Sur les neuf premiers mois de l’année, la croissance a été de 9,6 %, selon le Tüik.
En revanche, l’inquiétant déficit des comptes courants, considéré comme l’un des principaux points faibles de l’économie turque, s’est encore creusé, progressant de 31,5 milliards de dollars sur les dix premiers mois de l’année, soit une augmentation de 94 % par rapport à la même période de 2010, pour atteindre 60 milliards de dollars, a annoncé la Banque centrale. En données ajustées des variations saisonnières, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1,7 % par rapport au trimestre précédent, selon le Tüik qui a, par ailleurs, révisé à la hausse le taux de croissance record du premier trimestre 2011, le faisant passer de 11,6 % à 12 %. « Ces chiffres sont supérieurs aux attentes », a indiqué Nurhan Toguç, économiste à la société d’investissements Ata Yatirim qui a prévu une croissance supérieure à 8 % pour l’ensemble de l’année 2011. La Turquie, pays d’environ 73 millions d’habitants, puissance politique régionale et 17e économie mondiale, avait enregistré une croissance de 8,9 % en 2010. « Nous avons affiché la deuxième plus importante croissance trimestrielle après la Chine, évidemment c’est une bonne réussite », a commenté le ministre des Sciences, de l’Industrie et des Technologies, Nihat Ergün, sur la chaîne d’informations NTV, se félicitant d’une « bonne structure économique ». Il a indiqué qu’une croissance de l’ordre de 8 % était attendue pour 2011. Le gouvernement prévoit 4 % en 2012, en nette baisse en raison de la crise de la zone euro. En 2013 et 2014, Ankara table sur un taux de 5 %.
En 2009, plongée dans la récession du fait de la crise mondiale, l’économie turque s’était contractée de 4,8 %. Le produit national brut (PNB) par habitant s’est élevé à 10 079 dollars pour 2010. Ce chiffre était de 8 590 dollars en 2009.
La semaine dernière, le Fonds monétaire international (FMI) s’est inquiété de l’ampleur du déficit des comptes courants, qui devrait représenter quelque 10 % du PIB en 2011, exhortant Ankara à prendre des mesures permettant de piloter un atterrissage en douceur après plusieurs trimestres de forte croissance.
(Source : AFP)

