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Des autorités scientifiques et médicales en Australie ont demandé à ce que les bouteilles et canettes de boissons énergisantes, fortes en caféine, portent un avertissement sanitaire. Cet appel survient suite à une hausse de problèmes médicaux chez leurs consommateurs. Le nombre de cas d’effets indésirables apparus après la consommation d’une boisson énergisante est en fait passé de 12 en 2004 à 65 en 2010, ont indiqué les professionnels de la santé de la faculté de médecine de l’Université de Sydney et du Centre d’information sur les poisons de l’État de Nouvelle-Galles.
De 2004 à 2020, 128 personnes ont été hospitalisées avec des symptômes allant de palpitations cardiaques à des problèmes digestifs, en passant par une agitation anormale. Sur ces 128 hospitalisations, vingt patients ont souffert de sérieux problèmes : hallucinations ou crises diverses.
Selon cette étude publiée dans le Medical Journal of Australia, les patients étaient âgés en moyenne de 17 ans et avaient mélangé ces boissons avec de l’alcool.
Une canette de ces boissons peut contenir jusqu’à 300 milligrammes de caféine, contre 65 à 120 mg pour une tasse de café.
« Il faudrait regarder combien de caféine ces boissons seraient autorisées à contenir, combien de bouteilles on peut acheter en une seule fois et fixer un âge plancher pour l’acheteur », a estimé Naren Gunja, directeur du Centre d’information sur les poisons.
La prise d’antidépresseurs dangereuse pour les nouveau-nés
La prise d’antidépresseurs chez les femmes en fin de grossesse multiplie par deux le risque de donner naissance à des enfants souffrant d’hypertension pulmonaire persistante, selon une étude réalisée dans les pays d’Europe du Nord par l’Institut Karolinska de Stockholm.
« La prise d’antidépresseurs de type ISRS (Inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine, NDLR) après la vingtième semaine d’aménorrhée est associée à un risque doublé d’hypertension pulmonaire persistante chez le nouveau-né, à trois pour mille », selon les conclusions de l’étude.
Le nombre de nouveau-nés souffrant de cette maladie est de 1,2 pour mille en moyenne, ajoute l’institut, en soulignant que le taux de mortalité chez les individus nés avec une hypertension pulmonaire persistante était de 15 %.
L’étude du Karolinska prend en compte 1,6 million de naissances survenues entre 1996 et 2007 dans les cinq pays d’Europe du Nord (Danemark, Finlande, Islande, Norvège et Suède). Il s’agit de la première étude représentative de cette envergure, qui complète l’étude Chambers publiée en 2006 dans le New England Journal of Medicine.
Selon l’étude, les 11 000 femmes prenant des antidépresseurs en fin de grossesse ont donné naissance à 33 enfants atteints d’hypertension pulmonaire.
« Les médecins qui traitent des patientes enceintes contre la dépression doivent s’efforcer d’envisager des approches non médicamenteuses », prévient la responsable de l’étude, Helle Kieler, dans un communiqué.
L’aspirine à petites doses préventives : plus de mal que de bien
Les risques posés par la prise d’une faible dose d’aspirine chaque jour pour des personnes sans maladie cardio-vasculaire dépassent les bénéfices en terme de prévention d’un accident cardiaque, selon une étude publiée dans la revue spécialisée Archives of Internal Medecine.
L’étude dirigée par des chercheurs britanniques de l’Université de Londres a examiné les données portant sur 100 000 participants à neuf essais cliniques.
Les résultats montrent certes une diminution de 10 % du risque de maladie cardio-vasculaire, sans conduire pour autant à une baisse significative des décès dus à un accident cardio-vasculaire ou à un cancer. En revanche, la prise régulière d’aspirine à faible dose a entraîné un risque de 30 % plus élevé de saignements internes mettant en danger la vie du patient.
L’étude conclut que pour des patients en bonne santé, sans pathologie cardiaque détectée, la prise d’aspirine à petite dose entraîne davantage de risque que de bénéfices.
L’aspirine, qui prévient la formation de caillots, est administrée aux patients souffrant d’une maladie cardio-vasculaire, par exemple après la pose d’un stent. Mais des médecins ont également commencé à prescrire la prise de faibles doses d’aspirine de façon préventive, sans pathologie connue. Or, l’aspirine à long terme peut entraîner des saignements de type ulcère mais aussi des saignements oculaires.
« L’effet bénéfique de l’aspirine dans la prévention des maladies cardio-vasculaires pour des personnes ayant fait des attaques ou des AVC (accident vasculaire cérébral) est indiscutable », a estimé le Dr Rao Sehasai, de l’Université de Londres-St George, engageant ces patients à poursuivre leur traitement. « Mais les bénéfices pour des personnes qui n’ont pas ces problèmes sont beaucoup plus modestes qu’on le croyait, et un traitement à l’aspirine peut entraîner potentiellement des dégâts majeurs consécutifs à des saignements », a-t-il ajouté.
(Source : AFP)


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