Indigné, révolté, le citoyen tient à exprimer sa colère. Une colère contre un État qui ne sait pas protéger les siens. Contre une classe dirigeante bien peu soucieuse du quotidien difficile de ses électeurs. Contre des lois iniques et moyenâgeuses, qui favorisent les uns aux dépens des autres. Contre l’appât du gain qui autorise les pires dérives. Contre le manque de prévoyance et l’absence de prévention, dans un pays qui en a bien besoin, pour avoir vécu tant de guerres et de crises.
Sa colère, il la crie alors tout haut, le citoyen. À qui veut bien l’entendre. Pour souligner son indignation. Pour exprimer son ras-le-bol. Qu’il soit chrétien ou musulman. Qu’il soit partisan, simple sympathisant, ou juste citoyen.
Un ras-le-bol, car il n’en peut plus de compter sur les promesses en l’air de la classe politique. Sur des décisions sur mesure, qui n’ont pour autre but que de plaire à certains. Mais qui font fi de la masse populaire qui rame au quotidien et encaisse coup sur coup, sans broncher.
Un brin de bon sens saupoudré d’une pincée de modestie. Une dose de bonne volonté accompagnée d’une vision à long terme. Le tout accompagné d’un zeste de compétence et de savoir-faire, dans l’intérêt du citoyen, bien évidemment. C’est ce qu’attend aujourd’hui le contribuable de ses élus. Afin que cessent de lui tomber dessus toutes sortes de catastrophes plus pénibles les unes que les autres. Et qu’émerge au final un État de droit digne de ce nom.
Ces vociférations vaines, ces inutiles je-vous-l’avais-dit, ces accusations en l’air lancées sur les décombres à proximité des corps encore ensevelis, le citoyen n’en veut pas. Ce qu’il veut, ce sont des actes concrets et des mesures préventives, par respect pour lui et pour les siens.
Mais y a-t-il seulement quelqu’un pour l’écouter ?


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