Comme tous les vendredis en Syrie, des manifestations contre le régime du président Assad ont eu lieu à travers le pays, comme ici à Idlib (nord-ouest). Youtube /
Les sanctions économiques décidées par, notamment, l'Union européenne et les États-Unis semblent commencer à avoir un impact non négligeable.
Le Financial Times rapporte en effet aujourd'hui, que la Syrie a arrêté, faute de liquidités, de payer les compagnies Shell et Total pour leur production de pétrole dans le pays. Selon le quotidien des affaires, l'arrêt des paiements est une conséquence des sanctions imposées à Damas par l'Union européenne qui ont eu un impact rapide sur les revenus du pays. Ces sanctions incluent notamment un embargo européen sur les importations et le négoce de pétrole syrien.
Contactées par l'AFP, aucune des deux compagnies n'a souhaité commenté l'information.
Selon le cabinet spécialisé JBC Energy, les troubles en Syrie ont conduit à une baisse significative de la production pétrolière, qui a reculé de plus de 10% ces derniers mois pour descendre sous les 300.000 barils par jour.
Si les sanctions ont un impact, celui-ci n'est pas encore suffisant pour faire cesser la répression des manifestations anti-régime.
Vendredi, 14 personnes ont été tuées par les forces de sécurité en Syrie, où les militants pro-démocratie manifestent contre le régime à travers la Syrie, malgré les violences qui ont fait encore au moins 26 morts jeudi.
Sept civils et un soldat rebelle ont été tués dans plusieurs quartiers de Homs (centre), haut lieu de la contestation contre le régime du président Bachar el-Assad, où l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état de "manifestations massives". L’OSDH, dont le siège se trouve à Londres, fait par ailleurs état de cinq tués, dont un adolescent de 13 ans, dans la région de Deraa (sud) et d’un tué d'un tué à Ariha dans la province d'Idlib (nord-ouest).
Les forces de sécurité ont également dispersé des manifestations à Deir Ezzor (est), Idlib et à Jassem dans la région de Deraa (sud).
Les manifestants ont répondu à l’appel des militants pro-démocratie à défiler sous le slogan "Nous demandons le gel de l'adhésion de la Syrie à la Ligue arabe", après la poursuite de la répression par le régime, qui a fait plus de 3.500 morts selon l'ONU depuis le début de la révolte populaire en mars.
Ces manifestations interviennent alors qu'une réunion du Comité ministériel de la Ligue arabe chargé du dossier syrien doit se tenir aujourd’hui au Caire. Le Comité accuse le régime Assad de ne pas respecter le plan arabe appelant à cesser les violences.
La Ligue arabe a obtenu, le 2 novembre, l'accord de Damas à un plan de sortie de crise. Le gouvernement syrien s'est alors engagé à évacuer ses forces des villes, à libérer les prisonniers politiques et à engager dans les quinze jours des pourparlers avec l'opposition.
Or, les jours suivants, la répression à Homs s'est encore accentuée. Constatant cet état de fait et "l'incapacité du gouvernement à respecter ses obligations", le Qatar a convoqué une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de l'organisation qui doit se tenir demain au siège de la Ligue. Le Qatar fait partie, avec l'Arabie saoudite, Oman et Bahreïn, des pays de la Ligue qui poussent en faveur de pressions accrues sur la Syrie, allié de leur rival iranien.
Mais les diplomates soulignent que la perspective de voir la Ligue suspendre Damas de ses instances se heurte à l'opposition de plusieurs autres États membres comme le Yémen, confronté à son propre soulèvement, le Liban, où l'influence syrienne reste forte, et l'Algérie, qui surveille l'impact du "printemps arabe" sur sa propre population.
Le représentant de Syrie à la Ligue arabe, Youssef Ahmad, a indiqué qu'il avait présenté vendredi matin un mémorandum au secrétariat de la Ligue. Dans ce texte, Damas dit accueillir favorablement l'envoi par l'organisation pan-arabe d'une délégation en Syrie "ce qui contribuera à évaluer l'engagement de Damas à appliquer le plan (arabe) et à dévoiler les raisons de certaines parties à l'intérieur et à l'étranger qui œuvrent pour faire échouer la feuille de route arabe", selon l'agence officielle Sana.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid el-Mouallem, a promis de son coté dans une lettre au secrétaire général de la Ligue mercredi que les autorités appliqueront dans une semaine la plupart des clauses du plan, "contrairement à ce qui est répandu par des chaînes satellitaires injustes".
Human Rights Watch (HRW) ne croit cependant pas les promesses du régime syrien. "Le recours systématique aux abus contre les civils à Homs par les forces du gouvernement syrien, y compris la torture et les exécutions arbitraires, montre que des crimes contre l'humanité ont été commis", a dénoncé vendredi HRW, dans un rapport publié à New York.
Se basant sur les témoignages, l'ONG indique que ces "violations ont tué au moins 587 civils" à Homs entre la mi-avril et la fin août et au moins 104 autres depuis le 2 novembre, date de la mise en place du plan arabe
Pour l'ONG, la stratégie du régime a poussé certains manifestants et déserteurs à s'armer et à se battre. "Cela met en lumière la nécessité pour la communauté internationale d'obtenir un arrêt immédiat de la violence létale, de crainte que le pays ne sombre dans un conflit plus sanglant".

Dans ce rapport, HRW appelle l'organisation pan-arabe "à suspendre l'adhésion de la Syrie". HRW, basée à New York, a aussi demandé à la Ligue arabe de réclamer à l'ONU un embargo sur les armes ainsi que des sanctions contre des membres du régime, et de déférer la Syrie à la Cour pénale internationale (CPI).
Le Conseil national syrien (CNS), qui regroupe la majorité des courants de l'opposition, a également lancé une campagne auprès des pays arabes pour réclamer des mesures sévères contre le régime qu'il a accusé de "massacres barbares".
Le Financial Times rapporte en effet aujourd'hui, que la Syrie a arrêté, faute de liquidités, de payer les compagnies Shell et Total pour leur production de pétrole dans le pays. Selon le quotidien des affaires, l'arrêt des paiements est une conséquence des sanctions imposées à Damas par l'Union européenne qui ont eu un impact rapide sur les revenus du pays. Ces sanctions incluent notamment un embargo européen sur les importations et le négoce de pétrole syrien.
Contactées par l'AFP, aucune des deux compagnies n'a souhaité commenté l'information.
Selon le cabinet spécialisé JBC Energy, les troubles en Syrie ont conduit à une baisse significative de la production...



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ce que je peux être bête alors...je pensais naïvement que c'étaient Shell et total qui payaient la Syrie...oh coullion,avé l'acceng!
06 h 14, le 12 novembre 2011