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À La Une - Notation

La France perd son fameux AAA

Tous les pays de la zone euro sous perspective négative, sauf Allemagne et Slovaquie.

Des partisans du Parti socialiste ont manifesté hier devant les bureaux de Standard and Poor’s à Paris. Gonzalo Fuentes/Reuters

La France a perdu sa note financière AAA, la meilleure possible, désormais abaissée d’un cran à AA+ avec perspective négative, a confirmé hier soir l’agence d’évaluation Standard and Poor’s sur son site Internet. Cette perspective négative signifie que l’agence envisage de dégrader à nouveau cette note à moyen terme. La chance de dégradation en 2012 ou 2013 est d’« au moins une sur trois ».
Standard & Poor’s précise dégrader la note de la France en raison « de l’aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires dans la zone euro à laquelle la France est étroitement liée ». L’agence indique en outre que la note de la France continue de « refléter son économie saine, diversifiée et solide dont la main-d’œuvre est hautement qualifiée et productive ». Elle note à l’inverse « l’endettement relativement élevé des administrations publiques ainsi que les rigidités du marché du travail » mais souligne que le gouvernement français « traite ces questions par une stratégie de consolidation budgétaire et de réformes structurelles ».
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a de son côté minimisé la perte du triple A de la France, se montrant solidaire avec ce pays qu’il a jugé « sur la bonne voie ». « Nous devons tous ensemble tenir les règles, renforcer la compétitivité, nous le faisons tous ensemble », a déclaré M. Schäuble à des journalistes en marge d’un meeting électoral pour une élection régionale à Kiel (Nord). M. Schäuble n’a pas exclu que la décision de Standard & Poor’s sur la France puisse avoir un impact sur l’Allemagne. « Je crois que nous sommes tous étroitement liés les uns aux autres. Pour cette raison, cela ne nous laisse pas indifférents », a déclaré le ministre. Il a insisté : « Nous sommes ensemble sur la bonne voie. »
Il a par ailleurs souligné que seule Standard & Poor’s avait dégradé la France, alors que les deux autres grandes agences internationales d’évaluation financière, Moody’s et Fitch, attribuent toujours, pour l’instant, un « triple A » à la France.
Questionné sur les conséquences de la décision de Standard & Poor’s pour le Fonds de secours financier de l’Union monétaire (FESF), dont la France et l’Allemagne sont les principaux contributeurs, M. Schäuble a estimé que cette dégradation montrait combien était importante la décision de démarrer rapidement le Mécanisme européen de stabilité (MES). La zone euro s’est quant à elle dit déterminée à faire tout son possible pour sauvegarder le triple A du FESF.
Standard & Poor’s a en outre abaissé la note de huit autres pays de la zone euro, parmi eux cinq sont rétrogradés d’un cran et quatre – Espagne, Italie, Portugal et Chypre – sont abaissés de deux crans.
Par ailleurs, l’agence de notation a placé sous perspective négative tous les pays de la zone euro, sauf l’Allemagne et la Slovaquie, à l’issue de son processus d’évaluation. « Les perspectives sur les notes long terme de l’Autriche, la Belgique, Chypre, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, la Slovénie et l’Espagne, sont négatives ». Rappelons que la Grèce était déjà sous perspective négative.
(Source : agences)
La France a perdu sa note financière AAA, la meilleure possible, désormais abaissée d’un cran à AA+ avec perspective négative, a confirmé hier soir l’agence d’évaluation Standard and Poor’s sur son site Internet. Cette perspective négative signifie que l’agence envisage de dégrader à nouveau cette note à moyen terme. La chance de dégradation en 2012 ou 2013 est d’« au moins une sur trois ».Standard & Poor’s précise dégrader la note de la France en raison « de l’aggravation des problèmes politiques, financiers et monétaires dans la zone euro à laquelle la France est étroitement liée ». L’agence indique en outre que la note de la France continue de « refléter son économie saine, diversifiée et solide dont la main-d’œuvre est hautement qualifiée et productive ». Elle note à...
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