Au Liban, la CIA n’a pas le vent en poupe ces derniers temps, indique le Los Angeles Times dans son édition de dimanche. Selon le quotidien américain, la CIA a été contrainte de réduire ses activités d’espionnage au Liban, « où des employées et leurs agents collectent des renseignements cruciaux sur la Syrie, les organisations terroristes et d’autres cibles, après l’arrestation de plusieurs informateurs de la CIA à Beyrouth cette année, selon des responsables américains et d’autres sources ».
« Le bureau de Beyrouth est hors service », déclare au LA Times une source qui précise qu’une douzaine d’informateurs ont été compromis. Un chiffre qui n’est pas confirmé par d’autres responsables qui ne reconnaissent, sous condition d’anonymat, que la suspension de certaines opérations l’été dernier.
Aujourd’hui, les pratiques de la CIA au Liban sont étudiées à Washington, afin de déterminer si les fuites sont dues à des erreurs de la part des agents de la CIA. C’est dans le cadre de cette enquête que Mike Rogers, président de la commission du renseignement à la Chambre des Représentants, a effectué une visite à Beyrouth récemment.
Aujourd'hui, un grand flou entoure ce dossier. Selon une source, rapporte le LA Times, « des officiers de la CIA auraient rencontré une série d’informateurs libanais dans un Pizza Hut local, ce qui aurait permis au Hezbollah et aux autorités libanaise d’identifier qui aide la CIA ». Mais là aussi, des officiels américains remettent en cause la version Pizza Hut. Ces responsables rejettent également les accusations selon lesquelles le chef du bureau de la CIA à Beyrouth aurait ignoré un e-mail indiquant que des agents libanais avaient été identifiés car ils utilisaient toujours le même téléphone cellulaire pour joindre les agents de la CIA.
Ce chef de bureau aurait été rapatrié au QG de la CIA aux Etats-Unis, où il superviserait les opérations visant le Hezbollah.
Le Hezbollah, affirme un responsable, « est un ennemi très compliqué. C’est une organisation terroriste déterminée, un acteur politique fort, une organisation militaire puissante et une organisation accomplie en terme de renseignement – formidable et sans pitié. Personne ne sous-estime ses capacités ».
En juin dernier, rappelle le LA Times, le secrétaire général du Hezbollah avait annoncé l’arrestation de trois membres du parti. Deux d’entre eux, avait-il précisé, étaient liés à la CIA, le troisième, à l'agence américaine, au Mossad ou bien à des agences européennes. Ces agents avaient été, selon Hassan Nasrallah, recrutés début 2001 par des personnes travaillant sous couverture diplomatique à l’ambassade des États-Unis. Des accusations rejetées par l’ambassade.
« Le bureau de Beyrouth est hors service », déclare au LA Times une source qui précise qu’une douzaine d’informateurs ont été compromis. Un chiffre qui n’est pas confirmé par d’autres responsables qui ne reconnaissent, sous condition d’anonymat, que la suspension de certaines opérations l’été...


Pourquoi pas bon signe, Christian??
05 h 08, le 22 novembre 2011