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Liban - Environnement

Poissons-chats : les baigneurs libanais n’ont rien à craindre

Une nouvelle espèce de poissons est de plus en plus observée dans l’environnement marin local. Les plongeurs recommandent la prudence aux pêcheurs.

Un poisson d’une taille d’environ 20 centimètres. Ses épines dorsales libèrent le poison.

L’ouverture de la Méditerranée à la mer Rouge et à d’autres mers réserve parfois des surprises. La présence de colonies de poissons-chats de plus en plus importantes a été repérée par des plongeurs. Cette présence inquiète pêcheurs et plongeurs parce que ce poisson peut libérer, au contact de ses épines dorsales, un poison très puissant pouvant causer la mort dans certains cas. Mohammad Sariji, président du syndicat des plongeurs professionnels, a précisé à L’Orient-Le Jour que « plusieurs incidents ont déjà été recensés auprès de pêcheurs qui avaient attrapé de tels poissons accidentellement dans leurs filets, et qui les avaient touchés sans prendre de précautions ». Il ajoute que les baigneurs n’ont rien à craindre, étant donné que ce poisson nage en profondeur et n’a aucune raison de s’approcher d’eux.
Les poissons-chats observés dans la mer du Liban ont une longueur d’environ 20 centimètres, explique Mohammad Sariji. Le nom scientifique de l’espèce est le Plotosus lineatus, de la famille des Plotosidae. Ces poissons ne survivent qu’en communauté, dans des groupes qui peuvent atteindre des centaines d’individus. Ils élisent souvent domicile dans les grottes sous-marines. Cette espèce a six moustaches, trois de chaque côté de la bouche, d’où son nom. Le plus dangereux, ce sont ses épines dorsales qui contiennent le poison.


« C’est un poisson qu’il vaut mieux regarder mais ne jamais toucher, souligne Mohammad Mezher, un instructeur de plongée. Mais au cas où l’on serait blessé par une épine, la première chose à faire est de plonger la main dans de l’eau aussi chaude que possible, espérant que le poison se diluera. Après cela, une hospitalisation s’impose. »
Un banc de poissons-chats d’une taille significative a été signalé récemment par des plongeurs. L’instructrice de ce groupe, Maha Hajj, a décrit le banc comme « un spectacle extraordinaire de poissons qui nagent en parfaite synchronisation comme s’ils étaient une boule de feu ». « Il est très probable que cette espèce nous vienne de la mer Rouge, poursuit-elle. Leur présence a été répertoriée pour la première fois il y a un an et demi. » Mohammad Sariji ajoute que les poissons-chats ont été vus pour la première fois par des plongeurs à Tyr, puis de plus en plus dans d’autres zones. « Depuis que la nouvelle a été médiatisée, j’ai été contacté par plusieurs personnes me signalant la présence de ces poissons en diverses régions, dont Beyrouth, dit-il à L’Orient-Le Jour. Il semble bien que cette espèce se soit définitivement établie sur nos côtes. »


Le syndicat des plongeurs professionnels a appelé les pêcheurs, qu’ils soient professionnels ou amateurs, à ne pas s’approcher de cette espèce, et, au cas où ils la retiendraient accidentellement dans leurs filets ou au bout de leurs fusils de pêche, à ne la manier qu’avec une extrême prudence. Il a également demandé aux institutions étatiques concernées de mener une étude sérieuse et globale sur l’arrivée de cette espèce dans notre mer. « Il est vrai que le danger que représente le poisson-chat pour l’homme est limité, à moins d’un contact très direct, conclut Mohammad Sariji. Mais il faut évaluer son impact sur notre biodiversité marine et les espèces autochtones. »

L’ouverture de la Méditerranée à la mer Rouge et à d’autres mers réserve parfois des surprises. La présence de colonies de poissons-chats de plus en plus importantes a été repérée par des plongeurs. Cette présence inquiète pêcheurs et plongeurs parce que ce poisson peut libérer, au contact de ses épines dorsales, un poison très puissant pouvant causer la mort dans certains cas. Mohammad Sariji, président du syndicat des plongeurs professionnels, a précisé à L’Orient-Le Jour que « plusieurs incidents ont déjà été recensés auprès de pêcheurs qui avaient attrapé de tels poissons accidentellement dans leurs filets, et qui les avaient touchés sans prendre de précautions ». Il ajoute que les baigneurs n’ont rien à craindre, étant donné que ce poisson nage en profondeur et n’a aucune raison de...
commentaires (4)

Il existe un poisson-chat et poisson-tigre dans certaines rivières Africaine (que j'ai péché d'ailleurs suite à un long combat "adrénalinique" avec l'animal, avec un bas de ligne en Kevlar, svp) qui niaquent tout ce qui pend lors des béates baignades! Avis aux amateurs de nudisme et de topless. Vive le silicone, hors PIP pour certaines femmes qui ne risquent rien... Béh, les hommes... remettez votre maillot de bain et arrêtez de jouer pas au malin avec les poisson!

Ali Farhat

16 h 19, le 12 janvier 2012

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Commentaires (4)

  • Il existe un poisson-chat et poisson-tigre dans certaines rivières Africaine (que j'ai péché d'ailleurs suite à un long combat "adrénalinique" avec l'animal, avec un bas de ligne en Kevlar, svp) qui niaquent tout ce qui pend lors des béates baignades! Avis aux amateurs de nudisme et de topless. Vive le silicone, hors PIP pour certaines femmes qui ne risquent rien... Béh, les hommes... remettez votre maillot de bain et arrêtez de jouer pas au malin avec les poisson!

    Ali Farhat

    16 h 19, le 12 janvier 2012

  • Christian, certains humains ne sont pas plus dangereux que les poissons-chats, mais que les loups mêmes... L'animal le plus barbare sur la terre, c'est l'homme ! Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    14 h 32, le 11 janvier 2012

  • Je crois que le contact de certains humains pour d'autres est infiniment plus dangereux!

    GEDEON Christian

    07 h 09, le 11 janvier 2012

  • Il nous manquait que ça et avec toute la pollution de nos côtes ce bouquet de Poissons-chats pour empoisonner nos pêcheurs . Vraiment malchanceux . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A. Nazira

    06 h 30, le 11 janvier 2012

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