Sur le site internet de l'organisation "jihadiste" irakienne Ansar Al-Moujahidine, des militants appellent à secourir "leurs frères rebelles"en Syrie.
Un "ennemi infidèle", c’est ce que représente pour eux le président syrien Bachar al-Assad : face à la révolte sans précédent en cours en Syrie, des militants "jihadistes" sunnites irakiens appellent à dépêcher combattants et armes pour appuyer l'opposition et renverser le régime.
Des sites militants irakiens tels que al-Hanein ou Ansar Al-Moujahidine affichent de nombreux articles et commentaires critiques envers Damas, illustrés de vidéos de violences tournées selon eux lors de la répression de la révolte lancée en mars contre le pouvoir. "Qu'attend-on de nous pour nos frères rebelles dans la Syrie en révolte ?", s'interroge sous le nom de al-Mansour un internaute qui se présente comme un "jihadiste". "Que nous soutenions sous toutes les formes nos frères, (avec) ce que vous mes frères moudjahidines possédez comme compétences et expérience". "Le devoir du jihad vous appelle une nouvelle fois", affirme-t-il.
Un autre "jihadiste", Oubeid Allah, s'interroge lui aussi sur le "rôle" que peuvent jouer les groupes irakiens en Syrie: "Certains vont dire qu'ils sont occupés avec (la guerre) en Irak, mais je leur dis qu'ils peuvent avoir beaucoup d'influence en Syrie". "Vous avez l'expérience et les compétences requises, et ils ont les informations et le soutien logistique qu'il faut, alors remettez-vous en à Dieu et soutenez nos frères de religion", insiste-t-il.
Un autre militant se présentant comme Sheikh Abou Zahraa Al-Zoubaidi, appelle sur le forum Ansar al-Moujahidine les opposants syriens à "acheter des armes (...) car c'est le seul moyen de se débarrasser du tyran et de ses soldats". Il leur conseille aussi de se coordonner avec "l'Etat islamique d'Irak" (ISI), groupe affilié à Al-Qaïda: "Ecoutez-les, obéissez à leurs ordres et soyez de bons soldats (...). Unissez-vous et agissez sous le commandement d'un seul émir", les enjoint-il. D'autres encore, implorent Allah de leur permettre de mourir en martyr en Syrie.
La position officielle des autorités irakiennes face à la crise syrienne est toutefois bien différente. La capitale irakienne Bagdad, a refusé de participer aux sanctions décidées la semaine dernière par la Ligue arabe pour contraindre les autorités à cesser la répression. Selon des analystes, le gouvernement irakien, dominé par les chiites, craint l'arrivée au pouvoir en Syrie de dirigeants sunnites et leur préfère Bachar al-Assad, un alaouite (minorité issue du chiisme). Même son de cloche chez l'influent chef radical chiite irakien Moqtada Sadr, accusé d'avoir envoyé des combattants pour défendre le régime Assad. Il a appelé au maintien du président tout en disant soutenir la "révolution" syrienne.
Les autorités syriennes ont quant à elles, affirmé avoir saisi au début du mouvement de protestation, un vaste chargement d'armes, d'explosifs et de munitions introduit en fraude depuis l'Irak à des fins de "déstabilisation de la sécurité interne". Une source de sécurité syrienne a déclaré la semaine dernière à l'AFP qu'environ "400 jihadistes irakiens" s'étaient rendus en Syrie.
Des sites militants irakiens tels que al-Hanein ou Ansar Al-Moujahidine affichent de nombreux articles et commentaires critiques envers Damas, illustrés de vidéos de violences tournées selon eux lors de la répression de la révolte lancée en mars contre le pouvoir. "Qu'attend-on de nous pour nos frères rebelles dans la Syrie en révolte ?", s'interroge sous le nom de al-Mansour un internaute qui se présente comme un "jihadiste". "Que nous soutenions sous toutes les formes nos frères, (avec) ce que vous mes frères moudjahidines...


Elle recherche son Tanga Christian!
07 h 11, le 06 décembre 2011