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Sleiman au Sud insiste sur la coordination armée-Finul

Le chef de l'État laisse entendre que l’armée pourrait prendre certaines positions actuellement tenues par la Finul par les Casques bleus.

Le chef de l’État, Michel Sleiman, s’est rendu hier au Sud, en compagnie du ministre de la Défense, Fayez Ghosn, et du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi. Le président Sleiman et la délégation qui l’accompagne se sont ainsi rendus à la base du contingent français de la Finul où ils ont été accueillis par le commandant en chef adjoint, le général Santi Bonaventi, par le colonel de réserve Cedric de Gardin, par le chef d’état-major de la Finul, le général Olivier de la Maisoneuve, et par l’ambassadeur de France Denis Pietton.
Le chef de l’État a commencé par passer en revue la garde d’honneur du contingent français de la Finul avant de s’entretenir avec les officiers supérieurs puis de s’enquérir de l’état de santé des 5 Casques bleus français blessés au cours de l’attentat qui a visé leur patrouille le 9 décembre. Le président Sleiman a profité de l’occasion pour rendre hommage aux efforts « des Casques bleus qui, en coordination avec l’armée libanaise, veillent à l’application de la résolution 1701, dans l’intérêt du Liban et de la paix dans ce pays et dans la région », a dit le chef de l’État.
Le président Sleiman a encore précisé que l’attaque qui a visé la patrouille du contingent français visait en fait l’ensemble de la Finul, ainsi que l’idée de la paix et les Nations unies dans leur ensemble. Par la même occasion, le chef de l’État a rappelé que l’armée elle-même, du temps où il était son commandant en chef, avait été la cible des terroristes à Nahr el-Bared. Elle les a combattus, et aujourd’hui, certaines cellules ont repris leurs activités clandestines attaquant la Finul pour la pousser à quitter le Liban.
Le chef de l’État a ainsi salué le courage des Casques bleus, insistant sur l’excellente coordination entre les troupes de l’ONU et l’armée libanaise. Mais il a déploré le fait que cette coordination n’a pas encore permis d’enrayer les agressions terroristes et il a précisé qu’il est actuellement question de procéder à une révision stratégique de la situation générale pour lutter plus efficacement contre le terrorisme. Le président Sleiman a ainsi laissé entendre que l’armée pourrait prendre certaines positions actuellement tenues par la Finul et il a réitéré sa condamnation de l’agression contre la Finul et sa détermination à arrêter les coupables et à les déférer devant la justice.
Le chef de l’État a rappelé qu’il y a des camps palestiniens à proximité des positions de la Finul et que la conférence de dialogue avait décidé de désarmer ces camps et les Palestiniens en dehors des camps, tout en précisant que cela ne signifie pas que les Palestiniens sont les auteurs de l’attentat, mais il est inacceptable, selon lui, qu’il existe sur le territoire libanais des foyers impénétrables pour les forces de sécurité libanaises. Le président Sleiman a encore souhaité que l’année 2012 soit celle du dialogue et celle de la démocratie dans la région « en espérant qu’elle puisse atteindre Israël », a précisé le chef de l’État.
Le général Sleiman et la délégation qui l’accompagne ont aussi inspecté les positions de la huitième brigade de l’armée à Ghandourié, ainsi que la caserne de Tyr où il a prononcé une allocution devant les officiers présents. Il a déclaré dans ce cadre qu’au cours des années passées, trois éléments ont protégé le Liban : l’armée qui unifie, le régime démocratique qui reste l’un des meilleurs de la région et du monde, et le système financier qui assure une stabilité économique et financière.
Le chef de l’État, Michel Sleiman, s’est rendu hier au Sud, en compagnie du ministre de la Défense, Fayez Ghosn, et du commandant en chef de l’armée, le général Jean Kahwagi. Le président Sleiman et la délégation qui l’accompagne se sont ainsi rendus à la base du contingent français de la Finul où ils ont été accueillis par le commandant en chef adjoint, le général Santi Bonaventi, par le colonel de réserve Cedric de Gardin, par le chef d’état-major de la Finul, le général Olivier de la Maisoneuve, et par l’ambassadeur de France Denis Pietton.Le chef de l’État a commencé par passer en revue la garde d’honneur du contingent français de la Finul avant de s’entretenir avec les officiers supérieurs puis de s’enquérir de l’état de santé des 5 Casques bleus français blessés au cours de...
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