Photo d'archives de Mahmoud Ahmadinejad. Photo AFP
"Les États-Unis craignent le potentiel iranien. L'Iran ne permettra aucune action (militaire) à son encontre", ajoute Ahmadinejad.
Le président iranien répète qu'il ne cherche pas à se procurer l'arme atomique et que son programme nucléaire est à but strictement énergétique. "C'est Israël qui possède quelque 300 têtes nucléaires. L'Iran ne cherche des capacités nucléaires que dans un but pacifique."
"Mais les Sionistes (Israël) sont voués à disparaître", poursuit Ahmadinejad.
Dimanche, le président israélien Shimon Peres a averti qu'une attaque était "de plus en plus vraisemblable" contre l'Iran. "Les services de renseignements des divers pays qui surveillent l'Iran s'inquiètent et pressent leurs dirigeants d'avertir que ce pays est prêt à obtenir l'arme atomique", a affirmé M. Peres à la seconde chaîne privée de la télévision israélienne. "Il faut se tourner vers ces pays pour qu'ils remplissent leurs engagements (...) Ce qui doit être fait, et il y a une longue liste d'options", a-t-il encore dit.
M. Peres a tenu ces propos alors que l'Agence Internationale pour l’Énergie Atomique (AIEA) doit publier le 8 novembre un rapport sur le programme nucléaire de l'Iran, que les experts israéliens jugent "alarmant".
L'hypothèse d'une frappe préventive d'Israël contre les installations nucléaires de l'Iran a repris corps ces derniers jours, à la faveur de fuites organisées vers les médias d'un débat qui divise les membres du cabinet de Benjamin Netanyahu.
Le ministre israélien de la Défense Ehud Barak a démenti lundi dernier des informations selon lesquelles il aurait d'ores et déjà décidé avec M. Netanyahu d'attaquer l'Iran. Mais, il a ensuite ajouté qu'"il peut se créer des situations au Moyen-Orient dans lesquelles Israël devra défendre ses intérêts vitaux de façon indépendante, sans avoir à s'appuyer sur d'autres forces régionales ou autres".
Selon Haaretz, la majorité des 15 membres du cabinet israélien de sécurité est pour l'heure opposée à une attaque contre l'Iran. Seule cette instance peut arrêter une décision aussi grave. De nombreux responsables israéliens soulignent qu'Israël n'est pas en mesure de lancer une telle opération sans la coordonner préalablement avec les États-Unis et sans le feu vert de ces derniers.
Haaretz a indiqué dans son édition de dimanche en citant des responsables américains que lors de la dernière visite en Israël le 3 octobre du secrétaire américain à la Défense Leon Panetta, MM. Netanyahu et Barak s'étaient contentés de répondre "en termes vagues" lorsque ce dernier leur a demandé de s'engager à coordonner avec Washington toute action contre l'Iran.
L'opinion israélienne est divisée pratiquement à égalité entre partisans (41%) et opposants (39%) d'une attaque contre les installations nucléaires iraniennes, selon un sondage.
"Les États-Unis savent que toute attaque du régime sioniste contre l'Iran produira de sérieux dommages non seulement contre ce régime mais aussi contre les États-Unis", a averti le chef d'état-major iranien, le général Hassan Firouzabadi. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a affirmé jeudi en Libye que l'Iran s'est "préparé au pire". Salehi, cité par la presse dimanche matin, a déclaré que l'Iran réfute par avance les accusations du prochain rapport de l'AIEA, qui sont basées sur des "faux documents".
"La propagande (occidentale) commence à dire que le prochain rapport de l'AIEA va présenter des documents sur une activité de l'Iran en matière de missiles, mais l'agence l'a déjà dit auparavant en présentant de tels documents et nous y avons répondu", a déclaré M. Salehi selon l'agence Isna. "Nous estimons que ces documents sont des faux et nous avons répété qu'ils sont sans fondement", a ajouté le ministre qui s'exprimait en marge d'une rencontre samedi avec son homologue du Burundi.
Pour sa part, un important religieux conservateur iranien, l'ayatollah Ahmad Khatami, a appelé lundi le directeur général de l'AIEA, le Japonais Yukiya Amano, à ne pas agir comme "un instrument sans volonté aux mains des États-Unis" contre l'Iran, a rapporté l'agence Irna. "Au cours des 32 dernières années, les États-Unis et son enfant illégitime qu'est le régime sioniste ont mené sept complots intérieurs et trois complots extérieurs contre l'Iran (...), qui ont tous échoué grâce à Dieu", a-t-il déclaré lors d'un discours à l'occasion de la fête d'al-Adha. "L'époque de la superpuissance américaine est terminée (...). L’Iran est un pays puissant et face à n'importe quel complot, il rendra la pareille pour que cela serve de leçon aux autres" pays, a ajouté le religieux.
A Moscou, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a indiqué que son pays considère qu'une intervention armée contre l'Iran serait une "très grave erreur". "Notre position sur ce point est bien connue : ce serait une très grave erreur, aux conséquences imprévisibles", a déclaré M. Lavrov lors de déclarations retransmises à la télévision Rossia 24. "Il ne peut y avoir aucune solution militaire au problème du nucléaire iranien, pas plus que pour tout autre problème du monde contemporain", a ajouté M. Lavrov, qui s'exprimait à l'issue d'entretiens avec son homologue irlandais Eamon Gilmore. "Une intervention militaire ne fait que multiplier le nombre de victimes et les souffrances humaines", a-t-il déclaré.
"Tout conflit doit être résolu exclusivement par les moyens approuvés par la communauté internationale dans la charte des Nations unies", a souligné M. Lavrov.
La France, notamment, a également mis en garde dimanche contre une telle option, son ministre des Affaires étrangères Alain Juppé soulignant qu'elle serait "totalement déstabilisatrice pour la région et au-delà".
"Les États-Unis craignent le potentiel iranien. L'Iran ne permettra aucune action (militaire) à son encontre", ajoute Ahmadinejad.
Le président iranien répète qu'il ne cherche pas à se procurer l'arme atomique et que son programme nucléaire est à but strictement énergétique. "C'est Israël qui possède quelque 300 têtes nucléaires. L'Iran ne cherche des capacités nucléaires que dans un but pacifique."
"Mais les Sionistes (Israël) sont voués à disparaître",...


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