M. Ghalibaf, 50 ans, a été commandant des forces aériennes des gardiens de la révolution (l’armée d’élite du régime iranien), chef de la police du pays puis rival malheureux de M. Ahmadinejad lors de l’élection présidentielle de 2005.
Cette même année, M. Ghalibaf a été nommé maire de Téhéran en remplacement de son rival, et beaucoup ont salué son travail pour dégraisser les services administratifs, étendre les parcs et améliorer les infrastructures de transports dans une ville étouffée par un trafic dense et chaotique.
Même s’il n’a pas participé à l’élection qui a vu M. Ahmadinejad remporter un second mandat dans des conditions controversées en 2009, M. Ghalibaf reste aux yeux de nombreux Iraniens un candidat probable lors du prochain scrutin présidentiel en 2013, quand l’actuel président ne pourra plus se représenter.
Comme à son habitude, M. Ghalibaf n’a pas exprimé explicitement lors de l’entretien ses ambitions pour ce poste. Mais à moins de deux mois des élections législatives du 2 mars, un scrutin qui apparaît comme un bras de fer entre deux camps conservateurs – les partisans et les opposants de M. Ahmadinejad – le maire de Téhéran a souhaité une nouvelle assemblée « sans les excès et le gâchis » de l’actuelle.
« Je ne veux pas voir un Majlis (Parlement) transformé en terrain de luttes de factions, mais un Majlis qui puisse guider la nation sur la voie du progrès et du développement », a-t-il insisté. Le Conseil des gardiens de la Constitution est actuellement en train d’examiner les 5 395 candidats, dont 428 femmes, inscrits pour ce scrutin et qui doivent tous reconnaître au préalable l’autorité absolue du guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei – ce qui risque de laisser peu de place aux réformateurs.
(Source : AFP)


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