat en jouant de la vérité et du courage dont il se veut le chantre", mais "celle aussi de revenir sur les aspects les plus décriés de sa politique pour convaincre les Français."

 

En ce qui concerne la presse de gauche, Jean-Paul Piérot de l’Humanité pense que "tout semble se passer comme si le chef de l'État (...) voulait achever d'ici à l'élection présidentielle l'œuvre de démolition du modèle social, accélérer la déréglementation du travail." Paul Quinio, dans Libération, juge "désespérantes" les mesures décidées par le président français, et regrette que ce dernier n'ait "qu’une seule option (...) celle du toujours plus de flexibilité. Comme s’il ne s’agissait que de s’adapter à la crise, et non de la combattre à la racine."

 

Dans la presse régionale, le ton est mitigé, entre ironie et soutien au président français. "Bien joué mais risqué", estime Philippe Rivière dans La Nouvelle République du Centre Ouest. Daniel Ruiz de La Montagne est pour sa part le seul à estimer que "Nicolas Sarkozy a sans doute repris la main et quelques points dans les sondages".

 

D’autres sont plus dubitatifs. François Martin s'interroge dans Le Midi Libre : "Président courage ou président kamikaze ?", tandis que L'Alsace, avec Patrick Fluckiger, estime que "Nicolas Sarkozy joue la présidentielle à quitte ou double". C'est un "coup de poker", ajoute Rémi Godeau dans L'Est Républicain.

 

Déjà candidat ou toujours président? Dans la Charente libre, Jacques Guyon ironise sur ce président qui n'est "pas du tout préoccupé par sa candidature. La meilleure preuve : il exclut toute augmentation d'impôt. Et ça, ça ne trompe pas...". Même ton pour Jean-Claude Souléry de La Dépêche du Midi qui s’amuse de voir que "Sarkozy est tellement candidat qu'il n'a même pas eu besoin hier soir d'en faire l'annonce officielle".

A moins de trois mois de la présidentielle française, Nicolas Sarkozy a choisi de s’adresser hier aux Français sur plus de six chaînes de télévision en tant que chef d’Etat et non en tant que candidat et a annoncé une série de mesures "choc" pour sortir la France d'une crise financière sans précédent.
Pressé dans son propre camp de se déclarer candidat pour contrer la forte avance de son adversaire socialiste, François Hollande, Nicolas Sarkozy a annoncé six mesures plutôt impopulaires auprès des citoyens français, dont notamment une hausse de la TVA ainsi que la mise en place d’une taxe sur les transactions financières. La presse française est revenue aujourd’hui sur l’intervention télévisée du président français, une intervention qui selon l'institut Médiamétrie a été suivie par plus de 16...
commentaires (1)

- - On n'est plus dans le premier tour qui a déjà eu lieu selon les sondages ! La question est ; qui des deux favoris de la presse , sera au second tour face à la Marine Nationale et à quel pourcentage .. , Il paraît qu'elle arrive largement en tête du premier tour .. ! Comme d'habitude , vous n'êtes pas obligé de me croire .

JABBOUR André

08 h 44, le 30 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • - - On n'est plus dans le premier tour qui a déjà eu lieu selon les sondages ! La question est ; qui des deux favoris de la presse , sera au second tour face à la Marine Nationale et à quel pourcentage .. , Il paraît qu'elle arrive largement en tête du premier tour .. ! Comme d'habitude , vous n'êtes pas obligé de me croire .

    JABBOUR André

    08 h 44, le 30 janvier 2012

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