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Culture

Quand Arthur K. défend les droits de l’homme...

Exposition Vingt-quatre toiles pour défendre les droits de l’homme (et à but caritatif) par Arthur K. sur les cimaises de la galerie Hamaskaïne. Arrêt sur toiles pour un tourbillon d’idées et d’images alliant, sans distinction, science, politique, art et culture.
28/01/2012
Défense et illustration, par le biais d’un pinceau volubile et véhément, des droits de l’homme. Arthur K. (en fait Arthur Kaprielli, alias docteur Harout Nacoulian), autodidacte (depuis plus de vingt-cinq ans), mordu de poésie et de peinture, sans abandonner son serment d’Hippocrate, a tronqué son stéthoscope pour une palette riche et sombre d’où émergent des images de justicier universel.
Vingt-quatre toiles, toutes dimensions confondues, ornées de dorure, mélange d’acrylique et de collages, pour traduire l’histoire du monde. Histoire de l’art, de la science et de la politique en vrac, comme les images d’une lanterne magique qui auraient perdu le chemin dans un kaléidoscope à la mitraille giratoire. Mouvance frénétique des idées, des guerres et des inventions comme une toupie lancée à une course folle. Un monde où les hommes souffrent, mais aussi créent et se défendent vaillamment contre l’adversité, les génocides, le clonage, les changements, la violence, bref ces contradictions inexplicables d’une humanité en proie à la destruction tout en aspirant à la paix. Et à une évolution d’un souverain confort quotidien.
Émergent de ces toiles parfois surchargées, des bribes de l’histoire de l’art et de l’histoire humaine tout court. Bribes un peu déformées, juxtaposées comme un puzzle mais perceptibles et compréhensibles à travers signes et visages. Du visage de Léonard de Vinci à John Lennon, en passant par Einstein, Picasso, Chirico, Rembrandt, le cinéaste arménien Parajanoff, le président Obama, le peintre Minas Avedissian, le chorégraphe Béjart, ces images tous azimuts et crins, sur un mixage chaotique et bariolé, ont pour thème central et unique le combat pour la liberté et la dignité humaine.
Approche un peu brouillonne, certes, mais qui secoue les consciences et ramène à la mémoire et à la lumière le combat des hommes pour un meilleur être moral. Pour une humanité active, mais libérée de ses chaînes.
À soixante-cinq ans, à travers ce magma houleux d’images délibérément désordonnées, Arthur K., loin d’opter pour la démission ou un abandon des valeurs évoquées, signe une peinture engagée, sans oublier toutefois les valeurs d’une plastique régie par la combinaison des mouvements ou l’équilibre des couleurs, même quand l’espace est sciemment fracturé et déstructuré. Une plastique qui revendique en force ses canons à l’harmonie, au tremblé des lignes et au chant des couleurs. Surtout ces couleurs sombres appartenant à la terre et à sa traversée semée d’embûches...

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