À 32 ans, Nicolas Anelka continue de générer de juteuses transactions, dont le total cumulé jusqu’ici avoisinerait les 150 millions. L’international avait quitté son club formateur du PSG en février 1997 pour une bouchée de pain (720 000 euros) avant d’être revendu d’Arsenal au Real Madrid pour 34 millions d’euros, somme alors record pour un joueur français, et encore déboursée ensuite par le même PSG pour son retour en 2000. Une lente dégringolade commence alors : Anelka est prêté six mois à Liverpool en décembre 2001 puis cédé six mois plus tard à Manchester City pour 18,8 millions d’euros, puis à Fenerbahçe pour 7,76 millions d’euros en janvier 2005. Un an et demi plus tard, sa cote remonte à Bolton (11,8 millions d’euros) en 2006 et enfin à Chelsea (19 millions d’euros), qu’il avait rejoint en janvier 2008.
La Chine, nouvel eldorado ?
Le choix sportif peut paraître surprenant dans un pays où le football n’est un sport professionnel que depuis 1994, et dont le championnat élite n’est guère réputé. Mais sur le plan économique, la donne est différente. Après les pays du Golfe, les États-Unis et la Russie, la Chine se destine comme l’un des prochains eldorados financiers. Cet été, le club de Guangzhou Evergrande a dépensé 10 millions de dollars (6,9 millions d’euros) pour recruter l’Argentin Dario Conca, 28 ans, et aucune sélection au compteur. Avec un salaire annuel de 10,6 millions d’euros, il est l’un des joueurs les mieux payés au monde.
234 000 euros par semaine
Alors quand Shanghai Shenhua, modeste 11e du championnat chinois la saison dernière, a proposé à Nicolas Anelka de doubler son salaire, l’ex-international, qui ne joue plus à Chelsea, n’a pas hésité longtemps. Celui-ci touchera en effet sur deux ans un salaire hebdomadaire de 200 000 livres sterling (234 000 euros), contre 90 000 livres sterling (105 000 euros) actuellement. Les ambitions de la Chine ne s’arrêtent pas à la seule arrivée de Nicolas Anelka. Alors que Jean Tigana est pressenti pour prendre les rênes de Shanghai Shenhua en février, la nouvelle cible s’appelle ni plus ni moins que Didier Drogba. Le monde du football est bel et bien en train de changer.
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