Dmitri Medvedev a participé hier au dernier sommet UE-Russie de sa présidence.Georges Gobet/AFP
Ce soutien de Moscou pourrait aller jusqu’à 20 milliards de dollars, a précisé en marge de la rencontre Arkadi Dvorkovitch, le conseiller spécial du chef de l’État russe pour les questions économiques. Il a confirmé d’une part la volonté de son pays de débloquer une première tranche de 10 milliards de dollars, déjà évoquée il y a quelques semaines. « Nous sommes disposés à envisager dix milliards de dollars supplémentaires » à condition que la zone euro puisse avancer sur son objectif initial d’atteindre une puissance de feu financière de 1 000 milliards d’euros pour son fonds de sauvetage. Or, jusqu’ici, la zone euro a dû revoir à la baisse cet objectif.
Soulignons que la Russie a un intérêt personnel immédiat à voir la zone euro se redresser. La crise de la dette provoque en effet une dépréciation du taux de change de l’euro, alors que « 41 % des réserves de change russes sont libellées en euro », a rappelé M. Medvedev.
La Russie est par ailleurs le troisième partenaire commercial des 27, avec des échanges qui ont rebondi de 27 % au cours des neuf premiers mois de 2011. Ils sont nettement à l’avantage des Russes, avec un excédent de 67 milliards d’euros sur la période, essentiellement grâce aux exportations énergétiques.
Par ailleurs, les dirigeants européens ont salué la signature, prévue aujourd’hui, de l’accession de la Russie à l’Organisation mondiale du commerce, susceptible de renforcer les liens économiques entre les deux partenaires.
Le sommet a également débouché sur de nouvelles avancées dans la longue négociation en cours pour supprimer par étapes les visas entre la Russie et l’UE. Les dirigeants se sont gardés d’annoncer une échéance pour ces pourparlers complexes. Quelque 2,5 millions de Russes se rendent chaque année dans les pays de l’espace Schengen, tandis qu’un million et demi d’Européens visitent la Russie, selon l’ambassade russe à Bruxelles.
(Source : AFP)


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