Un homme évacue un enfant blessé dans l'attentat-suicide perpétré aujourd'hui mardi 6 décembre, devant un sanctuaire chiite à Kaboul, en pleine commémoration de l'Achoura. Najibullah Musafer/Reuters
Au moins 54 personnes ont péri mardi dans un attentat perpétré par un kamikaze contre un sanctuaire chiite à Kaboul. Au moment de l'explosion, plusieurs centaines de fidèles, dont des femmes et des enfants, se pressaient dans la rue devant le sanctuaire pour assister à une procession chiite de l'Achoura, une des fêtes les plus sacrées de cette branche de l'islam, minoritaire dans ce pays.
Après l’explosion, un photographe de l’AFP, présent sur les lieux du drame, a relevé une trentaine de cadavres, notamment d’enfants. Il a également vu plusieurs femmes allongées tenant leurs enfants également immobiles dans les bras. Une jeune fille d'une douzaine d'années, errait, ensanglantée et en état de choc.
"54 personnes sont mortes et 150 sont blessées" dans l'attentat de Kaboul, a déclaré à l'AFP Ghulam Sakhi Kargar Noorughli, porte-parole du ministère de la Santé, indiquant se baser sur la compilation des chiffres donnés par les différents hôpitaux.
"Je regardais les fidèles, quand soudain il y a eu une énorme explosion. Des gens autour de moi se sont écroulés, blessés. Je n'ai pas été blessé, donc je me suis relevé et j'ai commencé à courir. C'était horrible", a raconté à l'AFP Ahmad Fawad, un témoin, sur le site de l'explosion.
Sayed Gharib, lui, avait pris place dans la procession au milieu de la procession peu avant l'explosion. "Il y a un énorme Bang ! près de là où je me trouvais. J'ai senti une douleur dans les jambes et sur les mains et je suis tombé. J'ai vu beaucoup de gens en sang autour de moi", a-t-il raconté à l'AFP à l'hôpital où il a été transporté.
"Mort aux talibans, mort à el-Qaëda", scandaient les fidèles chiites sur les lieux.
Les insurgés talibans, sunnites radicaux qui considèrent toutefois les chiites comme des hérétiques et les empêchaient de facto de célébrer leurs fêtes quand ils étaient au pouvoir de 1996 à 2001, ont néanmoins "condamné" l'attentat de Kaboul, qualifié par eux de "contraire à l'islam".
Quasi-simultanément, un deuxième attentat a tué au moins quatre personnes à Mazar-i-Sharif (nord), près du principal sanctuaire de la ville, mais on ignore pour l'heure s'il visait les chiites, qui y sont minoritaires mais fortement représentés. Le sanctuaire visé par une bombe dissimulée sur une bicyclette, respecté par les chiites comme les sunnites, est réputé avoir été élevé sur la tombe d'Ali, considéré comme le premier imam et le successeur de Mahomet par les chiites.
L'attentat de Kaboul est le plus meurtrier dans la capitale depuis celui qui avait visé l'ambassade d'Inde en juillet 2008 et fait plus de 60 morts. Cet attentat semble le premier de cette ampleur visant explicitement la minorité chiite en Afghanistan, où les violences interconfessionnelles sont rares, alors que les attentats antichiites sont fréquents au Pakistan voisin.
"C'est la première fois qu'à l'occasion d'une fête religieuse aussi importante en Afghanistan un acte terroriste aussi horrible a lieu", a réagi le président Hamid Karzaï en Allemagne, où il participait la veille à une conférence internationale sur l'Afghanistan.
L'Achoura, dont les dix jours de célébrations culminaient mardi, commémore le martyre de l'imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et troisième imam du chiisme, tué en 680 par les troupes du calife omeyyade Yazid à Kerbala (actuel Irak).
L'Afghanistan compte 20% de chiites, en grande partie issus de la minorité ethnique Hazara, victime de nombreuses exactions sous le régime des talibans.
L'Afghanistan est plongé depuis dix ans dans une guerre meurtrière opposant le gouvernement et la force internationale qui le soutient, composée de quelque 130.000 soldats aux trois quarts américains, aux talibans et autres rebelles islamistes. Leur insurrection s'est considérablement intensifiée et a gagné du terrain ces quatre dernières années.
Après l’explosion, un photographe de l’AFP, présent sur les lieux du drame, a relevé une trentaine de cadavres, notamment d’enfants. Il a également vu plusieurs femmes allongées tenant leurs enfants également immobiles dans les bras. Une jeune fille d'une douzaine d'années, errait, ensanglantée et en état de choc.
"54 personnes sont mortes et 150 sont blessées" dans l'attentat de Kaboul, a déclaré à l'AFP Ghulam Sakhi...



Paix à l'âme de ces victimes du terrorisme! Mais La "fitna" tant recherchée ne passera pas car l'homme Chiite à des responsables doctes et unis et comprend très bien depuis très longtemps que le problème se trouve à l'intérieur et entre la communauté Sunnite qui ont en leur sein, hélas une minorité (je pense et espère) des gens qui pensent que tuer même des personne désarmés dans un train ou lors d'un mariage et d'une manifestation religieuse même mahométane (je n'exclus personne) est une forme de Jihad pour allah. Mais la chose la plus grave, c'est que pour combler leurs déficits, ils se sont unis, eux et même leurs responsables (rappelons-nous ben Laden à ses débuts et aujourd'hui les FM et Salafistes démocrates au pouvoir) aux autres criminels de ce monde, le tandem Foreign Policy USA + SIO qui ont comme signes particuliers, Dieu Petros Dollard, Absence de conscience et valeurs humaines, qui n'ont que des intérêts et qui LES utilisent , et pire encore, ils font parfois de attentats pour leurs comptes ou les leurs attribuent même à leur insu. RESTONS TOUS TRES VIGILANTS!!
05 h 04, le 07 décembre 2011