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Économie - Marché De L’Immobilier

Les prix peuvent-ils baisser ?

C’est la question que tout le monde se pose ! Les réponses divergent. Il y a les optimistes qui pensent que l’immobilier va continuer à se stabiliser en 2012 et il y a les pessimistes qui voient dans les indicateurs du secteur les signes d’un fléchissement futur : réduction du nombre de transactions, augmentation des délais de vente, acquéreurs de moins en moins pressés... C’est une évidence, le contexte sécuritaire régional et les événements syriens sont des facteurs d’inquiétude. Pour certains, plus le marché sera en berne et moins les prix pourront rester éternellement inchangés. Il est incontestable que les belles années de 2005 à 2009 sont loin derrière nous. Désormais, l’évolution de la demande est plus chaotique et n’arrive pas à suivre la multiplication des projets. Ainsi, le stock d’appartements neufs à Beyrouth ne cesse de s’accroître alors que les ventes se réalisent au compte-gouttes. Aussi, le nombre des invendus dans le nouveau stock s’accumule. Beaucoup de promoteurs n’arrivent pas à écouler leur produit avant la fin des travaux. Ce n’était pas le cas il y a quelques années. D’un côté, les propriétaires continuent de faire bonne figure. Parfois, leurs prix sont supérieurs à ceux de 2011, mais très vite les négociations permettent de revenir aux prix de 2010. De l’autre, certains spéculateurs s’impatientent. Ils pensaient revendre facilement et rapidement leur bien avec un profit substantiel, mais cela est plus facile à dire qu’à faire. Pressés, ils sont prêts à casser les prix. Déjà, certains appartements sont affichés à 5 000 dollars au m2 au centre-ville alors que le promoteur demande 25 % de plus dans le même projet. Sur le plan foncier, quelques signes montrent un tarissement du marché. Des parcelles à Beyrouth sont à vendre par des pseudo-promoteurs qui, voulant surfer sur la vague immobilière des années passées, ont été incapables de vendre le moindre appartement de leur projet au cours des derniers mois. Ainsi, au lieu de commencer la phase de construction sans aucune prévente, ils préfèrent revendre leur bien en espérant trouver un « pigeon » capable de réussir là où ils ont échoué. Parallèlement, les propriétaires qui ont compris que la valeur de leur terrain est proportionnelle à son potentiel de développement commencent à revoir à la baisse leur ambition. Tant que les prix des appartements ou des bureaux sont stables, il est illogique de demander le prix fort. De ce fait, les négociations entre l’éventuel acheteur et le vendeur vont bon train pour arriver à une juste valeur.

 

En coopération avec : RAMCO
Tél.: 01-349910

C’est la question que tout le monde se pose ! Les réponses divergent. Il y a les optimistes qui pensent que l’immobilier va continuer à se stabiliser en 2012 et il y a les pessimistes qui voient dans les indicateurs du secteur les signes d’un fléchissement futur : réduction du nombre de transactions, augmentation des délais de vente, acquéreurs de moins en moins pressés... C’est une évidence, le contexte sécuritaire régional et les événements syriens sont des facteurs d’inquiétude. Pour certains, plus le marché sera en berne et moins les prix pourront rester éternellement inchangés. Il est incontestable que les belles années de 2005 à 2009 sont loin derrière nous. Désormais, l’évolution de la demande est plus chaotique et n’arrive pas à suivre la multiplication des projets. Ainsi, le stock...
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