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À La Une - Français De L’Étranger

Patricia Smida vit la position de ses administrés

La Franco-Libanaise Patricia Élias Smida se présente comme candidate indépendante pour siéger sur les bancs du Palais-Bourbon en 2012.

Patricia Élias Smida.

Au café des lettres, la jeune candidate arrive, sourire aux lèvres, et révèle ce qui l’a poussée à faire son entrée dans le jeu électoral : « Il m’a paru naturel de me présenter car je suis la seule candidate à venir des deux pôles. » Ces deux pôles, ce sont le Moyen-Orient et l’Afrique englobés dans la 10e circonscription législative française. Celle-ci fait partie des onze nouvelles circonscriptions créées en 2009 pour permettre aux expatriés français d’élire leurs députés pour la première fois, et ce depuis leur pays d’accueil. Le Liban fait partie de cette 10e circonscription qui comprend 48 pays et représente le plus gros corps électoral avec près de 15 000 électeurs potentiels.


Patricia Élias Smida, avocate de formation, a étudié le droit au Liban, en France et aux États-Unis. Ainsi, cette quadragénaire est spécialisée en droit international, en droit privé français, en droit international privé et en droit des pays arabes. Elle explique avoir également contribué à la création du Forum euro-arabe pour l’arbitrage et le droit des affaires. Des spécialisations multiples qui l’ont finalement conduite à la politique. À l’origine membre de l’UMP, elle se présente aux législatives de 2012 sans étiquette. « Il n’est pas nécessaire de représenter un parti pour ces élections. Les intérêts des Français de l’étranger sont très spécifiques, il leur faut avant tout quelqu’un comme eux. » La candidate insiste sur ces années passées au Liban, puis en France et en Afrique. « Au regard de mon parcours, je pense être la plus légitime pour représenter mes concitoyens. Je vis la position de Française à l’étranger. »


Patricia Élias Smida confie avoir deux grands combats. Avant tout, elle refuse l’amalgame trop souvent fait entre « Français résidant à l’étranger » et « exilés fiscaux », et compte défendre leurs droits. De plus, elle déplore la « rupture d’égalité » qui existe entre candidats de parti et indépendants : « Nous ne serons officiellement candidats qu’en mai, contrairement aux représentants de parti qui le sont beaucoup plus tôt. Ce qui est totalement injuste. » La candidate entend bien être la voix des Français de l’étranger, trop souvent mis à l’écart selon elle.


Concernant ses projets pour la 10e circonscription, elle entend remettre à l’honneur la francophonie, submergée à l’heure actuelle par la langue de Shakespeare : « Le rôle de la francophonie est primordial, il faut maintenir la qualité des lycées français à l’étranger dans un premier temps. » Elle regrette également un accès aux soins trop coûteux et souhaiterait faciliter les démarches administratives à l’étranger. Dans une zone encore trop instable, elle souhaite aussi créer un fonds d’assurances pour les Français forcés de quitter leur pays d’accueil en urgence.


La candidate conclut en insistant vivement sur la nécessité d’aller s’inscrire sur les listes électorales consulaires : « Il faut profiter de cette opportunité. Les Français doivent s’inscrire pour défendre leurs droits de citoyens
français. »


Il est encore possible de s’inscrire sur ces listes avant le 31 décembre en se rendant au consulat français de son pays d’accueil. Passage obligé si l’on souhaite se rendre à l’isoloir et exercer son droit de citoyen en
juin 2012.

Au café des lettres, la jeune candidate arrive, sourire aux lèvres, et révèle ce qui l’a poussée à faire son entrée dans le jeu électoral : « Il m’a paru naturel de me présenter car je suis la seule candidate à venir des deux pôles. » Ces deux pôles, ce sont le Moyen-Orient et l’Afrique englobés dans la 10e circonscription législative française. Celle-ci fait partie des onze nouvelles circonscriptions créées en 2009 pour permettre aux expatriés français d’élire leurs députés pour la première fois, et ce depuis leur pays d’accueil. Le Liban fait partie de cette 10e circonscription qui comprend 48 pays et représente le plus gros corps électoral avec près de 15 000 électeurs potentiels.
Patricia Élias Smida, avocate de formation, a étudié le droit au Liban, en France et aux États-Unis. Ainsi,...
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