Pour les proches des victimes, la douleur est immense. Kareem Raheem/
Une série d'attentats anti-chiites ont ensanglanté l'Irak jeudi, tuant au moins 68 personnes, alors que le pays traverse une grave crise politique et confessionnelle.
En matinée, une série d'explosions a visé deux des quartiers chiites les plus emblématiques de Bagdad : Kazimiya, où se trouve le mausolée du 7e imam, Moussa al-Kadoum, et Sadr City, le plus grand quartier chiite de la capitale.
A Kazimiya, deux voitures piégées ont explosé vers 09H00 (06H00 GMT) à des carrefours proches. Elles ont fait au moins 14 morts et 31 blessés selon un responsable du ministère de la Défense, tandis qu'une source au ministère de l'Intérieur a évoqué un bilan de 15 morts et 31 blessés.
A Sadr City, une moto piégée a explosé vers 07H00 (04H00 GMT) près d'un groupe de journaliers qui attendaient qu'on vienne leur proposer du travail, faisant 7 morts et 20 blessés, selon le responsable du ministère de l'Intérieur. Peu après, deux bombes dissimulées en bord de route ont explosé près du principal hôpital du quartier au moment où les blessés y étaient conduits, faisant deux morts et 15 blessés supplémentaires, selon la même source.
"Où sont les forces de sécurité ? Où sont les points de contrôle ? Comment cette voiture piégée a-t-elle pu exploser ici", tempêtait, furieux, Achour Abdoullah, un homme de 60 ans près du site des explosions à Kazimiya où s'activaient les secours et les forces de l'ordre.
Une femme d'une cinquantaine d'années à proximité hurlait et pleurait: "Des innocents meurent, on les tue sans raison. Que Dieu accomplisse sa vengeance sur ceux qui ont commis ces meurtres !"
Quelques heures plus tard, un attentat, commis par un kamikaze portant une ceinture d'explosifs, a visé un groupe de pèlerins chiites près de Nassiriya, dans le sud du pays, selon le site officiel de la province de Zi Qar. Un médecin des services de santé de la province, Hadi Badr el-Riyahi, a avancé un bilan de "45 morts et 68 blessés".
Les pèlerins se rendaient à pied dans la ville sainte de Kerbala pour des célébrations de l'Arbaïn, un deuil religieux chiite commémorant la mort de l'imam Hussein à Kerbala.
L'Iran a condamné ces attaques anti-chiites qui "visent à provoquer des affrontements inter-religieux", a déclaré jeudi le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, cité par l'agence officielle Irna. Il a aussi critiqué le "silence de certains pays face à ces actions terroristes qui sont contraires à la paix et à la stabilité dans la région".
Ces attentats sont les plus meurtriers dans la capitale irakienne depuis le 15 août 2011. Ils interviennent en pleine crise politique entre les blocs politiques sunnites et chiites. Plusieurs responsables politiques ont exprimé ces derniers jours leur crainte de voir resurgir les terribles violences confessionnelles qui avaient fait des dizaines de milliers de morts en 2006 et 2007.
Le conflit actuel s'est déclaré lorsque le bloc parlementaire Iraqiya, soutenu par les sunnites, a entrepris à la mi-décembre de dénoncer en termes très forts les méthodes autoritaires du Premier ministre chiite, Nouri al-Maliki. Il a été aggravé par le mandat d'arrêt pour complot lancé quelques jours plus tard à l'encontre du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi, qui se trouve actuellement au Kurdistan irakien (nord). Le bloc Iraqiya, deuxième groupe parlementaire avec 82 députés, boycotte depuis plus de deux semaines les travaux du Parlement, et ses neuf ministres font de même au gouvernement.
"Les responsables politiques luttent entre eux pour le pouvoir et nous en payons le prix", se lamentait, ce matin, Ahmed Khalaf, un des journaliers présents sur le site des explosions à Sadr City. "Est-ce de notre faute si Hachémi est recherché, ou si d'autres personnes sont recherchées ? Pourquoi devons-nous payer à leur place ?", demandait-il.
Les Etats-Unis et l'ONU ont lancé des appels au calme et plaidé pour un dialogue entre les différents blocs politiques, mais aucune rencontre n'a eu lieu pour l'instant. M. Maliki a toutefois semblé lâcher un peu de lest cette semaine en acceptant que les ministres d'Iraqiya boycottant les travaux du gouvernement ne soient pas démis de leurs fonctions mais considérés comme "en congé". Certains portefeuilles ont été temporairement réattribués à d'autres ministres pour permettre au gouvernement de poursuivre son travail, a seulement précisé mercredi un responsable parlementaire sous couvert d'anonymat.
En matinée, une série d'explosions a visé deux des quartiers chiites les plus emblématiques de Bagdad : Kazimiya, où se trouve le mausolée du 7e imam, Moussa al-Kadoum, et Sadr City, le plus grand quartier chiite de la capitale.
A Kazimiya, deux voitures piégées ont explosé vers 09H00 (06H00 GMT) à des carrefours proches. Elles ont fait au moins 14 morts et 31 blessés selon un responsable du ministère de la Défense, tandis qu'une source au ministère de l'Intérieur a évoqué un bilan de 15 morts et 31 blessés.
A Sadr City, une moto piégée a explosé vers 07H00 (04H00 GMT) près d'un groupe de journaliers qui attendaient qu'on vienne leur proposer...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Merci Kamel et André de votre confiance, de la sympathie et de l'amitié que vous offrez à votre serviteur! Un gueuleton avec vous ne peut qu'être un immense plaisir. Alors au prochain contact privé. Bien à vous 2.
15 h 45, le 06 janvier 2012