Le Conseil des ministres a « approuvé le projet de décret lié à l’autorité de gestion du secteur pétrolier, qui comprend le règlement administratif, le règlement financier, celui des contractuels ainsi que les règles des activités pétrolières », avait indiqué le ministre des Affaires sociales Waël Bou Faour, au terme de la réunion de mercredi. La création de cette autorité, qui devra superviser l’exploitation et le forage au large du Liban, intervient un an et demi après que le Parlement libanais a approuvé l’exploitation off-shore de champs de gaz et de pétrole. Le décret devrait ouvrir la voie au lancement d’un appel d’offres pour des contrats d’exploration. Ce sujet a créé des tensions avec Israël, les deux pays techniquement en guerre n’ayant pas de frontières formelles et étant en désaccord sur le tracé de la frontière maritime. En juillet 2011, le gouvernement israélien a provoqué la colère de Beyrouth en soumettant à l’ONU un tracé différent de celui proposé l’année d’avant par le Liban et qui était moins favorable à Israël.
Les autorités libanaises assurent que leur tracé est conforme à l’accord d’armistice élaboré en 1949, qu’Israël n’a jamais contesté. Le Parlement libanais avait par la suite approuvé un projet de loi sur la démarcation de ses frontières maritimes, qui définit la zone économique exclusive du Liban.
Aucun des deux pays ne semble prêt à céder, tout particulièrement depuis la découverte près de la zone disputée de réserves énergétiques sous-marines susceptibles de générer des milliards de dollars. Le Hezbollah, qui s’était engagé dans une guerre dévastatrice contre Israël en 2006, s’était impliqué dans le débat en mettant en garde l’État hébreu contre toute tentative de pillage des ressources en hydrocarbures au large du Liban.
(Source : AFP)

