Le ministre du Travail Charbel Nahas. Photo archives.
La commission de l’indice des prix qui regroupe des représentants de tous les acteurs socio-économiques s’est réunie aujourd’hui sans toutefois parvenir à un accord concernant le projet de Charbel Nahas sur la hausse des salaires.
"Les discussions sont malheureusement toujours au point mort", a affirmé aux journalistes le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Ghassan Ghosn, à l’issue de la réunion. "Le ministre du Travail (Charbel Nahas) considère que l'accord que nous avons conclu avec les organismes économiques (sur la hausse des salaires) est illégal et non contraignant", a ajouté M. Ghosn, tout en affirmant que la CGTL s’en tient toujours au document signé le 21 décembre dernier, à Baabda.
Une position partagée par le président de l’Association des commerçants de Beyrouth et représentant du patronat au sein de la commission de l’indice des prix, Nicolas Chammas. "Nous sommes attachés à cet accord qui représente un exemple réussi du dialogue au Liban", a-t-il dit à la presse à sa sortie de la réunion. "La loi devrait être au service du citoyen, a-t-il ajouté. Le ministre (du Travail) et le Premier ministre (Nagib Mikati) doivent trouver une issue juridique (à cette affaire) pour signer le décret de loi sans réserves".
Le ministre Nahas a affirmé de son côté que cette question devrait faire l’objet de discussions au sein du gouvernement, tout en soulignant qu’il est du "devoir de l’Etat d’appliquer la loi". Il a ajouté que les organismes économiques ainsi que les syndicats n’avaient pas pris son projet sur la hausse des salaires au sérieux.
Le projet de Charbel Nahas prévoit de porter le salaire minimum à 800.000 LL en y incluant les indemnités de transport, alors que l'accord signé entre le patronat et la CGTL prévoyait de fixer le salaire minimum à 675.000 LL, les indemnités de transport (s'élevant à un peu plus de 200.000 LL) n'étant pas incluses dans le salaire minimum. C'est cette volonté du ministre du Travail d'inclure les indemnités de transport dans le salaire minimum qui est catégoriquement rejetée par le patronat en raison des charges supplémentaires importantes qu'une telle mesure entraîne au niveau des montants versés par les organismes économiques à la Sécurité sociale et au niveau des indemnités de fin de service. Le Conseil d'Etat a également rejeté l'inclusion des indemnités de transport dans le salaire minimum.
Mercredi, le Conseil d’État a donc approuvé une version modifiée du projet Nahas, mais sous conditions. Le Conseil d’État a demandé que la hausse des salaires soit basée sur des études concrètes qui reflètent le niveau de vie des citoyens et a insisté sur le fait que le salaire minimum doit nécessairement couvrir les dépenses indispensables des ménages et ce en accord avec l’article 44 du code du travail. Le Conseil d’État a également rappelé que selon l’article 2 de l’Organisation internationale du travail, le salaire minimum ne peut être réduit.
La nouvelle mouture du ministre Nahas propose que les salaires s’étendant jusqu’à 1 million de livres reçoivent une augmentation de 100 % avec un plafond de 600.000 livres. Une hausse de 25 % est aussi prévue sur la tranche de salaire incluse entre 1,5 million et 2,5 millions de livres. "Une aberration", a affirmé mardi M. Chammas à l’OLJ, qui a mis en garde contre un accroissement du taux d’inflation et une augmentation des loyers.
La réunion d’aujourd'hui entre les représentants des organismes économiques aurait, par ailleurs, été marquée par une joute verbale entre M. Ghosn et le journaliste Mohammad Zbib, d’al-Akhbar, selon la correspondante de la chaîne LBC. Le patron de la CGTL a protesté contre la présence de M. Zbib qui s’est attaqué à M. Ghosn dans un de ses articles, l’accusant d’avoir "trahi la classe ouvrière".
"Les discussions sont malheureusement toujours au point mort", a affirmé aux journalistes le président de la Confédération générale des travailleurs libanais (CGTL), Ghassan Ghosn, à l’issue de la réunion. "Le ministre du Travail (Charbel Nahas) considère que l'accord que nous avons conclu avec les organismes économiques (sur la hausse des salaires) est illégal et non contraignant", a ajouté M. Ghosn, tout en affirmant que la CGTL s’en tient toujours au document signé le 21 décembre dernier, à Baabda.
Une position partagée par le président de l’Association des commerçants de...



- - Le Brillant ministre du travail , montre à ces messieurs nouveaux riches d'après guerre , qui ont exploité les travailleurs depuis Taef et continuent , avec la bénédiction illégale des anciens dirigeants , aujourd'hui en fuite ou effacés , que ces pratiques d'un autre âge ont vécus et ne reviendront plus . Il y a un gouvernement majoritaire qui gouverne et décide , et non des accords à la sauvette fait ici et là , qui ne représentent que leurs pauvres diables de signataires , qui n'ont plus droit au chapitre . Bravo et merci monsieur le ministre , et merci mon général .
10 h 41, le 12 janvier 2012