Un gouvernement immobile ? Une gouvernance figée ? Insanes accusations, et fort injustes qui plus est. Diable ! À la vitesse à laquelle le pays recule, nos ministres se sont révélés des virtuoses de l’évolution à rebours. Darwin doit certainement donner des coups de pied dans sa pierre tombale. Mais c’est pas bien grave, des comiques troupiers qui savent si bien organiser la dégringolade sont parfaitement armés pour mieux sauter un jour. Et nous avec, par la même occasion, car plus rien ne marche au village. Douce poésie de la déliquescence !
132 ans après la première lampe à incandescence de Thomas Edison, l’EDL n’en revient toujours pas d’appliquer la théorie du courant alternatif : 4 heures je donne, 4 heures je reprends... et un milliard de dollars je rafle au Trésor public. Miam, miam !
135 ans après Alexander Graham Bell, le Libanais vient de réaliser que crier à son correspondant par la fenêtre est finalement plus efficace que le pépiement imbécile du téléphone portable, malgré les fanfaronnades des télécoms sur les 3G, 3G+ et 3,9G.
2 500 ans après la construction du « Cloaca maxima » sous l’empire romain, notre ministère des Travaux publics éprouve encore des difficultés à ramoner un réseau d’égouts en capilotade. Résultat : les pauvres aussi pourront goûter aux joies de la piscine dès les premiers crachins d’hiver.
11 000 ans après l’élaboration des premiers droits humains aux temps du Néolithique, notre ministère de la Justice en est encore à pinailler sur le financement du Tribunal spécial, spectateur impuissant du feuilleton « Ôte-toi de là que je mette ma barbe ».
Bref, un beau bouquet de cerises sur un gâteau gâté, une formidable abnégation dans la médiocrité... Admirable santé d’une décrépitude à vie dans un pays qui a oublié de vivre.
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Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve