Le pilote polonais, Krzysztof Holowczyc, s’empare de la tête du classement au général au terme de la 3e étape du rallye Dakar 2012.Philippe Desmazes/AFP
Il est vrai que Mini domine, mais la concurrence n’est pas loin. Les Hummer de Nasser al-Attiyah (3e) et Robby Gordon (5e de l’étape et 2e du général) ont été aussi à leur avantage sur le sol cassant argentin. Giniel de Villiers a aussi pu tenir la dragée haute aux « monstres » américains. 4e de l’étape, il monte sans bruit sur la troisième marche du podium avec son pick-up Toyota.
Peterhansel passe la main
Stéphane Peterhansel n’aura pas savouré longtemps sa prise de pouvoir dans la catégorie autos. Leader lundi soir, le Français de l’équipe X-Raid pointe en 5e position à San Juan. Bien placée pour garder son flambeau tout au long de la journée aux points intermédiaires, la Mini a craqué en fin d’étape sur deux crevaisons. Les quelques minutes de perdues ont fait plonger le tricolore au classement car derrière, Nani Roma et Krzysztof Holowczyc ont saisi leur chance au volant de deux autres Mini. L’Espagnol s’impose finalement avec 1’09’’ d’avance sur le Polonais qui ne perd pas tout puisqu’il se retrouve en tête du classement général.
Nasser al-Attiyah (Hummer), quant à lui, regrettera peut-être son problème moteur et ses 9 min 50 sec, perdues sur les 57 km chronométrés de l’étape 1 du Dakar 2012 autos. Elles lui feront peut-être défaut, le 15 janvier, pour entrer à Lima en double lauréat de la compétition. En effet, le Qatari a dominé lundi la spéciale de l’étape 2 argentine, courue sur 295 km (290 réels) entre Santa Rosa de la Pampa et San Rafael. À bord du massif 4x4 qu’il découvre encore, le pilote de 41 ans est parvenu à battre comme à la belle époque de Volkswagen la Mini du Français Stéphane Peterhansel et l’autre Hummer de son équipier étasunien Robby Gordon, victime d’une crevaison après un choc avec une grosse pierre. De respectivement 54 sec et 2 min 42 sec.
Hier, le pilote a dû se contenter de la troisième place au classement de l’étape qui reliait San Rafael et San Juan, et qui est réputée pour être l’une des plus rugueuses et difficile des spéciales. Malgré ses deux belles prestations, le pilote qatari pointe toujours à la sixième place au classement général.
En motos, le triple vainqueur espagnol Marc Coma (KTM) a subi sa position de premier en action. Lundi, il avait brillamment assumé la navigation. Mais hier, il s’est aperçu qu’il avait bifurqué pendant quatre kilomètres sur le parcours des quatre roues, au km 164. Cela explique son débours de 13 min 04 sec à l’arrivée sur son grand rival, le Français Cyril Desprès (KTM), qui a tout pris. Victoire et leadership.


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