"Dégage", peut-on lire sur le front de ce manifestant de retour sur la place Tahrir, au Caire, aujourd'hui. Un message adressé, il y a un an à Hosni Moubarak et lancé, aujourd'hui, aux militaires au pouvoir. Photo Mahmud Hams /
L'opposant Mohammed ElBaradei a proposé vendredi une nouvelle feuille de route politique pour la transition en Egypte, où l'insatisfaction grandit vis-à-vis des militaires au pouvoir depuis la chute, il y a bientôt un an, du président Hosni Moubarak.
L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix 2005 a appelé "le Parlement à élire immédiatement un président par intérim", puis à former une commission pour rédiger une nouvelle Constitution. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, M. ElBaradei a estimé que la nouvelle Constitution devait "déterminer le système politique et garantir un Etat civil, de même que les droits et les libertés". Un président, dont "les pouvoirs seraient définis par la nouvelle Constitution", serait ensuite élu, et un nouveau scrutin législatif suivrait.
"Après un an de tâtonnement, il est temps de se mettre d'accord pour corriger le tir", a-t-il dit.
Les Egyptiens viennent d'élire leur Assemblée du peuple, tandis que la seconde chambre parlementaire, la Choura (Sénat consultatif), doit être élue à partir du 29 janvier.
L'armée a promis de rendre le pouvoir aux civils à l'issue d'une élection présidentielle prévue au plus tard fin juin, mais nombre d'Egyptiens l'accusent de vouloir préserver ses privilèges et continuer à influencer la vie politique.
Mohamed ElBaradei avait annoncé le 14 janvier qu'il ne serait pas candidat à la présidentielle, estimant que le régime autoritaire de Hosni Moubarak était toujours en place malgré le départ en février 2011 du raïs égyptien chassé par la rue après trois décennies de règne sans partage. "Ma conscience ne me permet pas de présenter ma candidature à la présidence ou à tout autre poste officiel tant qu'il n'y a pas de véritable démocratie", avait-il affirmé dans un communiqué.
Le départ des militaires était également la raison pour laquelle des milliers d'Egyptiens étaient réunis à la mi-journée pour prier sur la place Tahrir, au Caire. Après la prière hebdomadaire de la mi-journée, des marches sont parties des différentes mosquées du Caire pour rejoindre la célèbre place, épicentre de la révolte populaire de janvier-février 2011 contre Hosni Moubarak.
Cette journée de protestation a été placée sous le slogan "de la fierté et de la dignité" par les dizaines de groupes pro-démocratie à l'initiative de la mobilisation. Des centaines de personnes campent déjà sur la place depuis mercredi, date anniversaire du soulèvement.
Brandissant drapeaux et banderoles, les manifestants réclament la mise en oeuvre des objectifs de la révolution, notamment la fin du recours à des tribunaux militaires pour juger des civils, une restructuration du ministère de l'Intérieur, et le respect des libertés et de la justice sociale. "Allez Egyptiens, main dans la main, nous verrons une aube nouvelle", scandaient-ils.
Des manifestations devaient également avoir lieu dans d'autres villes du pays, en particulier à Alexandrie et à Suez.
L'ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix 2005 a appelé "le Parlement à élire immédiatement un président par intérim", puis à former une commission pour rédiger une nouvelle Constitution. Dans un communiqué publié sur sa page Facebook, M. ElBaradei a estimé que la nouvelle Constitution devait "déterminer le système politique et garantir un Etat civil, de même que les droits et les libertés". Un président, dont "les pouvoirs seraient définis par la nouvelle Constitution", serait ensuite élu, et un nouveau scrutin...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef