En réponse à ces déclarations, le commandant de la marine iranienne, l’amiral Habibollah Sayyari, a affirmé : « Fermer le détroit est très facile pour les forces armées iraniennes, c’est comme boire un verre d’eau, comme on dit en persan. » Des manœuvres navales iraniennes sont en cours depuis cinq jours dans le détroit. « Tout le monde sait combien le détroit est important et stratégique, et il est complètement sous le contrôle de la République islamique d’Iran », a encore dit l’amiral Sayyari à la télévision en langue anglaise Press-TV. « Aujourd’hui nous n’avons pas besoin de (fermer) le détroit car nous contrôlons la mer d’Oman et nous pouvons contrôler le transit » maritime et pétrolier, a-t-il cependant estimé.
Mises en garde US et française
Peu après, les États-Unis ont mis en garde contre une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz. « Aucune perturbation du trafic maritime (...) ne sera tolérée », a déclaré George Little, un porte-parole du Pentagone. Quant à la France, elle a appelé l’Iran à respecter le droit international et la liberté de navigation par la voix de Bernard Valero, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Le détroit d’Ormuz est un détroit international. En conséquence, tous les navires, quel que soit leur pavillon, bénéficient du droit de passage en transit, conformément à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, adoptée en 1982 et au droit international coutumier de la mer », a-t-il dit.
(Source : AFP)


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