Sur cette photo tirée d'une vidéo YouTube datée du 19 novembre 2011, des militaires syriens annoncent avoir fait défection et décidé de rejoindre l'ASL. Photo AFP
Les forces militaires françaises entraînent des rebelles armés syriens en Turquie et au Liban, pour se battre contre le gouvernement du président Bachar el-Assad, rapporte le journal turc, Milliyet. Selon le journal turc, cité par l'agence de presse iranienne, Irna, les forces françaises entraînent "la dite Armée syrienne libre (ASL) dans le but de lancer une guerre contre l'armée syrienne".
D’après Milliyet, les autorités françaises, britanniques et turques "sont parvenues à un accord sur un envoi d'armes en Syrie". Les trois pays auraient également informé les Etats-Unis de leur décision d'armer et d'entraîner l'opposition syrienne, ajoute le journal turc.
Le rapport souligne que des agents français ont été envoyés au Liban-Nord et en Turquie. Leur mission serait de mettre en place les premiers contingents de l'ASL, composés de soldats syriens dissidents ayant fui la Syrie, précise Milliyet.
Ce rapport intervient après des informations rapportées par des médias sur l'établissement de contacts entre des agents des services de renseignement français et anglais et des militaires dissidents syriens basés à Tripoli, au Liban-Nord, pour alimenter le mouvement de contestation à Damas.
L'ASL a été fondée fin juillet par le colonel Riad el-Assaad, qui avait annoncé avoir déserté l'armée régulière en raison de la répression violente de la contestation populaire lancée à la mi-mars contre le régime. Un mois plus tard, la "Brigade des officiers libres", fondée par le lieutenant-colonel Hussein Harmouche, rejoignait l'ASL, qui compterait désormais environ 17.000 militaires, selon l'AFP.
Ces dernières semaines, l'ASL a multiplié les attaques, ouvertement revendiquées, contre l'armée syrienne et les miliciens du régime. Jeudi dernier, le colonel Riad al-Assaad, basé en Turquie, s'est dit favorable à des frappes aériennes étrangères contre "certaines cibles stratégiques" pour le régime syrien. Il avait par ailleurs assuré que l'ASL comptait "au moins 20.000 hommes et le nombre augmente chaque jour". "Nous sommes déterminés à protéger et libérer notre peuple, et à faire tomber le régime", avait-t-il ajouté.
La militarisation de la contestation, après une répression sanglante qui a causé depuis la mi-mars la mort de plus de 3.500 personnes selon l'ONU et entraîné des dizaines de milliers d'arrestations, se traduit par la multiplication des opérations contre les forces régulières et fait planer la menace d'une guerre civile en Syrie.
Le rapport souligne que des agents français ont été envoyés au Liban-Nord et en Turquie. Leur mission serait de mettre en place les premiers contingents de...



Et voilà qu'on se laisserait entraîner dans le conflit voisin. C'est une grande erreur que d'y consentir. Une guerre civile en Syrie, où on donnerait quelque rôle au Liban, et qui serait longue et désastreuse, aurait des conséquences néfastes sur ce pays. Elle pourrait se développer ici aussi, où la fragile co-extistence en souffrirait terriblement et irrémédiablement, et risque de démembrer les deux pays. Anastase Tsiris
12 h 24, le 28 novembre 2011