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Nos lecteurs ont la parole

Les lecteurs ont voix au chapitre

Souhaits de fin d’année

Maintenant qu’une page de l’histoire a été tournée avec l’avènement de la nouvelle année 2012, le souhait de tous les Libanais est de vivre en paix, loin des tensions régionales, et d’éviter surtout le tsunami qui change autour de nous la face du monde arabe . Mais avec un gouvernement non homogène, qui n’arrive plus à trouver, entre ses membres, un dénominateur commun sur le salaire minimum, le problème de l’électricité, la cherté de vie, les armes illégales et enfin le sort du TSL, le Libanais se demande comment surmonter ces obstacles dans un pays où le trafic d’influence remplace la loi, et où chacun doit se débrouiller pour survivre malgré des institutions, complètement dépassées et ne suivant plus le cours du modernisme. Côté juridique, on espère que les procès iront plus vite, que l’on aura bientôt fini des dossiers qui dorment dans les tiroirs depuis plus d’une quarantaine d’années, que l’on finirait bien par voter une loi des loyers équitable. En urbanisme, cessons de bâtir des tours dans des ruelles étroites, qui n’ont pas changé depuis plus d’un demi-siècle, pour ne plus suffoquer, et de percer des autoroutes qui finissent toutes en col de bouteille dans des rues étroites. Enfin, si l’une de nos armes les plus puissantes est le dialogue, essayons d’en user en 2012.

Antoine SABBAGHA

L’article de Robert Fadel

Après avoir lu l’article de M. Robert Fadel (Entre la protection des communautés et celle de l’État, vendredi 23 décembre – NDLR), j’ai voulu d’abord l’en féliciter. Puis je me suis dit qu’en sa qualité de député, il ne faisait que son devoir en nous faisant partager sa réflexion. Ce n’était donc pas le plus important, ni pour lui ni pour nous autres, l’essentiel étant ailleurs. L’essentiel de cet article réside, en réalité, dans l’approche adoptée par son auteur, raisonnée et rationnelle, sage, courageuse, respectueuse non seulement de toutes les factions politiques mais surtout du citoyen, et ce n’est pas peu en démocratie. Cet article a par ailleurs l’avantage d’être clair. Il met en évidence, au-delà de l’épineuse réforme de la loi électorale, le véritable problème du Liban qui oscille entre État nation et État communautés. Il y a là une véritable plate-forme de travail pour celles et ceux qui veulent vraiment sortir le pays des sables mouvants dans lesquels il se débat. Et puis, force est de constater le langage juste et mesuré et non point consensuel (le consensus ayant été, très souvent, embourbé dans de fausses interprétations au service d’intérêts partisans et féodaux). C’est finalement à une véritable réflexion sur l’identité du Liban que nous invite M. Fadel, classe politique et citoyens confondus. Un enjeu national de taille qui ne connaît pas de consensus et qui devrait figurer au premier chapitre du dialogue national.

Philippe KANDALAFT

Ah ! Si comme Alice....

Pour mettre un bateau en bouteille il y a, paraît-il, un système qui permet de plier coque et voiles, de les faire passer par l’étroit goulot puis de les déplier au moyen d’un treuil une fois à l’intérieur. Malheureusement, les camions-grues et autres bulldozers qui desservent les multiples chantiers sis dans les ruelles les plus invraisemblables d’Achrafieh n’ont aucun système leur permettant de rapetisser pour effectuer les manœuvres nécessaires et on assiste impuissants derrières nos volants à de longues et fastidieuses opérations qui provoquent de monstrueux embouteillages. En attendant la potion magique qui modifierait à volonté ces nombreux mastodontes qui encombrent nos rues, peut-être que l’on pourrait demander à nos responsables de prévoir des horaires qui permettraient une circulation des camions en dehors des heures de pointe et d’examiner, avant l’octroi des permis de construire, à la logistique de faisabilité d’un projet.

Dolly TALHAMÉ
Souhaits de fin d’année Maintenant qu’une page de l’histoire a été tournée avec l’avènement de la nouvelle année 2012, le souhait de tous les Libanais est de vivre en paix, loin des tensions régionales, et d’éviter surtout le tsunami qui change autour de nous la face du monde arabe . Mais avec un gouvernement non homogène, qui n’arrive plus à trouver, entre ses membres, un dénominateur commun sur le salaire minimum, le problème de l’électricité, la cherté de vie, les armes illégales et enfin le sort du TSL, le Libanais se demande comment surmonter ces obstacles dans un pays où le trafic d’influence remplace la loi, et où chacun doit se débrouiller pour survivre malgré des institutions, complètement dépassées et ne suivant plus le cours du modernisme. Côté juridique, on espère que les procès...
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