« Nous pouvons dire que le résultat de toutes ces rencontres est nul parce qu’Israël n’a pas avancé d’un pas pour reprendre les négociations », a déclaré ce responsable sous le couvert de l’anonymat après une ultime réunion à Amman. « La réunion (d’aujourd’hui) était la dernière », a-t-il assuré, attribuant l’absence de progrès au « refus d’Israël d’arrêter la colonisation ». Auparavant, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait annoncé qu’il se rendrait dans la région la semaine prochaine « pour encourager les deux parties à s’engager pour de bon et créer une atmosphère positive pour aller de l’avant ».
De son côté, la chef de la diplomatie de l’Union européenne (UE) Catherine Ashton, en visite dans la région, avait qualifié ces rencontres d’ « opportunités importantes » avant d’être reçue dans la soirée à Jérusalem par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui avait assuré vouloir continuer les discussions avec les Palestiniens.
Arrivée mardi pour une visite de trois jours dans la région, Mme Ashton s’était auparavant entretenue avec le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et la dirigeante de l’Organisation de libération de la Palestine, Hanane Achraoui. Elle rencontrera le président palestinien Mahmoud Abbas en Jordanie aujourd’hui. Dans un communiqué, Mme Achraoui a d’ailleurs exhorté l’UE à « prendre des mesures concrètes visant à obliger Israël à rendre des comptes sur ses actions unilatérales et ses violations du droit international ». « Les négociations se sont avérées jusqu’à présent futiles précisément à cause de ces actes illégaux et tout retour aux pourparlers demande un arrêt total de ces violations », a-t-elle ajouté.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a néanmoins laissé entendre lors d’une rencontre en Jordanie avec le roi Abdallah II qu’il pourrait renoncer à exiger un arrêt de la colonisation israélienne pour reprendre les négociations de paix si les deux parties s’entendaient sur le tracé des frontières. « Après la fin de ces réunions exploratoires, il y aura une phase d’évaluation et de consultations, avec sa majesté le roi Abdallah II, et nous avons une réunion avec le comité de suivi arabe le 4 février, et une décision sera prise à ce moment-là », a-t-il ajouté, rejoint en ces propos par le ministre jordanien des Affaires étrangères Nasser Jawdeh qui a qualifié ces réunions de « sérieuses ». « Il y a une dernière chance, cette dernière rencontre (aujourd’hui), et nous espérons que le gouvernement israélien changera sa méthode et présentera ce qui est exigé de lui », a conclu M. Abbas.
Pour sa part, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a estimé qu’ « en cas d’échec des réunions exploratoires, la partie palestinienne aura rempli ses obligations envers la communauté internationale et pourra choisir comment préserver ses droits et intérêts nationaux », évoquant la demande d’adhésion à l’ONU d’un État de Palestine.
Dans ce contexte tendu, Marwan Barghouthi a appelé hier les Palestiniens à l’unité et à la « résistance populaire pacifique » et salué les révolutions arabes lors d’une comparution en tant que témoin devant un tribunal israélien. « Le conflit s’achèvera au moment où s’achèvera l’occupation, où Israël se retirera sur les frontières de 1967 et un État palestinien sera créé », a-t-il ensuite affirmé en hébreu aux juges du tribunal de Jérusalem, qu’il a affirmé « ne pas reconnaître ».
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Il y a eu massacre d'un peuple avec usurpation de droit et de territoires, on negocie 10% de ce qui reste, et on aboutit a un echec, ashton , ban machin se precipite pourquoi faire avec leur programme creux confirmant un statu quo criminel, et en Syrie on dicte aux dirigeants legitimes des lois a appliquer et on refuse la negociation ! Allez negocions, negocions, il en restera toujours quelque chose de pas tres bon pour les legitimes.
04 h 55, le 26 janvier 2012