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À La Une - Afghanistan

Karzaï demande le soutien de la communauté internationale jusqu’en 2024

"Le processus politique continuera à être ouvert aux talibans", affirme le président afghan, lors d'une conférence internationale à Bonn.

A Bonn, le président afghan Hamid Karzaï a demandé à la communauté internationale de soutenir son pays jusqu'en 2024. Patrick Stollarz/

Le président Hamid Karzaï a appelé la communauté internationale à maintenir son engagement en Afghanistan jusqu'en 2024, devant une centaine de délégations du monde entier réunies à Bonn aujourd’hui pour renouveler leur soutien à ce pays déchiré par la guerre. "Nous allons avoir besoin de votre soutien", a-t-il lancé, inquiet de l'avenir du pays après le départ des troupes de l'Otan fin 2014.

 

"Nous ne vous abandonnons pas. L'Afghanistan et ses habitants ont besoin d'un engagement fiable pour un soutien de long terme pour la prochaine décennie après 2014", a promis le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. "L'engagement international pour l'Afghanistan va continuer (...) mais il va être différent", a précisé M. Westerwelle. "Il va se concentrer sur la reconstruction et le développement", a-t-il ajouté, insistant sur un engagement mutuel et réciproque de la part des Afghans et de la communauté internationale.

 

La secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton a quant à elle, apporté une bonne nouvelle à Bonn en annonçant peu après son arrivée à la Conférence que les Etats-Unis allaient débloquer plusieurs centaines de millions de dollars d'aides au développement en faveur de l'Afghanistan. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a de son coté insisté qu’il faut particulièrement lutter contre la corruption et le trafic d'opium et défendre les droits des femmes.

 

Alors que les talibans sont absents de cette conférence, Hamid Karzaï a fait un pas en leur direction : "le processus politique continuera à être ouvert aux talibans", a-t-il dit. Selon des diplomates, les Occidentaux, Allemands et Britanniques en tête, avaient un temps espéré intégrer quelques représentants des talibans à la délégation afghane en Allemagne pour que cette dernière soit la plus large et représentative possible. Mais les "contacts" entamés depuis le début de l'année ont tourné court et l'assassinat mi-septembre, par un prétendu émissaire taliban, du négociateur en chef du gouvernement afghan, l'ex-président Burhanuddin Rabbani, a achevé de ruiner le processus.

Mais pour le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, "la réconciliation politique peut seulement avoir lieu si elle est soutenue par ses voisins". Un appel du pied au Pakistan qui a décidé de boycotter cette réunion en représailles à un bombardement de la force de l'Otan en Afghanistan (Isaf) de son côté de la frontière, qui a tué 24 soldats pakistanais. Le Pakistan est considéré comme incontournable dans tout éventuel processus de paix en raison de ses liens historiques et actuels avec les talibans.

 

Selon le quotidien allemand Bild, citant les services secrets allemands, le président Karzaï souhaite se maintenir au pouvoir après 2014, fin de son deuxième et dernier mandat possible selon la Constitution afghane. Hamid Karzaï travaille à "une réorganisation politique du gouvernement central afghan", écrit le journal, citant un "rapport spécial" du BND, les services secrets allemands, datant de septembre. Dans un entretien à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel daté de lundi, Hamid Karzaï affirme au contraire qu'en 2014, au sortir de son mandat, il deviendra "un citoyen retraité et heureux, vivant à Kaboul".

 

Le président Hamid Karzaï a appelé la communauté internationale à maintenir son engagement en Afghanistan jusqu'en 2024, devant une centaine de délégations du monde entier réunies à Bonn aujourd’hui pour renouveler leur soutien à ce pays déchiré par la guerre. "Nous allons avoir besoin de votre soutien", a-t-il lancé, inquiet de l'avenir du pays après le départ des troupes de l'Otan fin 2014.
 
"Nous ne vous abandonnons pas. L'Afghanistan et ses habitants ont besoin d'un engagement fiable pour un soutien de long terme pour la prochaine décennie après 2014", a promis le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle. "L'engagement international pour l'Afghanistan va continuer (...) mais il va être différent", a précisé M. Westerwelle. "Il va se concentrer sur la reconstruction et le développement",...
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