Depuis huit mois tu t’obstines. Depuis huit mois, tu marches droit mû par ton unique conviction.
Depuis huit mois, le monde entier te regarde. Il voit les images atroces de ta souffrance, mais n’ose pas te suivre sur le chemin où tu as décidé d’aller.
Loué sois-tu, homme de Syrie, pour ton acharnement et ta détermination à vouloir arracher ta liberté confisquée par les fauves qui te tiennent en otage.
Réjouis-toi, homme de Syrie, pour ton courage qui nous sert d’exemple. Nous ne savions pas qui tu es ni comment tu t’appelles. Tu étais parmi nous, sur les chantiers de construction du Liban, mais nous t’avons rarement regardé. Tu étais ouvrier de construction ou peintre en bâtiments. Tu as exercé mille et un métiers humbles, et le travail de tes mains a permis de reconstruire nos maisons et nos villes détruites, souvent, par les obus et les canons du régime qui t’opprime et contre lequel tu te soulèves. Aujourd’hui, tu as décidé de reconstruire ta propre dignité et tu acceptes de payer le prix lourd pour la retrouver.
Réjouis-toi, homme de Syrie. Ton printemps est sanglant, ta chair est broyée, charcutée… et pourtant tu sors dans la rue, tu chantes, tu danses, tu composes des chansons, tu peins, tu écris des poèmes. Tu es comme un volcan qui est entré en éruption. Tant et tant de talents explosent en toi, se donnent libre cours.
Tu vas à la mort comme on va au bal. Tu sais que la bête t’attend au bout de la rue. Et, pourtant, tu n’hésites pas à te précipiter à sa rencontre. Les flots de sang que tu acceptes de verser font de ta chair des fontaines d’eau fraîche qui viendront à bout des flammes des demeures infernales de la bête qui te fait face.
Consolez-vous femmes de Homs et de Hama. Le fier Oronte est rouge du sang de vos enfants. Mais ce sang innocent est un poison mortel pour l’ogre qui les a dévorés. Consolez-vous, vos gamins morts se racontent maintenant, en riant, de petites histoires qui disent : « Il était une fois un méchant ogre qui rôdait dans les jardins des bords de l’Oronte et qui aimait manger les petits enfants… »
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Depuis huit mois, le monde entier te regarde. Il voit les images atroces de ta souffrance, mais n’ose pas te suivre sur le chemin où tu as décidé d’aller.
Loué sois-tu, homme de Syrie, pour ton acharnement et ta détermination à vouloir arracher ta liberté confisquée par les fauves qui te tiennent en otage.
Réjouis-toi, homme de Syrie, pour ton courage qui nous sert d’exemple. Nous ne savions pas qui tu es ni comment tu t’appelles. Tu étais parmi nous, sur les chantiers de construction du Liban, mais nous t’avons rarement regardé. Tu étais ouvrier de construction ou peintre en bâtiments. Tu as exercé mille et un métiers humbles, et le travail de tes mains a permis de reconstruire nos maisons et nos villes...


Mon cher Robert, pour l'instant le Tsunami que vous annoncez depuis plus de 8 mois ne sont en réalité que des hautes "vagues anormales" à causes des vents qui soufflent de l'Ouest et qui se brisent au pied de la falaise! Le peuple c'est aussi la majorité de ces gens qui se trouvent au haut de la falaise et qui regarde, certes avec inquiétude les hautes vagues mais qui sont prêt a protéger leur pays de la tempête car ils savent que le vent finira un jour de souffler et qu'après la pluie... viendra le beau temps.
12 h 33, le 04 décembre 2011